29 septembre 2007
A ceux qui vous diront que Sarkozy est gaulliste...
Article de "L'Humanité" sur le vote du protocole de Londres
Un vote contre l'hégémonie de l'anglaisDes parlementaires tirent la sonnette d’alarme, à la veille du vote d’un texte qui donnera à des brevets rédigés en anglais ou en allemand force de loi dans notre pays, affaiblissant le français.
C’est cet après-midi que les députés doivent se pencher sur un texte crucial pour l’avenir de la langue française et de la recherche, et qui a pourtant provoqué peu de débats dans le pays. Il faut dire que tout a été fait pour que la ratification de cet accord européen, datant de l’an 2000, se fasse « en douce », sans que l’opinion ait le temps de s’en alarmer : c’est seulement en juillet qu’elle a été mise à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale pour être votée dans les premiers jours de la rentrée parlementaire. Les députés n’ont donc pas eu le temps d’étudier la question et risquaient de s’en tenir à la discipline de parti. Mais le travail de sensibilisation et d’explication fait par le comité contre le protocole de Londres et ses signataires prestigieux (1) a obligé les élus à se poser quelques questions. Au point que certains membres de la majorité UMP se sont portés au premier rang du combat contre ce qu’ils considèrent comme un mauvais coup contre le français, et donc contre la France.
C’était encore le cas hier, à la veille du débat, de Jacques Myard, député UMP des Yvelines, et de Nicolas Dupont-Aignan, député de l’Essonne (non inscrit, ex-UMP). Lors d’une conférence de presse, tous deux ont insisté sur le fait que l’argument du coût des traductions, mis en avant par le gouvernement et le MEDEF pour justifier la ratification du texte, était « une manipulation ». « Ça ne réduira pas les coûts de dépôt des brevets », ont-ils martelé l’un et l’autre, affirmant que « seules les multinationales en bénéficieraient, pas les PME ».
Dénonçant « une politique de gribouille », Jacques Myard a mis en cause les groupes de pression, accusant « certains hauts fonctionnaires de vouloir plaire aux Anglo-Saxons avec l’espoir d’avoir des postes dans des organismes internationaux ».
Nicolas Dupont-Aignan, rappelant que seuls dix pays de l’UE sur vingt-sept ont ratifié le protocole, a souligné : « Nos amis espagnols, italiens, autrichiens, belges, qui, eux, ont refusé de ratifier, ne sont pas fous. Toute la francophonie nous regarde : comment peut-on prétendre la défendre si on n’est même pas capables de défendre le français chez nous ? Il s’agit d’une décision vitale pour l’avenir du français, mais aussi pour l’avenir de la diversité culturelle en Europe et dans le monde. Le président Chirac, mais aussi ses premiers ministres Jean-Pierre Raffarin et Dominique de Villepin l’avaient bien compris en refusant la ratification. »
Daniel Goldberg, député de Seine-Saint-Denis, a souligné lui aussi « l’appauvrissement pour la langue française » que risquait d’entraîner l’application du protocole, ajoutant que ce n’est « pas cela qui va résoudre le problème de la faiblesse de notre recherche ». Mais il n’a pu dire comment voteraient les socialistes mercredi, la question « étant encore en débat dans le groupe ». De leur côté, des députés communistes avaient déjà annoncé qu’ils voteraient contre ce texte. « Si ce protocole est adopté, on va nous demander de renoncer à notre langue, qui est notre premier outil de travail. Déjà, à compétence égale, les entreprises préfèrent embaucher des anglophones sous prétexte d’efficacité. On est en train de nous déposséder de notre langue. C’est pure folie », soulignait Jean-Lou Cuisenez, de la CFTC.
(1) Voir la liste des signataires sur le site http://www.comite-contre-protocole-londres.eu/
Françoise Germain-Robin
28 septembre 2007
Hélas pour le français !, par Nicolas Dupont-Aignan
Pour la première fois depuis Villers-Cotterêts sous François Ier, des textes en langues étrangères pourront faire foi dans l’enceinte de nos tribunaux ! Ce véritable coup de poignard asséné dans le dos de la langue française a été porté avec une parfaite inconscience par une petite majorité de Députés obéissant aux ordres de l’UMP et du PS.
Dans chaque parti cependant, des voix libres ont souligné la gravité et l’absurdité de cet accord. De Pascal Clément, à l’UMP, à Michel Vauzelle, au PS, en passant bien sûr par les communistes ou les gaullistes, la résistance s’est organisée. Mais le poids des deux principaux groupes l’a finalement emporté.
