26 avril 2008
24 avril 2008
Nicolas Sarkozy rompt ses promesses sur la Turquie !, par Nicolas Dupont-Aignan
J’apprends avec stupéfaction que le projet de réforme de nos institutions présenté hier matin au conseil des ministres prévoit bel et bien la suppression du référendum obligatoire pour toute nouvelle adhésion à l’Union européenne.
Le principal verrou à l’entrée de la Turquie serait ainsi supprimé. Nicolas Sarkozy qui a passé sa campagne présidentielle à pourfendre l’adhésion turque, demande maintenant aux parlementaires de lui ouvrir un véritable boulevard. Comme pour la défense du pouvoir d’achat, le grand discours sur les frontières de l’Europe n’était donc qu’une posture, un leurre.
Ce cynisme participe d’un véritable mépris du peuple. Après avoir passé outre la volonté populaire exprimée le 29 mai 2005 en faisant ratifier le traité de Lisbonne (copie conforme de la Constitution Giscard) par le Congrès, le Président empêche les Français de donner leur avis sur le visage futur de l’Europe.
Le discours officiel ne tient pas la route une seconde. Nicolas Sarkozy étant hostile à l’entrée de la Turquie, nous n’aurions plus besoin de référendum. De qui se moque-t-on ? Quand on se souvient qu’une fois élu, le Président n’a pas voulu mettre le veto sur l’ouverture de trois chapitres supplémentaires de négociations d’adhésion, on en est en droit et même en devoir de douter de la sincérité de ses assurances ! Et ce n’est pas un nouveau talk-show qui, comme par un coup de baguette magique, arrangera les choses…
Non, ce que les Parlementaires, attachés à une idée responsable de l’Europe comme au respect du peuple, doivent obtenir du Président, c’est au minimum une solution de juste milieu : ce pourrait être le maintien de l’obligation référendaire dès lors qu’il s’agit de ratifier l’adhésion d’un pays candidat de plus de 10 millions d’habitants. Ainsi, l’obstacle serait levé pour l’adhésion de pays comme la Croatie, qui pose à l’évidence moins de difficultés.
Car l’enjeu, rappelons-le, est majeur : loin de se résumer à une histoire de sympathie ou d’antipathie envers la Turquie et le monde musulman, la question de cette adhésion pèsera très lourd dans l’avenir d’une construction européenne déjà fortement menacée par ses propres échecs économiques et son inquiétante dérive antidémocratique. Comment les Députés et Sénateurs de l’UMP réagiront-ils ? Après la déroute des municipales avaleront-ils une fois de plus leur chapeau ?
Jusqu’où irons-nous ? Pour ma part, comme pour le traité de Lisbonne, comme pour le retour programmé dans l’OTAN, je ne dévierai pas d’un pouce. Je refuse la politique du pire consistant à intégrer la Turquie à l’Europe, au risque de conduire à son explosion. Nous avons besoin d’une Europe remise à l’endroit, ce qui n’exclut pas bien sûr des partenariats forts avec les pays voisins : Russie, Turquie, Maghreb,….
L’essentiel est en jeu. Plus que jamais il faut exhorter les Français à ouvrir les yeux et préparer dès maintenant l’après-Sarkozy !
23 avril 2008
Ne soyons pas les moines-copistes du XXIème siècle !, par Nicolas Dupont-Aignan
Il y a deux semaines a été votée la loi autorisant la ratification de deux traités de l'Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle (OMPI). Je vous invite à suivre ce lien pour en savoir plus à propos de ces textes, vous pouvez aussi retrouver mon discours à la tribune de l'assemblé le jeudi 10 avril, en visionnant la vidéo ci-contre.
Ce qu'il faut retenir c'est que 12 ans après l'élaboration de ces traités qui ont donné la directive EUCD puis la loi dite DADVSI dont on a beaucoup parlé en 2006 (voir à ce sujet une interview que j'ai donné, à l'époque, au journal Le Monde), l'assemblée a fini par boucler la boucle en gravant dans le marbre les principes dictés par des lobbies tels que Microsoft Apple ou Vivendi.
