31 mars 2008

Le Conseil National de DLR confirme la ligne d’indépendance du parti

Le Conseil National qui s'est tenu ce samedi 29 mars à Paris a permi de créer nos commissions thématiques afin consolider notre discours politique et d'échanger sur la stratégie de DLR. Veuillez trouver ci-dessous les principaux axes de synthèse concernant ce Conseil National dans une dépêche de l'AFP.


Debout la République entend devenir « un parti politique à part entière »

PARIS, 29 mars 2008 (AFP) - Debout la République (DLR), le mouvement gaulliste et souverainiste présidé par le député (non-inscrit) de l’Essonne Nicolas Dupont-Aignan, a réaffirmé sa volonté de devenir « un parti politique à part entière », samedi à l’issue d’un conseil national.

Ce conseil a « confirmé à l’unanimité l’objectif de faire de DLR un parti politique à part entière, libre des appareils dominants et asseyant son indépendance sur son implantation locale », a déclaré DLR dans un communiqué.

Affirmant avoir franchi le cap des 10.000 adhérents, DLR a jugé la situation politique nationale « préoccupante après la sévère défaite de la majorité aux élections municipales ». « Sur de nombreux sujets », ajoute-t-il, « la politique du président de la République s’éloigne de ses promesses de campagne ».

DLR a également annoncé le lancement d’une campagne d’adhésions en vue de son prochain congrès, prévu le 23 novembre 2008, ainsi que d’une « campagne de souscription pour financer des listes gaullistes et républicaines aux prochaines élections européennes ».

Le parti a par ailleurs exprimé « son inquiétude et sa vive opposition concernant l’envoi de soldats français » supplémentaires en Afghanistan.

28 mars 2008

Afghanistan : ou s’arrêtera la dérive atlantiste ?

Suite au communiqué de Debout la République, l'AFP a publié une depêche concernant la fuite en avant dans l'atlantisme. La volonté de renforcer notre présence militaire en Afghanistan au lieu de former une bonne armée afghane et de renforcer notre aide au développement traduit un alignement sur une politique extérieure américaine finissante. La position de Nicolas Dupont-Aignan rejoint celle du député UMP souverainiste Jacques Myard comme le révèle le texte de cette dépêche reproduite ci-après.


Afghanistan: Myard et Dupont-Aignan contre "l'atlantisme" de Sarkozy

Les députés Jacques Myard (UMP) et Nicolas Dupont-Aignan (non-inscrit) ont dénoncé jeudi "l'atlantisme" de Nicolas Sarkozy, après l'annonce par le président de la République du renforcement de la présence française en Afghanistan.

"Cette décision apparaît à l'évidence comme un alignement atlantiste sur les positions américaines alors même que la politique étrangère de Washington est un échec quasi-total", a dénoncé M. Myard dans un communiqué.

"La France n'a rien à gagner dans un tel alignement", et "cette réorientation de la politique étrangère française commande impérativement un débat au Parlement", a-t-il ajouté.

"Les Français et le président de la République" doivent connaître "les réserves du Parlement, voire son opposition à cette inflexion radicale de la politique étrangère française", a-t-il jugé.
Nicolas Sarkozy "aggrave dangereusement la dérive atlantiste de la diplomatie française", a estimé dans un autre communiqué Nicolas Dupont-Aignan, gaulliste et souverainiste, président de Debout la République.

"On a affaire à un double reniement", par rapport aux déclarations du candidat Sarkozy annonçant qu'il "poursuivrait" le rapatriement des forces françaises d'Afghanistan, et par rapport à la "diplomatie pluriséculaire de la France traditionnellement réfractaire aux logiques de blocs impérialistes", s'est-il indigné.

"A quelques jours du sommet" de l'Otan à Bucarest, "il est impératif que le président rende des comptes au peuple français sur sa politique étrangère", a-t-il ajouté.

27 mars 2008

La non-réponse de Françoise Guégot, par Thomas Lefèvre

Les fidèles lecteurs et commentateurs du blog départemental DLR76 se souviendront sans doute au moment de la bataille au Parlement sur le traité de Lisbonne que j'avais adressé et publié ici une lettre à Madame Françoise Guégot. Député UMP nouvellement élue en 2007, je m'adressais à elle afin d'exprimer l'illégitimité que devait prendre son vote, si elle décidait d'approuver la ratification par le Parlement des dispositions rejetées, avec raison, par le peuple le 29 mai 2005.