C’est la revanche des milieux d’affaires, après sept ans d’attente, puisque la ratification avait été bloquée par le Président Chirac grâce à la mobilisation des scientifiques, des universitaires, de l’Académie Française et de personnalités politiques de tous bords. Il était stupéfiant hier après-midi de voir à quel point les mots d’ordre des grands groupes français, qui déposent beaucoup de brevets et ne veulent plus les traduire en français par souci d’économies de bouts de chandelles, étaient entonnés en chœur, avec cynisme ou naïveté, par les apparatchiks des partis de gouvernement.
Les débats de cet après-midi ont jeté une lumière crue sur «l’ouverture sarkozienne» : une complicité totale entre la gauche néolibérale et la droite à la sauce Medef. Messieurs Jouyet et Novelli, main dans la main sur les bancs du Gouvernement. Messieurs Lequiller et Moscovici, main dans la main sur les bancs des Députés. Leur argumentation est habile, alternant menace et appel à la «modernité» : pour réussir dans la mondialisation, il faut s’y fondre, s’y soumettre, la devancer en la singeant dans ses aspects mêmes les plus injustes et les plus étrangers à nos propres valeurs, à commencer par la diversité linguistique et culturelle.
Que vaut alors l’égalité du citoyen devant la langue, c'est-à-dire devant la loi ? Plus grand-chose manifestement, puisque nos législateurs ont implicitement accepté que l’anglais devienne la principale langue des affaires dans notre pays ! «Nul n’est censé ignorer la loi», alors tous à l’anglais et au trot ! D’ailleurs, c’est ce qu’affirme donc dans son dernier livre, toute honte bue, le ministre des Affaires étrangères lui-même : «Après tout, même riche d’incomparables potentiels, la langue française n’est pas indispensable : le monde a bien vécu avant elle. Si elle devait céder la place, ce serait précisément à des langues mieux adaptées aux besoins réels et immédiats de ceux qui la délaisseraient».
Quant à nos intérêts économiques, ils sont de même sacrifiés. En effet, ainsi que j’ai fait valoir avec Jacques Myard, Jean-Pierre Brard, Pascal Clément ou Michel Vauzelle, les économies dérisoires bientôt réalisées par quelques multinationales auront pour contrepartie un transfert de charge démultiplié sur le dos des PME qui, pour connaître l’état des brevets, devront désormais payer elles-mêmes les frais de traduction en français. A moins que l’insécurité juridique créée par ce protocole ne les dissuade purement et simplement d’innover. D’autant que les multinationales anglo-saxonnes et japonaises vont pouvoir beaucoup plus facilement saturer le marché européen de leurs dizaines de milliers de brevets, dont la raison d’être même est bien souvent, selon leur tradition, d’étouffer toute concurrence.
Fatalement, en faisant sauter le verrou de l’obligation de traduction ce protocole va accélérer le déclin du français et ridiculiser notre pays au sein de la Francophonie.
Lors de mon intervention à la tribune, je voyais les visages de bon nombre de mes collègues qui savaient que nous disions vrai mais ne s’apprêtaient pas moins à commettre l’irréparable.
Car, comme toujours dans ce genre de circonstances, les avocats du renoncement expliquent habilement aux indécis qu’il vaut mieux un mauvais compromis qu’une résistance par nature risquée. De compromis en compromis, de lâcheté en lâcheté, d’abandon en abandon, que l’on ne s’étonne plus alors de voir notre pays perdre la volonté de se battre, lui qui assiste impuissant à l’affligeante capitulation de ses élites.
Avec beaucoup de dignité, celle des convictions sincères et du refus de la soumission aux fausses fatalités, les opposants au Protocole de Londres ont exprimé, chacun avec leurs mots, un appel vibrant à la liberté de la France.
Curieux et triste spectacle hier soir d’une Assemblée Nationale au 9/10ème vide qui a soigneusement évité la tenue d’un scrutin public. Une telle procédure aurait obligé à l’individualisation des votes ce qui n’aurait sans doute pas aidé à la ratification honteuse de ce traité !
Il ne faut cependant pas céder au doute (« ce cancer de l’âme » disait de Gaulle), mais au contraire garder espoir que les Français finiront par mesurer combien ils sont été trahis et se relèveront comme ils l’ont toujours fait au cours de leur histoire. Nous devons donc tenir bon et travailler au redressement ! Même si parfois il est dur de vivre de tels moments.