Ce n'est pas très visible sur la vidéo mais il vous faut savoir que, mis à part la présence de deux autres députés, c'est à une assemblée vide que je m'adresse. Sur la fin de mon discours 10 députés UMP s'installent dans l'hémicycle, nous sommes 3 opposants : l'affaire est pliée. A cette ambiance de fin de règne s'ajoutent les interventions aussi inutiles que lénifiantes de la Ministre Yade et du Rapporteur. Cette dernière intervention fut d'ailleurs d'autant plus surréaliste que M. Remiller avait fait partie de ce groupe de députés qui, de gauche comme de droite, s'étaient opposé à loi DADVSI de 2006.
Mais l'affaire ne se termine pas là.
Dans le cadre des directives fixées par le Président de la République, Denis Olivennes ex-PDG de la FNAC - maintenant directeur de la publication d'un hebdo "de gauche" - a été chargé en septembre 2007 d'une mission sur « la lutte contre le téléchargement illicite et le développement des offres légales d'œuvres musicales, audiovisuelles et cinématographiques ».
Cette mission a abouti à un rapport devenu projet de loi qui devrait être présenté en juin , et quel projet ! Si ce texte est voté, votre vie quotidienne, à vous internaute qui lisez ce blog, serait bouleversée ! Les sanctions instaurées par la loi DADVSI pour dissuader le téléchargement illicite étant inopérantes, la mission Olivennes a inventé un nouveau système de contrôle des internautes que l’on a pudiquement baptisé « riposte graduée ». Cet euphémisme cache en fait un système consistant à imposer aux fournisseurs d’accès internet (FAI) la coupure de l’abonnement internet de leurs clients qui continueraient à télécharger gratuitement des œuvres.
L’idée paraît de bon sens et mesurée, mais dans la pratique cela consisterait purement et simplement à exercer une surveillance continuelle de l’internet en France au moyen d’un logiciel espion, que chaque internaute serait obligé d’installer sur son propre ordinateur sans qu’on sache exactement ce que ledit logiciel surveillera effectivement ! On pourrait ainsi aboutir à la situation ubuesque où l’abonnement internet de toute une famille pourrait être résilié parce que l’un des enfants, à l’insu de ses parents, aurait téléchargé un morceau de musique… Pire, si vous disposez du WIFI, rien n'empêcherait quelqu'un doté d'un bagage technique de s'introduire sur votre réseau sans fil et de faire ce qu'il veut de votre connexion. Et dans ce cas de figure le logiciel gouvernemental serait inopérant.
Enfin, ce texte mettrait en place une soi-disant « autorité indépendante », sous contrôle gouvernemental mais surtout en lien avec les entreprises du secteur, qui serait chargée dans les faits de décider de ce qui est légal ou pas sur internet. Par sa faculté arbitraire d’imposer des résiliation d’abonnements internet, cette « autorité » disposerait du pouvoir exorbitant de décider ce qui est licite ou non sur internet. En démocratie, un tel type de pouvoir ne saurait être exercé que par des magistrats, en aucun cas par les membres d’une corporation ou de lobbies par définition juges et parties !
Au moment où les majors du disques reconnaissent qu’ils ne peuvent plus contrer le téléchargement gratuit et décident en conséquence de participer à des plateformes proposant cette prestation, on se demande vraiment pourquoi le gouvernement se précipite pour mettre en place un système condamné par le bon sens et l’histoire. La révolution numérique permet de copier et de faire partager à l’infini toute œuvre audiovisuelle et c’est là bien entendu un progrès majeur. Il faut donc, contrairement au système Olivennes, ouvrir la voie à un nouveau système de rémunération des auteurs assis sur la licence globale, contribution forfaitaire mensuelle sur chaque abonnement internet. Plutôt que de copier l’internet en Chine, qui a instauré un Big Brother contrôlant à tous les niveaux l’utilisation d’internet et pratiquant une répression impitoyable contre les contrevenants, il faut préparer résolument l’internet du futur, tirer parti de toutes les formidables promesses de la révolution numérique !
Ne soyons pas les moines-copistes du XXIème siècle, étouffant le progrès comme leurs prédécesseurs du XVème siècle qui avaient tenté de maintenir le monopole de leur corporation en essayant de faire interdire l’imprimerie.
Nos jeunes ne sont plus dupes, mais il leur faut encore croire en l'avenir !, par Nicolas Dupont-Aignan
L’amphi était plein à craquer. Les questions furent très nombreuses. Dans ce milieu réputé très acquis au fédéralisme pur et dur, j’ai perçu un vrai doute sur l’Union européenne. Elisabeth Guigou a été sérieusement chahutée sur son refus du référendum. Son catéchisme sur l’Europe sociale n’a pas vraiment convaincu les étudiants.