Ce courrier semblait être restée lettre mort à double titre. Tout d'abord, Madame Guégot a voté pour la ratification du traité de Lisbonne lors du Congrès sà Versailles. Et, elle n'a pas sucité chez Madame Guégot la coutoisie d'une réponse. A cet égard, son échec aux municipales à Mont-Saint-Aignan pourtant réputée "de droite", illustre parfaitement un comportement et une fermeture politiques.

Toutefois, une réponse publique semble avoir été apporté à ma lettre à l'occasion d'un "newsletter" à destination des adhérents UMP. Texte reprenant les poncifs visant à légitimer ce que Nicolas Dupont-Aignan appelé "le coup d'état simplifié, je tenais faire partager ce texte qui était tombé inaperçu. Vous le trouverez ci-après en pièce-jointe.

Je ne rappellerai pas l'ensemble des arguments que nous avions avancé ici ou sur le site de Debout la République pour contester le traité de Lisbonne et son mode de ratification. Je ferai simplement quelques remarques.

Les modes de ratification référundaire ou parlementaire sont "juridiquement égaux" dit à juste titre Françoise Guégot. Mais, elle confond légalité et légitimité. Si la légalité semblait accorder crédit à la majorité de son mode d'action, le désaveu de propositions de l'ex-Constitution européenne reprises par le Traité de Lisbonne retire à la procédure parlementaire toute légitimité.

Les nouveautés introduites dans l'ex-Constitution et reprises par le Traité de Lisbonne, présentées comme des arguments favorables à une relance européenne et à la la place de la France en Europe, ne sont que des mesures visant un peu plus à fédéraliser une Europe déjà moribonde à cause de cela et des mesures visant à dissoudre la voix originale de la France. On peut citer le renforcement du rôle et de la place de la Commission, la personnalité juridique de l'Union, la fin du droit de veto acquis par le Général de Gaulle avec le compromis de Luxembourg ou le développement d'une politique de Défense contrôlée par l'OTAN.

"Pour sortir de l'impasse, il fallait aller de l'avant et faire vite. La crise avait trop duré. L'Europe consiste à tendre la main aux autres. Dix-huit pays avaient voté "oui", mais ils ont accepté de voter à nouveau, car il ne s'agit pas du même texte", écrit Françoise Guégot. Si crise il y a eu, elle fut certes un grand moment de "cinéma politique" organisé par le Commission et cautionné par quelques gouvernements européistes. Ceux-ci, d'ailleurs pour minimiser le rôle de la France dans la négociation affirmèrent ouvertement qu'il s'agissait en fait du même texte réécrit dans sa formulation. La main tendue, peut-être, mais sans gain pour la France. En clair, cela a conduit le Président de la République a "remporter une victoire" contre son propre camp.

La prochaine présidence française de l'Union serait une "occasion de débattre de l'Union". Mais, il est maintenant trop tard. C'était à la majorité d'ouvrir un grand débat sur l'Europe avec les Français à l'occasion de la négociation d'un nouveau traité européen. Or, le président a préféré directement négocier avec les gouvernements européens et a été obligé d'accepter de renier le résultat du référendum. De ce fait, les enjeux stratégiques ont déjà été imposés: fuite en avant dans l'intégration, ultralibéralisme conservé, atlantisme clairement affiché... Quels pourraient être les conditions d'un débat libre, sans tabous, sur l'Europe ? Question sans réponse à ce jour.

Newsletter de Françoise Guégot aux adhérents UMP sur la ratification du Traité de Lisbonne (format PDF)

25 mars 2008

Echec des municipales : la rupture gaulliste, républicaine et sociale, plus que jamais d’actualité, par Nicolas Dupont-Aignan

Nicolas Dupont-Aignan vient de faire publier dans l'hebdomadaire Marianne une tribune analysant le "triple désaveu" que représente les dernières élections municipales et cantonales. Il en appelle à la constitution d'une alternative gaulliste et républicaine dès les élections européennes de 2009. Voici ci-dessous le texte de cette tribune parue samedi dernier.