26 septembre 2007
La bataille parlementaire contre le Protocole de Londres a commencé
Cher(e) Collègue,
La ratification du protocole de Londres sera soumise à
votre vote mercredi prochain 26 septembre. Il prévoit, je le rappelle, une
réforme du régime linguistique des brevets en Europe, permettant désormais le
dépôt de brevets en France dans l’une des trois langues de référence (anglais,
allemand, français) sans obligation d’une traduction intégrale en
français.
Ce traité intergouvernemental qui a été refusé par bon
nombre de pays européens comme l’Italie, l’Espagne, le Portugal ou l’Irlande au
nom de la défense de leur langue et de leurs intérêts économiques, porterait un
coup très grave à la place du français comme au dynamisme de nos entreprises.
Sans détailler à nouveau les arguments développés dans mon précédent courrier du
26 juillet et dans la lettre au président de la République jointe en copie, je
souhaite souligner une dernière fois le caractère fondamentalement néfaste et
dangereux de ce traité.
Tellement néfaste et dangereux, que ses partisans
n’ont eu de cesse ces dernières semaines de recourir à une véritable campagne de
désinformation pour occulter les protestations légitimes émanant des
professionnels du secteur et des différentes institutions autorisées (Conseil
Supérieur de la Propriété Intellectuelle, Académie des sciences morales et
politiques, Académie française,…), comme le refus courageux du président Jacques
CHIRAC pendant cinq ans de le soumettre à ratification.
Une charge nouvelle pour l’économie
française
Principal argument, on vous dit que cette réforme est
bonne pour l’économie française car elle permettrait aux entreprises françaises
de réaliser une économie substantielle en ne traduisant plus leurs brevets pour
les voir appliqués en Europe. C’est FAUX car :
en réalité, les
traductions ne pèsent aujourd’hui que pour 15% dans le coût total d’un brevet
déposé auprès de l’Office Européen des Brevets (OEB), l’économie obtenue de la
sorte serait marginale (de l’ordre au plus de 5,5% et non de 40% comme
l’affirment les partisans du protocole). On ne s’attaquerait en rien aux 85%
restants du coût actuel d’un dépôt de brevet (frais de représentations et
taxes), lesquels ressortent d’une politique tarifaire abusive et arbitraire de
la part de l’OEB. Le nombre de pays européens ayant signé le protocole de
Londres étant limité, les entreprises françaises devraient continuer à assurer
une traduction dans la langue des pays non signataires, y compris en anglais
pour celles qui veulent voir protégées leurs inventions aux Etats-Unis (pays non
membre de l’OEB). Enfin et surtout, cette réforme permettrait à quelques
grands groupes tricolores de rédiger directement en anglais leurs brevets et de
pratiquer une veille technologique dans cette langue, ce que ne pourraient bien
entendu pas faire l’immense majorité de nos entreprises, en particulier les PME.
A ces dernières serait en revanche pour partie transférée la charge d’une
traduction en français de brevets anglophones ayant désormais force de loi dans
notre pays (l’autre part du coût de cette traduction étant transférée à la
charge de l’INPI, c’est-à-dire aux contribuables français eux-mêmes !).
Ainsi, le coût net de cette réforme pour l’économie française serait hautement
négatif.
En fin de compte, le protocole de Londres permettrait à quelques
grands groupes de réaliser des économies d’échelle sur leurs coûts de traduction
sur le dos des autres entreprises et des contribuables, ce qui serait bien
entendu contraire à l’intérêt général. Sans compter que la licéité de l’anglais
pour le dépôt de brevets en France engendrerait automatiquement une invasion de
brevets anglophones qui étoufferaient une grande part de l’innovation dans notre
pays (celle des PME, notamment).
Un facteur d’inégalité fondamental entre
entreprises françaises
CE QUE NE VOUS DISENT PAS les partisans du
protocole de Londres, c’est que l’immense majorité de nos entreprises, désormais
obligées pour connaître l’état des inventions de faire traduire en français des
brevets anglophones, n’en auraient pas les moyens matériels. Cette situation
introduirait de fait une inégalité supplémentaire entre grands groupes
internationaux et PME.
De même, les entreprises françaises seraient incitées à
embaucher des ingénieurs et des juristes anglophones pour surmonter cet
obstacle, introduisant dans notre propre pays une inégalité des plus déloyales
au détriment des professionnels de langue française !