Les résultats de la dégringolade économique - euro cher, délocalisations, moins disant social - commencent à ouvrir les yeux des plus europhiles.
Les jeunes doutent, c’est clair. Ce n’est pas d’ailleurs une vraie surprise : lors du référendum de 2005, contrairement à celui de 1992, ce sont les jeunes qui ont voté non.
Pour autant, ces jeunes de Sciences Po m’ont paru incapables d’imaginer un volontarisme politique national et européen comme s’ils avaient baigné depuis toujours dans l’esprit de résignation. L’un d’entre eux, l’air triste, m’a dit à la fin : « Mais que peut-on faire ? Nous sommes tout petits ». Oui, cette triste rengaine de la France trop petite a porté tel le ver dans le fruit. Ces étudiants, pourtant en cursus à Sciences Po, ne pensent pas qu’un pays comme le nôtre puisse encore maîtriser notre destin. Mais si la jeunesse de la 5ème puissance mondiale ne croit plus en la capacité du politique de bâtir un monde meilleur, que peut donc bien dire celle des autres pays !
En vérité, le mythe de substitution européen et l’inaction des élites nationales participent de la même démission collective. Et j’ai envie de dire à cette jeunesse qui voudrait bien croire mais cède au désenchantement, voire à la résignation : ne cédez plus car vous donnez raison à ceux qui en haut lieu ne cessent de vous décourager pour pouvoir se dire indispensables et asséner leurs politiques injustes ! Souvenez-vous de ce que disait de Gaulle à propos du doute, « ce cancer de l’âme » ! Ressaisissez-vous, l’Histoire est toujours en marche, elle est seulement confisquée par ceux qui ont intérêt à la faire sans vous, à transformer le peuple en une plèbe de consommateurs résignés, à vous priver de votre qualité de citoyen, c'est-à-dire d’homme libre et responsable. Alors c’est vrai, le succès n’est jamais garanti lorsqu’on agit, mais soyez sûrs que sans volonté le pire est toujours au rendez-vous…
A cet égard, je ne regrette pas un instant d’avoir voté la motion de censure. Car comment imaginer construire une défense européenne en acceptant d’emblée de la placer sous la tutelle, même implicite, des Etats-Unis ? Contresens total, dans la mesure où la défense ne peut être qu’au service des valeurs, des intérêts supérieurs de ceux qui la financent et surtout de ceux qui risquent leur vie pour elle.
C’est pourquoi l’engagement supplémentaire de soldats français en Afghanistan, sans aucune révision de la gestion du conflit sur place, prouve que le Président est déjà dans la logique d’allégeance aux Etats-Unis : il engage la France dans une guerre qui ne peut être aujourd’hui la sienne, comme le démontre la manière catastrophique dont elle est menée. C’est précisément ce qu’avait toujours refusé le Général de Gaulle, à très juste titre. Servirait-il à quelque chose de suggérer au président de la République la lecture du discours de Phnom Penh ?
Souhaitons surtout que le gouvernement n’ait pas bientôt à se rendre sur le tarmac de nos aéroports pour rendre les honneurs à de nouvelles dépouilles de nos soldats, sacrifiés dans ce guêpier absurde ! S’il devait hélas en être ainsi, je doute que la majorité parlementaire, oublieuse de la leçon d’indépendance du Général de Gaulle, soit aussi enthousiaste que pendant le discours du Premier Ministre !
En vérité, la France ne pourra se redresser que lorsque l’on lui présentera un discours d’indépendance, d’effort et de coopération avec ses voisins. Cela signifie une autre politique nationale, une autre politique européenne. A nous de préparer l’une et l’autre. Les évènements, quant à eux, se chargeront d’accélérer la décomposition politique française pour passer, enfin, à une nouvelle étape.
09 avril 2008
Pour l'indépendance nationale, Nicolas Dupont-Aignan vote la censure du Gouvernement
Enfin, l'heure est venue pour le blog de DLR 76 de prendre quelques jours de congés. Continuez néanmoins à laisser vos commentaires et vos questions ! Le prochain article paraîtra le 23 avril prochain. Bonnes vacances à tous !