Municipales : le triple désaveu

N’en déplaise à ceux qui veulent nier l’évidence, les élections municipales sont une claque pour le président de la République et pour l’UMP.

Le coup de balancier vers la gauche a d’ailleurs épargné tous les candidats de droite qui avaient été critiques à l’égard du comportement et de la politique présidentiels.

En restant à la maison, les électeurs de Nicolas SARKOZY de mai 2007, notamment l’électorat populaire, n’ont pas – comme on veut le faire croire aujourd’hui – manifesté une impatience sur le rythme des réformes.

Contresens total qui, s’il conduisait à accélérer droit dans le mur, provoquerait de graves désordres sociaux.

Il s’agit en fait d’un triple désaveu.

  1. Désaveu du style présidentiel, tout d’abord. Ce qui devait arriver est arrivé. Nicolas SARKOZY, à force de s’agiter en tous sens, de résumer sa fonction à des coups de showbiz, de se complaire dans l’argent et l’étalage de son ego, a choqué et déçu la France réelle. En ne parvenant pas à endosser les habits présidentiels, il sème une profonde inquiétude dans le pays.

  2. Désaveu de l’ouverture. La soi-disant idée géniale finit logiquement en véritable fiasco. Le débauchage des KOUCHNER, BESSON et autres, n’a pas apporté une voix. L’électorat traditionnel de la droite a été oublié. Simple succursale de l’Elysée dirigée par un collaborateur du président, l’UMP est maintenue dans un état de léthargie totalement incompatible avec le rôle d’un parti majoritaire !

  3. Désaveu surtout de la politique menée car en vérité cette politique n’a rien à voir avec celle promise ou susurrée durant la campagne présidentielle. Les Français ont cru que Nicolas SARKOZY réussirait là où François MITTERAND et Jacques CHIRAC avaient échoué. Mais une fois élu, le volontarisme politique anti-pensée unique, inspiré par Henri GUAINO, a laissé la place au conformisme libéral, atlantiste et européiste.

Le traité de Lisbonne a été ratifié dans le dos du peuple, au plus total mépris des aspirations de justice sociale et de liberté démocratique exprimées lors du référendum de 2005, l’euro flambe sans susciter de réaction présidentielle sérieuse, les délocalisations se multiplient, les poches des Français se vident et la grogne sociale s’amplifie.

La question est simple aujourd’hui : le Président peut-il changer d’attitude ? Le Gouvernement peut-il changer de politique ? En toute probabilité, soyons francs, cela relèverait du miracle… Aussi, seule la pression d’une offre politique vraiment alternative peut faire évoluer le système. Il ne s’agit pas, fondamentalement, d’être un peu plus au centre, comme le préconisent certains, ou un peu plus à droite ou à gauche, comme le disent quelques autres.

Il faut en réalité mettre en œuvre une autre politique économique et sociale, qui protège davantage notre tissu industriel et nos emplois, réduise les inégalités criantes d’aujourd’hui au lieu de les exacerber et valorise nos atouts pour renouer avec la croissance. Bien entendu, cela implique de briser le tabou de la pensée unique européenne et de refonder la construction de l’Europe sur des bases enfin assainies. Dans le chaos libéral mondial qui se développe sous nos pieds, l’Europe peut renaître si le peuple français a le courage d’aller au bout de sa logique de mai 2005, remettant en cause les carcans de la Banque centrale européenne, de la Commission toute-puissante de Bruxelles et du gouvernement des juges de la Cour européenne de Justice.

Avec un baril de brut à 110 $, un euro à plus d’1,6 $ (bientôt 1,7 ?), un déficit commercial et un chômage de masse structurellement grandissants, l’heure de vérité approche inexorablement.

L’alternative sera simple : ce sera la rue ou la rupture européenne. Les élections au Parlement européen de 2009 seront, à cet égard, déterminantes… Tous les gaullistes, les républicains, les forces politiques indépendantes des appareils et lucides quant à la situation, devraient s’unir pour percer dans les urnes et porter ce nouveau message d’espérance.