La mort assurée du français comme langue
économique et scientifique
Les partisans du protocole de Londres
allèguent que le maintien du français comme langue de référence dans le système
OEB est une grande victoire pour son influence future. C’EST EGALEMENT
FAUX.
Alors qu’aujourd’hui 100% des brevets s’appliquant en France sont
traduits en français, seuls 7% au plus le seraient demain avec l’application du
protocole de Londres, ce dernier pourcentage correspondant à la part de brevets
actuellement déposés en français dans les pays signataires du protocole.
Le
recul du français dans la désignation des inventions scientifiques et techniques
serait en réalité inexorable et s’ajouterait à la tendance dramatique
aujourd’hui observée de l’invasion de l’anglais dans la vie quotidienne de nos
entreprises, laquelle a fait dernièrement l’objet de plusieurs condamnations
pour infraction à la loi Toubon de 1994, ou dans nos hôpitaux - comme ce fut le
cas récemment à Epinal, causant la tragique sur-irradiation de plusieurs
centaines de patients. De nombreuses voix s’élèvent dans les pays francophones,
en particulier au Québec, pour protester contre ce qui ne serait ni plus ni
moins qu’un grand bond en avant dans l’effacement du français en
France.
Néfaste pour notre économie et nos entreprises, le protocole
de Londres le serait tout autant pour le rayonnement de notre langue, notre bien
le plus précieux.
Dès 2001, plus de 200 parlementaires avaient protesté contre
le protocole de Londres et aujourd’hui des collègues issus de tous les bancs de
notre hémicycle, ainsi que des personnalités aussi diverses que Jacques ATTALI,
Alain DECAUX ou encore Laurent LAFFORGUE, ont signé l’appel lancé par le Comité
contre la ratification du protocole de Londres.
Hélas, la pression extrême qu’exerce le gouvernement pour
vous arracher ce vote laisse craindre le pire.
Je me permets donc de vous adresser un appel pour que vous
votiez contre sa ratification le 26 septembre prochain.
Je vous prie de croire, Cher(e) Collègue, à l’assurance de
mes sentiments les meilleurs.
Nicolas DUPONT-AIGNAN
Député de l’Essonne
Président de Debout la République
22 septembre 2007
Parler moins, présider plus !, par Nicolas Dupont-Aignan
Au-delà du style qui peut plaire ou déplaire, je m’interroge sincèrement sur cette méthode de communication. Cette saturation de l’espace médiatique et donc démocratique est-elle durable, c'est-à-dire crédible ? D’autant que Nicolas Sarkozy se comporte davantage comme un candidat que comme un Président.
Sa soif de convaincre s’apparente de plus en plus à la méthode Coué comme si face aux difficultés inhérentes à l’exercice du pouvoir il voulait se rassurer en imaginant que le verbe est action.
Pour les Français la campagne électorale est terminée. Les décisions, les actes et à moyen terme les premiers résultats comptent davantage pour eux que les pétitions de principe et les grandes déclarations, voire les rodomontades.
Exercice d’autant plus périlleux pour le Président que malgré l’obéissance aveugle de TF1 ou Europe 1, il ne peut quand même pas cacher aux Français ni les mesures concrètes arrêtées ni tout simplement les évènements du monde.
Les Français ne sont pas idiots et après le traditionnel délai de grâce, ils vont bien percevoir le grand écart, pour ne pas dire la contradiction, entre le discours et la pratique. L’excès de parole déconnecté de la réalité va tout à coup apparaître insupportable à nos concitoyens.
Il y a donc urgence pour le Président à laisser son Premier Ministre gouverner, ses Ministres agir et sa majorité contrôler. Il y a aussi urgence pour le Président à mettre en cohérence notamment au niveau européen ses propos et ses actes.
- Sur la Turquie, je ne vois pas comment il pourra continuer longtemps à se dire opposé à son adhésion et à laisser ouvrir les négociations.
- Sur l’euro surtout, rien ne sert d’attaquer la Banque Centrale européenne si on ne se donne pas les moyens de changer sa politique. Il fallait pour cela au Conseil européen de juin à Bruxelles refuser bien sûr de signer le mini traité pour obtenir de l’Allemagne un changement de statuts de la Banque Centrale européenne. Cette affaire est essentielle car encore une fois avec un euro à 1,41 $, c’est toute l’économie française qui est asphyxiée, la croissance cassée, les déficits augmentés…
Les meilleures intentions du monde du Président sur la Fonction publique, les retraites risquent alors de se fracasser sur la réalité d’une politique européenne suicidaire.