05 avril 2008
Ce n'est pas en rapetissant la France qu'on la redressera !, par Nicolas Dupont-Aignan
J’ai eu le temps ce matin de lire attentivement la presse. Du Figaro à Libération en passant par le Parisien, au-delà des grands titres, quantités d’articles révèlent crument le climat général qui inquiète tant les Français et la médiocrité politique des réactions au défi du temps.
Un passage du Figaro économie : une entreprise textile du Pas de Calais vient de proposer à sept de ses salariés un poste en Turquie pour 230 euros mensuels ou au Brésil pour 315 euros. Le Directeur des Ressources Humaines ose affirmer : « la loi française nous oblige à donner des chances de reclassement aux ouvriers ».
Un peu plus haut, bien en valeur pour faire croire sans doute que le gouvernement est devenu énergique un grand titre sur le nouveau plan d’économie budgétaire : « 8 milliards d’économie ».
Cela semble bien sûr de bon sens car les prélèvements publics ont atteint le seuil de l’inacceptable. Mais quand on lit en détail, on découvre une nouvelle fois que Bercy s’acharne sur l’Etat régalien (essorage de notre réseau diplomatique, réduction des crédits logement, formatage des armées) au lieu de s’attaquer à l’explosion des dépenses sociales et des collectivités locales qui vont en 2008 augmenter de beaucoup plus que 8 milliards.
Il est vrai que le courage manque pour s’attaquer à la gabegie hospitalière, aux privilèges des cliniques privées, à la multiplication des échelons des collectivités locales, au scandale des dépenses résultant de l’immigration clandestine. Comme toujours depuis vingt ans on confond dépenses de l’Etat et dépenses publiques sans comprendre que par rapport au produit intérieur brut, le poids relatif de l’Etat a diminué alors que celui des collectivités territoriales et de la Sécurité sociale a explosé.
Autres nouvelles en vrac :
- Gandrange, Mittal poursuit les licenciements sans tenir aucunement compte de la visite et des assurances du Président de la République.
- Dans Libération, un dossier sur le Livret A. Les banques avec le soutien de la Commission de Bruxelles l’ont emporté sur la Poste et les Caisses d’Epargne. Le gouvernement s’apprête à banaliser le Livret A mais, plus grave encore, les banques ne seront obligées de déposer que 70% des fonds récoltés à la Caisse des Dépôts et Consignations pour financer le logement social. Les gros intérêts l’ont emporté sur celui des mal-logés.
- Dans le Figaro enfin, une tribune exemplaire du correspondant de ce Journal, Monsieur de La Grange qui explique pourquoi l’OTAN a déjà perdu la guerre en Afghanistan, comme si la rédaction du journal avait mauvaise conscience de son soutien permanent aux fautes présidentielles.
En vérité, en lisant la presse du matin on réalise à quel point le Président de la République, après s’être fait élire sur le retour de la volonté politique et l’identité nationale, est en train de normaliser la France, de la rapetisser :
- obéissance aux Etats-Unis ;
- obéissance à la Commission de Bruxelles ;
- obéissance aux copains du CAC 40.
Il existe ainsi un décalage béant entre les promesses, les discours, et les actes. On comprend dès lors, selon une étude de la SOFRES, pourquoi la cote d’amour et de confiance des responsables politiques n’a jamais été aussi basse depuis la fin des années 80, s’étant très brutalement effondrée dès le lendemain de l’élection présidentielle !
Rien d’étonnant, quand on observe la véritable politique de classes du président de la République, qui rappelle dangereusement celle de la droite de l’entre-deux-guerres. Une politique toujours annonciatrice des plus grandes catastrophes dans notre histoire, car les Français n’ont jamais supporté l’arrogance de l’argent ni le « parti de l’étranger », selon le bon mot du général de Gaulle.
L’opposition de son côté est inerte, évanescente, sans solutions car elle se refuse à regarder en face son état de dépendance idéologique et culturelle vis-à-vis des bien-pensants.
Plus que jamais il nous faut préparer une nouvelle politique avec comme point cardinal, comme inspiration première, le seul intérêt de la France et des Français.