Nicolas DUPONT-AIGNAN
Député DLR de l’Essonne
Président de Debout la République

22 mars 2008

Comment Nicolas Sarkozy veut démanteler un peu plus la puissance française

Lors d'une présentation du nouveau sous-marin nucléaire lanceur d'engins (SNLE) Le Terrible, Nicolas Sarkozy a annoncé un certain nombre d'axes pour une réforme de notre stratégie de Défense. Si une réflexion et des adaptations sont certainement nécessaire afin d'adapter notre outil de défensif à de nouvelles circonstances, Debout la République s'oppose fermement à l'européanisation de notre dissuasion nucléaire. Dans un communiqué reproduit ci-dessous, en date d'hier, Nicolas Dupont-Aignan avance une triple faute. Il confirme les indices concordants depuis l'entrée en fonction de Nicolas Sarkozy d'aligner sa politique extérieure et de défense sur l'Union Européenne et l'Alliance atlantique.


Européanisation de la dissuasion française : un nouveau coup d’éclat au détriment de l’intérêt supérieur de la France

Le président de la République vient de resservir la vieille lune de la mise au pot commun européen de la force de frappe nucléaire française.

Une européanisation de notre dissuasion nucléaire, tout comme celle de notre droit de veto au Conseil de Sécurité des Nations Unies régulièrement préconisée par exemple au Parlement européen, serait une triple faute :

  1. Faute stratégique, car il est évident que les 27 pays de l’UE, majoritairement atlantistes ou neutres, ne peuvent s’entendre sur une doctrine d’emploi du feu nucléaire, ultime élément de la défense d’intérêts vitaux bien compris. La France risque ainsi d’aliéner sa dissuasion nucléaire, élément majeur de sa politique d’indépendance nationale, sans pour autant parvenir à bâtir aucune dissuasion nucléaire européenne, à ce jour sans objet.

  2. Faute diplomatique aussi, car la France n’obtiendra rien de significatif en contrepartie de cette européanisation paralysante de sa dissuasion, en particulier sur le terrain économique et monétaire où l’urgence d’une réorientation européenne, elle, se fait chaque jour plus pressante.

  3. Faute politique enfin, car le peuple français ne pardonnerait pas à ses dirigeants d’abandonner, au nom d’un geste européen aussi hasardeux qu’inutile, le principal élément de sa sécurité et de son indépendance.

En s’inscrivant dans la dérive supranationale au lieu de l’infléchir, la France sacrifierait pour rien son rang de puissance nucléaire, ce que n’envisage nullement son alter ego britannique. Le président SARKOZY, qui ne manque jamais une occasion de proclamer son attachement à l’héritage du général de Gaulle, commettrait en réalité une faute très lourde vis-à-vis de notre pays.

Nicolas DUPONT-AIGNAN
Député non-inscrit de l’Essonne
Président de Debout la République

18 mars 2008

Debout la République demande un rééquilibrage dans la politique gouvernementale

Voici ci-dessous la dépêche AFP faisant suite au communiqué de presse diffusé hier.


Dupont-Aignan critique le gouvernement

Le député non-inscrit Nicolas Dupont-Aignan a réclamé un "rééquilibrage" de la politique gouvernementale au profit d'une "ligne nationale, républicaine, sociale", au lendemain de l'échec de la droite aux élections municipales.

"N'en déplaise aux centristes, l'orientation de la politique gouvernementale ne pêche pas par un défaut de politique libérale-européenne, mais au contraire par un manque de rééquilibrage au profit d'une ligne nationale, républicaine, et sociale", a-t-il déclaré dans un communiqué.

"C'est sur cette ligne que Nicolas Sarkozy a séduit l'électorat populaire en 2007, électorat qui lui a fait logiquement défaut après l'aveu d'impuissance sur le pouvoir d'achat, l'Europe et la croissance", a-t-il ajouté.

Le gaulliste et souverainiste Nicolas Dupont-Aignan a coupé les ponts avec l'UMP en 2007. Président de Debout la République, il a été réélu au premier tour maire de Yerres (Essonne, 28.000 habitants) avec 79,7% des suffrages exprimés.