A l’approche des tempêtes internationales et européennes, le Président doit parler moins et présider plus ! C’est l’intérêt de la France et donc le sien.
21 septembre 2007
Contre le Protocole de Londres, le combat continue et ouvre des convergences
Brevets: la CGT met en garde le Parlement contre le protocole de Londres
PARIS, 20 sept 2007 (AFP) - 20/09/2007 14h10
La CGT a pressé jeudi les parlementaires de ne pas ratifier le protocole de Londres, qui supprime l'obligation de traduire en français les brevets européens, le syndicat y voyant une "dangereuse atteinte à l'usage de la langue française".
La commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale a autorisé mercredi la ratification de ce protocole qui doit être étudié en séance publique le 26 septembre.
"La ratification aurait des conséquences linguistiques, culturelles et, à plus ou moins long terme, économiques, négatives. Ce protocole porte dangereusement atteinte à l'usage de la langue française et plus généralement à la diversité des langues", souligne la CGT dans un communiqué.
Le protocole prévoit que les brevets européens peuvent être déposés dans l'une des trois langues officielles (anglais, français et allemand), supprimant l'obligation de fournir des traductions dans toutes les langues des pays où la protection est revendiquée.
Sa ratification renforcerait, selon la CGT, les multinationales présentes en France qui tentent "d'imposer aux salariés l'usage d'un anglais, d'ailleurs fortement frelaté, au mépris de la législation en vigueur (Loi Toubon)".
Le syndicat y voit un danger "pour la sécurité au travail, la qualité des produits et services, voire, comme dans l'affaire de l'hôpital d'Epinal, pour la santé des usagers".
Un accident de radiothérapie a provoqué la surirradiation de 721 patients dans cet hôpital, selon la ministre de la Santé. Selon l'Agence régionale de l'Hospitalisation de Lorraine, l'accident trouve son origine dans l'incompréhension du mode d'emploi d'un logiciel qui n'était fourni qu'en anglais.
Un comité de 150 universitaires, écrivains, chefs d'entreprises, chercheurs et parlementaires, présidé par le linguiste Claude Hagège, a prévenu que la ratification du protocole de Londres conduirait à "une marginalisation de la langue française dans le domaine de la propriété industrielle", puisque seulement 7% des brevets seraient disponibles en français.
16 septembre 2007
Debout la République, en université de rentrée, lance sa réorganisation
Ces Universités de rentrée étaient l'occasion de montrer notre unité autour de notre président, Nicolas Dupont-Aignan, ainsi que la volonté pour les enjeux à venir (élections locales de 2008 et européennes de 2009) de nous organiser en vrai parti politique. De ce fait personne n'a soulevé la question de son positionnement pour le second tour des élections présidentielles. C'est alors lui-même qui a évoqué cette question en premier. Il a été soutenu dans sa stratégie qui lui permettait de s'offusquer des trahisons de Sarkozy devant les médias. Séparant la stratégie du fond du message, Nicolas Dupont-Aignan a fait le lendemain un discours de cloture portant sur les enjeux diplomatiques, européens, institutionnels et économiques et sociaux de la France dans la IIIème mondialisation. Enfin, une discussion franche a été engagée sur le devenir de Debout la République dans son organisation interne. Celle-ci a été présentée par Jean-Pierre Anthony, conseiller général du Tarn, dans un document que vous trouverez ci-après et notre organisation sur Internet a été évoqué par Alain Kerhervé et Laurent Pinsolle.


Télécharger le document de travail sur l'organisation interne de Debout la République (format PDF)
Debout la République devient un rassemblement indépendant, par Nicolas Dupont-Aignan
Rien n’est bien sûr encore joué. Bâtir un parti politique indépendant n’est pas, je le sais, à notre époque et dans le cadre institutionnel actuel, une tâche aisée. Je crois cependant que c’est le bon moment pour plusieurs raisons.
Tout d’abord les gaullistes n’ont plus leur place à l’UMP. La dérive idéologique de l’UMP a progressivement marginalisée les militants et élus du RPR. Depuis mon départ du parti majoritaire, je ne compte plus les appels des anciens cadres du RPR qui décident de nous rejoindre.