03 avril 2008
MRP-CDS / UMP, même combat ?, par Thomas Lefèvre
Ici même, nous avons beaucoup relayé les critiques des gaullistes et des républicains sur la dérive atlantique qu'a prise l'Elysée depuis quelques mois. Pire, en contradiction totale avec les discours de campagne, la nouvelle qui vient juste de tomber sur une réintégration dans le commandement militaire de l'OTAN risque de mettre fin à une politique étrangère et militaire d'indépendance nationale initiée par le Général de Gaulle depuis 1966.Bien que les différents éléments de la politique du Chef de l'Etat apparaissent désordonnées sans réel lien entre eux, ces décisions s'inscrivent dans une logique qu'il convient ou non d'approuver ou de s'opposer. Le sens de la réforme des Institutions ? La réintégration dans l'OTAN ? La politique européenne ? La logique qui ressort de ceux-ci ainsi que d'autres éléments c'est le retour à la IVème République, la politique du MRP.
Qui de mieux que Nicolas Sarkozy pouvait être la figure la meilleure actuellement pour incarner le retour philosophique de la partie centriste du Mouvement Républicain Populaire (CDS) ? L'UMP, dont il fut le président charismatique, apparaît en effet comme son successeur et le symbole de l'éradication de la droite gaulliste, républicaine et progressiste que symbolisait, malgré tout, le RPR. L'UMP, monopolisée par les centristes et les libéraux, ne pouvait devenir que le pâle copie de ce fantôme de l'histoire politique française. Même l'existence aujourd'hui du "Nouveau Centre" comme du MoDem ne peut tromper personne.
La politique aujourd'hui menée concourent chaque jour à l'impuissance publique tant à l'intérieur qu'à l'extérieur du territoire de la République. Jean Lecanuet l'aurait-t-il désavouée ? Mis à part le style qui est certes dépendant du contexte, je ne pense pas.
Personne ne dit, notamment à Debout la République, qu'il faille faire aujourd'hui la politique gaulliste des années 60. Le Général de Gaulle, homme né du XIXème siècle, a mené courageusement la politique de décolonisation dès 1958 avec pour principe ceci : "Il n'y a pas de politique qui vaille en-dehors des réalités". Nous invitons à nous rejoindre tous ceux qui souhaitent construire un projet politique pour la France du XXIème siècle défendant l'enseignement et les valeurs qui furent incarnées par l'Homme du 18 Juin: indépendance nationale, défense des valeurs de la République, Europe des Nations, participation...
En quittant l'UMP, nous avons initié le mouvement visant à reconstruire un parti gaulliste indépendant. Le congrès fondateur de ce parti qui verra l'adoption de ses statuts, l'élection de son président et de son Conseil national aura lieu le dimanche 30 novembre. D'ici là, nous serons toujours présent, notamment en Seine-Maritime, afin de porter une voix originale, libre proposant une alternative gaulliste et républicaine à la politique de dépendance nationale en cours actuellement.
En savoir plus:
02 avril 2008
Afghanistan: démocratie à géométrie variable
Suppression du temps de parole des non-inscrits dans le débat sur l’Afghanistan : un déni de démocratie parlementaire sur une question qui fâcheContre tous les usages et le respect du plus élémentaire pluralisme démocratique, la Conférence des présidents de l’Assemblée Nationale vient de supprimer, pour le débat sur l’envoi de renforts français en Afghanistan, le temps de parole ordinairement attribué aux députés non-inscrits.
En effet, dans chaque débat parlementaire, les non-inscrits disposent toujours d’un temps d’expression, même réduit, afin que l’ensemble des sensibilités du Parlement, qui représente la Nation dans toutes ses composantes, puisse avoir voix au chapitre.
Il en avait été ainsi par exemple lors du débat ayant suivi le discours de politique générale prononcé par le Premier ministre, au début de la mandature, débat dans lequel je m’étais exprimé, tout comme François BAYROU.
Aujourd’hui, de manière mesquine et parfaitement scandaleuse, la Conférence des présidents bâillonne ainsi en douce la démocratie parlementaire. C’est dire que le projet d’alignement de la France sur les Etats-Unis et l’OTAN, au travers de l’affaire afghane, est une question des plus sensibles sur laquelle on ne souhaite pas entendre de propos qui dérangent !
Alors que le gouvernement n’a à la bouche que son projet de revalorisation du rôle du Parlement, on aimerait bien que les actes se joignent à la parole !
Nicolas DUPONT-AIGNAN

Projet d'intervention de NDA sur l'Afghanistan le mardi 1er avril 2008 à l'Assemblée Nationale