Source : AFP sur le site Le Figaro.fr.

14 mars 2008

Du droit de vote et de la citoyenneté, par Thomas Lefèvre

Nous partageons beaucoup de choses avec l’hebdomadaire Marianne. Nous avons à faire face aux mêmes censeurs. Nous partageons beaucoup de valeurs communes et de propositions sur la démocratie, le pluralisme des médias, la politique économique et sociale ou encore la politique éducative. Depuis que Nicolas Dupont-Aignan s’était présenté à l’élection présidentielle à la fin de l’année 2005, seul Marianne publie ses tribunes. Et lors d’une consultation interne durant la pré-campagne de 2007, les journalistes ont placé notre candidat en 3ème position avec 8%.

Il est, néanmoins, deux points sur lequel nous sommes en désaccord. Tout d’abord, l’Europe. A l’instar de son fondateur, Jean-François Kahn, Marianne défend une position fédéraliste certainement plus respectable que celles tenues par des prétendus gaullistes qui ne rechigneraient pas à ressusciter une Communauté Européenne de Défense, refusée en 1954 grâce aux gaullistes.

Le deuxième point sur lequel il y aurait discussion, c’est la question du droit de vote des étrangers aux élections locales. Dans le numéro de Marianne paru ce mardi pour cause d’élections locales, un court article dans la rubrique « Coups de projecteurs » (p.14) traite cette proposition qui n’est pas récente. En rappelant Nicolas Sarkozy à ses propres convictions dans ce domaine alors qu’il était ministre de l’Intérieur (sans doute avec l’arrière-pensée d’embarrasser Jacques Chirac), Jack Dion énumère un certain nombre d’arguments plaidant en faveur de ce droit de vote.

Bien loin des arguments qu’ont pu être mis en avant dès la Révolution française pour nier le droit de vote des femmes, des domestiques ou des individus ne remplissant pas le niveau requis dans le rôle des contributions fiscales à l’Etat, ce droit de vote ne nous apparaît ni raisonnable, ni conforme à une défense stricte des principes républicains.

Certes, l’entaille exercée dans les principes républicains par le traité de Maastricht en 1992 qui créa un droit de vote des étrangers communautaires aux élections locales pourrait encourager au rééquilibrage en faveur de personnes travaillant, cotisant et payant des impôts en France. De même, Marianne argumente sur le fait que « la France se trouve à la traîne en Europe » sur ce sujet, puisque ce principe a été « explicitement recommandé par une résolution du Parlement européen en date du 14 février 1989 ».

Au-delà, du fait que nous ne saurions nous aligner automatiquement sur les résolutions du Parlement européen (et c’est encore heureux, sinon le peuple n’aurait pas pu s’opposer à la Constitution européenne en 2005), nous sommes attachés fondamentalement au droit de vote et à son corollaire, la citoyenneté. Le droit de vote est directement assimilable à la citoyenneté. La citoyenneté est en quelque sorte cette carte d’adhésion à cette immense association qu’est la Nation.

Premièrement, nous n’avons jamais vu, et les Français qui sont très actifs dans le tissu associatif peuvent le confirmer, des personnes non-membres d’une association avoir le pouvoir de décider des président, secrétaire et trésorier. Ils peuvent contribuer à son activité mais il leur faut adhérer pour participer à la prise de décision. De ce fait, le bon sens demande que le droit vote soit accordé selon le même principe d’adhésion, par l’acquisition de la citoyenneté, pour participer à la prise de décision.

Deuxièmement, être citoyen-électeur, c’est s’exprimer également pour le choix du Président de la République comme de ses conseillers municipaux. Ce qui sépare l’élection d’un maire et d’un Président ce n’est pas une différence de nature mais une différence de degré. Ces élections sont d’égale valeur. Elles se déroulent selon des règles similaires, même si elles ne sont pas la source du même impact sur le territoire. En ce sens, créer un droit différencié pour les élections nationales et les élections locales est un non-sens.