Ensuite l’élection de Nicolas Sarkozy et sa conception du pouvoir rend l’UMP sourde et muette. Or, même à l’intérieur d’une majorité il y a besoin de pluralisme et de débat. Faute de quoi, on prend le risque de se couper complètement des Français. D’ailleurs cela a déjà commencé avec le changement net de cap en matière de politique étrangère, qui rend encore plus nécessaire la constitution d’un mouvement politique capable de défendre une « certaine idée de la France ».
Enfin, l’essoufflement des autres partis politiques français défendant des positions républicaines et nationales, nous oblige là aussi à reprendre le flambeau. Dans mon esprit, la vitalité de notre petit mouvement (plus de 9000 adhérents, soit davantage que les Verts) est l’occasion d’amorcer un rassemblement plus large de tous ceux qui ne veulent pas de la normalisation de la France comme une région vassale à l’intérieur d’une Europe atlantiste.
Hier soir j’étais l’invité de Michel Field sur LCI. Il ironisait sur ma solitude. Je lui rappelais après l’émission qu’en 2005, 55% des Français avaient rejeté, comme nous le préconisions, la Constitution européenne. Comme solitude cela me va….
Quoi qu’il en soit, j’invite tous ceux qui partagent nos convictions à s’engager. Dans chaque département nous sommes ou seront bientôt présents et de notre capacité à nous organiser dépendra maintenant l’avenir de nos idées.
07 septembre 2007
Programme définitif des Universités de Rentrée de Debout la République
Samedi 8 septembre : Journée à huis-clos
- 9H45 : Accueil des élus
- 10H-13H : Session de formation des élus (1ère partie)
- 13H : Déjeuner
- 14H-16H : Session de formation des élus (2ème partie)
- 17H : Ouverture des universités de rentrée aux cadres, militants actifs et invités extérieurs de DLR. Accueil de Dominique ECHAROUX, Conseiller général de Dourdan.
- 17H30 : Bilan et perspectives de DLR avec les parlementaires et les élus du Conseil National
- 20H : Dîner
Dimanche 9 septembre : Journée ouverte à la presse
- 9H30 : synthèse des débats de la veille
- Structuration et animation des fédérations
- Développement du net militantisme
- Préparation des échéances électorales à venir
Conclusion de Jean-Pierre ENJALBERT, Secrétaire général de Debout la République - 10H30 : Table ronde
« Mondialisation, comment la France peut jouer son rôle sans se renier », avec :
- Georges CHETOCHINE, président de Chetochine consulting group
- Jean-Luc GREAU, économiste, auteur de L’avenir du capitalisme (Gallimard, 2005)
- Pierre MAILLARD, ambassadeur de France, ancien conseiller diplomatique du général de Gaulle
- Henri TEMPLE, expert international, professeur de droit économique, avocat à la Cour
- 12h00 : Conclusion des universités de rentrée par Nicolas DUPONT-AIGNAN
- 13H00 : Déjeuner et clôture des universités de rentrée
BONNE RENTREE A TOUS !
Interventions de Nicolas Dupont-Aignan dans les médias
Il fut l'invité ce jeudi 6 septembre de Jean-Philippe Bourdin sur RMC. Vous pouvez écouter cet entretien notamment sur le blog NDA31 en cliquant sur le lien: Ecouter l'interview.
Il fut également l'invité d’Edwige Chevrillon sur Radio BFM ce jour. Vous pouvez télécharger cet entretien au format MP3 sur le site de BFM en cliquant sur le lien: Téléchargerl'interview.
Nicolas Dupont-Aignan sera l'invité la semaine prochaine du « Fil Rouge » de Boris Ehrgott sur Direct 8, le vendredi 14 septembre à 22 heures.
Rouleau compresseur, par Nicolas Dupont-Aignan
Pourtant, l’accord a été conclu et si l’Etat garde une minorité de blocage, le groupe sera bien désormais privé.
Cette histoire montre bien combien aujourd’hui les choix sont contraints par les règles européennes.
Les commentateurs, par leur expression, font croire aux français que ces règles sont obligatoires comme si elles étaient tombées du ciel.
Une sorte de fatalité résignée envahit l’espace public signant en vérité la mort de notre démocratie. Cependant, tout le monde sait que cette libéralisation par l’Union Européenne du marché de l’énergie est une aberration économique, sociale et environnementale.