Pour nous, républicains intransigeants du bas au haut de la hiérarchie des pouvoirs en France, le droit de vote implique la citoyenneté. Il est naturel de vouloir donner à des personnes qui contribuent à la richesse et au dynamisme de notre société ce retour. Nous souhaitons, ainsi, que cette possibilité d’adhérer à cette grande association soit facilitée pour tous ceux qui le souhaitent. Cela permettrait encore de renforcer leur intégration. Mais, nous ne saurions approuver l’approfondissement de cette dérive qui consiste à saper un des principes fondateurs de la République : le droit égal de ses citoyens à participer à son devenir.

13 mars 2008

L'euro cher, jusqu'à quand ?

Bien que tous les spécialistes reconnus s'accordent à dire que l'euro sera une énorme déception si elle n'est pas dirigée autrement, la monnaie unique continue à battre records historiques sur records dans sa parité avec le dollar. Si l'argument bénéfique du prix du pétrole amorti à l'importation, cela freine durablement notre politique de commerce extérieur de l'exportation et encourage les délocalisations. Jusqu'à quand allons nous faire la politique de l'autruche sur la ruine de l'Union économique et monétaire conçue dans les traités européens actuels, y compris dans le Traité de Lisbonne ?


Euro : maintenant, il faut agir Monsieur le Président !

Le président de la République s’alarme depuis de nombreux mois de la surévaluation de l’euro, sans pour autant jamais traduire ses discours en actes.

Aujourd’hui, l’euro a crevé le plafond des 1,56 $ et, à cause du contexte déprimé de l’économie américaine, son ascension ne semble pas devoir cesser. De l’euro cher, on est en train de passer à l’euro fou, au risque d’une catastrophe économique et sociale en Europe (creusement du déficit commercial, désindustrialisation et aggravation du chômage) et de l’explosion pure et simple de la monnaie unique.

On ne peut plus attendre que la Banque Centrale européenne ou l’Allemagne se rendent enfin à la raison en acceptant que la politique monétaire soit mise au service de la croissance et de l’emploi.

Il est plus que temps de passer de la parole aux actes : il faut agir, Monsieur le Président, maintenant ! On ne peut plus se contenter des incantations, il faut des résultats : la France pourrait par exemple conditionner l’entrée en application du traité de Lisbonne à un changement profond de la politique monétaire européenne.

Nicolas DUPONT-AIGNAN
Député non-inscrit de l’Essonne
Président de Debout la République

11 mars 2008

Démocratie communale, par Nicolas Dupont-Aignan

Le calme est revenu après l’agitation de dimanche soir !

Le bonheur d’être soutenu par 79,70% des électeurs de ma ville demeure cependant ! Comment en effet pourrais-je cacher cette profonde joie intérieure de voir mon travail salué par une très large majorité de mes concitoyens ?

Treize ans de travail acharné de toute une équipe pour redresser une commune surendettée où les luttes politiciennes entre mes prédécesseurs étaient avant 1995 d’une violence inouïe. Preuve s’il en était besoin qu’au niveau d’une commune, il est possible à force de volonté, de persévérance, de méthode, de changer les choses.

Dans une vie politique nationale souvent artificielle où les mots succèdent aux discours sans avoir jamais prise sur le réel, il faut comprendre combien l’action locale ancre un homme politique. Car ici dans ma ville, concrètement, je peux voir ce dont je suis capable. Car ici, ce ne sont pas les intrigues politiciennes, les jeux de cour médiatiques qui décident mais les habitants et, pour eux, seule la réalité des choses compte.

Il est d’ailleurs assez satisfaisant de voir que la plupart des principaux responsables de notre mouvement Debout la République ont quasiment tous été réélus haut la main. François Xavier Villain, Député-Maire de Cambrai à plus de 66%, Jean-Pierre Enjalbert, Maire de Saint Prix, Conseiller général du Val d’Oise à 73%, Luc Jousse, Maire de Roquebrune à 64%, etc….

Il ne fait pas de doute que les électeurs attendent une offre politique différente en France ! Ils veulent des hommes de conviction capables d’agir pour la France.

Il nous faut maintenant étoffer notre mouvement, préparer les prochaines échéances nationales sans oublier, bien sûr, de poursuivre inlassablement au service de tous, notre action locale.