Et pourtant personne, aucun Gouvernement n’ose dire stop.
La France avait l’occasion, avec l’arrivée de Nicolas SARKOZY, de mettre en place la fusion E.D.F. / G.D.F. et d’expliquer la nécessité de maintenir un groupe public et des tarifs réglementés.
Finalement, le Gouvernement fait semblant de maintenir des tarifs réglementés alors même que la création de deux groupes concurrents à capitaux majoritairement privés (cela n’est pas encore le cas pour E.D.F. mais cela viendra quand l’Etat aura besoin d’argent frais) annonce la primauté des actionnaires et la fin, à terme, des garanties pour les consommateurs.
Espérons simplement que la promesse de garder une minorité du blocage pour l’Etat ne finira pas comme le premier engagement de 2004 !
05 septembre 2007
Cécilia Sarkozy, une citoyenne comme une autre, par Thomas LEFEVRE
Permettez-moi de vous livrer un bel exemple, s'il en était besoin, afin de vous montrer servilité des éditorialistes politiques à la radio. Certes, Alain Duhamel ne nous surprendra jamais en la matière. Il est vrai qu'il avait en son temps insulté notre candidat à l'élection présidentielle de 2007 sans que cela ne créât de remous, si ce n'est au sein de Debout la République. Aussi, aujourd'hui avait-il consacré son édito du matin sur RTL à "notre mère à tous": Cécilia Sarkozy.
Outre que ce texte est d'une vacuité totale, nous pouvons y lire ou y écouter ce passage sur lequel je souhaitais réagir aujourd'hui:
Qu'est-ce qu'elle ferait devant une commission d'enquête ? C'est déjà très bien qu'il y ait une commission d'enquête, c'est inhabituel, et c'est très bien qu'il y ait le secrétaire général de l'Elysée pour expliquer ce qui s'est vraiment passé en Libye, où il se trouvait effectivement lui-même. Quant à Cécilia Sarkozy, franchement, l'idée de mettre sur le grill quelqu'un qui n'était pas dans ces dossiers, qui n'a pas l'habitude de parler en public, moi je trouve cela mufle.
Cette littérature se trouve être d'une argumentation faible et d'un déplacé du plus comique effet. Ainsi pour M. Duhamel, c'est déjà un grand pas qu'une commission d'enquête sur le rôle joué par la France dans la libération des otages bulgares en Lybie. Il est vrai que notre éditorialiste n'est pas un démocrate acharné mais n'est-il pas tout simplement normal dans le cadre de notre démocratie que le Parlement dispose pleinement de son rôle de contrôle du pouvoir exécutif ? Seulement a-t-on encore le droit de contrôler les actions de Sa Majesté sans son accord ?
Deuxièmement, de quel droit Cécilia Sarkozy pourrait échapper à l'examen de ses faits et gestes par la représentation nationale alors qu'elle s'est immiscer dans le domaine de l'intérêt national ? En partant du principe qu'elle n'était pas au fait de la "technicité" du dossier comme le soulève Alain Duhamel ne peut qu'interroger sur les compétences de celle-ci en la matière. Jusqu'à quel point a-t-elle compromise l'image et les intérêts de la France en Libye et aux yeux du reste de la communauté internationale ? La moindre des choses est de pouvoir entendre ce qu'elle a à dire à ce sujet, en tant que simple citoyenne, ce qu'elle est (seulement).
Enfin, il est comique de voir un homme traiter d'autres de mufles pour vouloir interroger légitimement Cécilia Sarkozy quand lui-même en fit autant à l'égard de Ségolène Royal lors de la sortie et de la promotion de son livre sur la dernière présidentielle. Donner des leçons quand on ne donne pas l'exemple fait sourire, mais pour un donneur de leçons quotidien comme Duhamel on meurt de rire.
Mais il y a ceux aussi qui n'ont pas de motifs de rire. Je pense bien sûr à ceux qui doivent subir continuellement ces mêmes discours. Comment ne pas penser que les Français ne s'insurgeront pas dans les mois qui viennent contre ce nouvel absolutisme qui s'installe ? Pour cela, il faut dès maintenant construire l'alternative gaulliste et républicaine et soutenir le candidat vainqueur qui en 2012 annoncera fort et clair à la Nation rassemblée: "Mes chers concitoyens, La République est de retour en France".
Source: Le rôle de Cécilia Sarkozy, par Alain Duhamel (site de RTL: cliquez-ici)