10 mars 2008

Elections municipales 2008

Nicolas Dupont-Aignan, député de l'Essonne, maire de Yerres, a été réélu ce dimanche au premier tour dans sa commune de 29.000 haibtants à 79,70%. Veuillez trouver ci-dessous la vidéo de NDA remerciant ses électeurs et commentant le résultat.



Dans notre département, Thomas Lefèvre, Délégué Départemental de DLR aux Universités, a été élu au premier tour dans sa commune des Authieux sur le Port Saint Ouen de 1.200 habitants sur la liste du maire sortant (sans-étiquette) avec 60,2% des voix.


Debout la République se félicite du succès de ses maires sortants
Debout la République, le mouvement gaulliste et républicain, se félicite des brillants résultats obtenus par ses candidats aux élections municipales, parmi lesquels :
  1. Nicolas DUPONT-AIGNAN, Député DLR de l’Essonne dont la liste a été réélue à Yerres (28 500 habitants) au premier tour à 79,7%, soit le meilleur score réalisé dans une ville de plus de 20 000 habitants.
  2. François-Xavier VILLAIN, Député DLR du Nord, dont la liste a été réélue à Cambrai (35 000 habitants) au premier tour à 66,18%.
  3. Jean-Pierre ENJALBERT, membre du Bureau et Vice-Président de DLR, dont la liste a été réélue à Saint-Prix (7000 habitants, Val d’Oise) au premier tour à 73,57%.
  4. Jean-Pierre LE POULAIN, dont la liste a été réélue à Avon (15 000 habitants, Seine et Marne) au premier tour à 53%.
  5. Luc JOUSSE, dont la liste a été réélue à Roquebrune sur Argens (11 000 habitants, Var), au premier tour à 64,2%.
  6. Arsène LUX, maire sortant de Verdun (21 500 habitants, Meuse) arrivé en tête du premier tour et en position favorable pour le second.
Parmi les autres membres et amis de DLR engagés dans les élections municipales et cantonales, notons les bons résultats de Michel LETHUILLIER à l’élection municipale de Cherisy (Eure et Loir) et dans le canton, ceux d’Annick Napoléon qui manque de peu l’élection au premier tour à Cavalaire (Var), ceux de Dominique ECHAROUX à Roinville sous Dourdan (Essonne), ceux de Jacques BREILLAT en deuxième position sur la liste victorieuse à Castillon la Bataille (Gironde) et de Laurent BASSOT dans la même situation à Saint Germain sur Avre (Eure), ou encore de Jean-Christophe CANTER à Senlis,…

Debout la République apporte également tout son soutien et ses encouragements à Jean-Pierre ANTONI, Secrétaire général du mouvement, pour le second tour de l’élection cantonale où il est engagé dans le Tarn.

Enfin, DLR se réjouit de l’arrivée en tête de François LEBEL dans le VIIIème arrondissement de Paris, qui conduit une liste « Agir pour Paris », confédération de mouvements de droite et du centre indépendants à laquelle s’est joint DLR dans la capitale.

Ces résultats récompensent une certaine conception de l’action politique qui anime tous les membres et amis de DLR, fondée sur la proximité, le service aux habitants, l’exemplarité des comportements et la droiture des convictions.

Dominique FARCIS
Secrétaire général adjoint de DLR

Félicitation aux élus et bon courage aux candidats du 2ème tour !

02 mars 2008

Nicolas Dupont-Aignan au Salon de l'Agriculture

En compagnie de François Guillaume, ancien ministre de l'Agriculture, Nicolas Dupont-Aignan a visité le Salon de l'Agriculture.


Lors de sa visite, NDA a rappelé aux responsables des organisations professionnelles l’atout majeur que représente aux yeux de DLR l’agriculture pour notre pays et a évoqué avec eux les pistes à suivre pour tirer le meilleur parti des nouvelles perspectives européennes et mondiales du secteur. Relance de la PAC, indépendance alimentaire de l’Europe, mais aussi meilleure régulation des prix aux consommateurs français, ont été notamment évoquées. Le président de DLR a remis a ses interlocuteurs un document de synthèse préconisant « un renouveau rural par l’équilibre des territoires ».


Pour un renouveau rural par l'équilibre des territoires (PDF)