Les propositions de Debout La République sont consultables en suivant ce lien : http://debout-la-republique.fr/Presidence-francaise-de-l-UE-DLR.html .
30 juin 2008
Présidence Française de l'Europe : Sarkozy invité à entendre les peuples, par Nicolas Dupont-Aignan
28 juin 2008
Les Français ont compris !, par Nicolas Dupont-Aignan
Hier soir, j’étais dans le Pas-de-Calais, à l’invitation d’élus de Débout La République, pour débattre de l’avenir de notre pays.
J’ai été impressionné par l’ampleur du désarroi des militants, pour beaucoup venant de l’UMP, face à la politique menée par le Président de la République et sa majorité.
Leur déception est à la hauteur de l’espérance qu’ils avaient portée en lui. En vérité, ils ne comprennent pas son double discours, son agitation, et le silence du parti majoritaire.
Mais en revanche, ils vivent au quotidien l’explosion du prix de l’essence, la poursuite des délocalisations, le « déménagement » du territoire.
Ils aimeraient comprendre le sens de la politique menée.
En définitive, ils attendaient le sursaut, le retour du volontarisme politique, une certaine dignité de la France. Mais ils constatent, à l’inverse, l’accélération de la décomposition nationale, la perte de tous leurs repères.
Plus que jamais, il m’est apparu nécessaire pour nous au retour de ce déplacement, de présenter une offre politique alternative. Nos compatriotes ont compris que rien ne pourrait sortir d’une classe politique en définitive résignée qui, sous prétexte de modernisation, ne fait finalement que normaliser le pays ; j’allais dire le rapetisser.
Ils attendent de nous, non pas un discours critique supplémentaire, mais des propositions concrètes pour sortir la France du marasme.
Ces propositions bien sûr doivent s’articuler avec un projet européen puisque la construction européenne d’aujourd’hui bloque toute marge de manœuvre pour le pays.
Plus que jamais l’échéance de juin 2009 tombe à pic pour proposer aux Français la nouvelle voie qu’ils espèrent.
Il ne faut surtout pas à l’approche de cette échéance reproduire les campagnes « ronchonnes et négatives » qui permettent aux « euro-beats » de nous caricaturer à tort comme anti-européen, mais plutôt, de présenter notre projet pour une Europe des Nations, capable de relever les défis du Monde et de laisser la France mener la politique qui correspond à ses intérêts et à ses valeurs.
En un mot, nos compatriotes attendent le fameux plan B capable de les sortir de l’engrenage fatal de la régression économique et sociale.
Ce plan B existe nous le savons tous, nous le présenterons à nos universités de rentrée.
J’ai été impressionné par l’ampleur du désarroi des militants, pour beaucoup venant de l’UMP, face à la politique menée par le Président de la République et sa majorité.
Leur déception est à la hauteur de l’espérance qu’ils avaient portée en lui. En vérité, ils ne comprennent pas son double discours, son agitation, et le silence du parti majoritaire.
Mais en revanche, ils vivent au quotidien l’explosion du prix de l’essence, la poursuite des délocalisations, le « déménagement » du territoire.
Ils aimeraient comprendre le sens de la politique menée.
En définitive, ils attendaient le sursaut, le retour du volontarisme politique, une certaine dignité de la France. Mais ils constatent, à l’inverse, l’accélération de la décomposition nationale, la perte de tous leurs repères.
Plus que jamais, il m’est apparu nécessaire pour nous au retour de ce déplacement, de présenter une offre politique alternative. Nos compatriotes ont compris que rien ne pourrait sortir d’une classe politique en définitive résignée qui, sous prétexte de modernisation, ne fait finalement que normaliser le pays ; j’allais dire le rapetisser.
Ils attendent de nous, non pas un discours critique supplémentaire, mais des propositions concrètes pour sortir la France du marasme.
Ces propositions bien sûr doivent s’articuler avec un projet européen puisque la construction européenne d’aujourd’hui bloque toute marge de manœuvre pour le pays.
Plus que jamais l’échéance de juin 2009 tombe à pic pour proposer aux Français la nouvelle voie qu’ils espèrent.
Il ne faut surtout pas à l’approche de cette échéance reproduire les campagnes « ronchonnes et négatives » qui permettent aux « euro-beats » de nous caricaturer à tort comme anti-européen, mais plutôt, de présenter notre projet pour une Europe des Nations, capable de relever les défis du Monde et de laisser la France mener la politique qui correspond à ses intérêts et à ses valeurs.
En un mot, nos compatriotes attendent le fameux plan B capable de les sortir de l’engrenage fatal de la régression économique et sociale.
Ce plan B existe nous le savons tous, nous le présenterons à nos universités de rentrée.
26 juin 2008
Défense nationale… le passage d’une assurance tout risque à une assurance au tiers, par Nicolas Dupont-Aignan
Le Livre Blanc de la Défense Nationale qui fixe les conditions de la sécurité des Français pour les vingt prochaines années a été débattu, jeudi 26 juin, dans un hémicycle quasi désert.
Il est vrai qu’en inscrivant ce débat un jeudi après-midi, lorsque la plupart des Députés sont repartis dans leur circonscription, le Gouvernement ne risquait pas d’attirer l’attention sur ses mauvais choix en matière de défense.
Cinq députés sur les bancs de gauche, une dizaine à droite, quelques non-inscrits comme moi, et le tour de passe-passe était joué car ce Livre Blanc est un monument d’hypocrisie.
D’un côté, il analyse avec bon sens la diversité des nouvelles menaces qui pèsent sur notre sécurité, mais de l’autre, il propose des réformes - notamment la réduction de l’effort militaire et le retour complet dans l’OTAN - qui ne permettront pas à notre pays d’y répondre.
Pire, ces réformes risqueront bien plus qu’aujourd’hui de l’entraîner dans des guerres qui ne sont pas les siennes. On comprend dans ces conditions que les militaires français, exemplaires lors de la mise en œuvre de la professionnalisation des armées, décidée par Jacques CHIRAC, soient profondément découragés.
La vérité est là. Dans la dissimulation, le Président de la République propose à la France de passer pour sa défense d’un contrat d’assurance tout risque à une assurance au tiers !
Pour retrouver l’intégralité de mon intervention, cliquez ici : http://debout-la-republique.fr/Livre-Blanc-de-la-Defense-DLR-s.html
Il est vrai qu’en inscrivant ce débat un jeudi après-midi, lorsque la plupart des Députés sont repartis dans leur circonscription, le Gouvernement ne risquait pas d’attirer l’attention sur ses mauvais choix en matière de défense.
Cinq députés sur les bancs de gauche, une dizaine à droite, quelques non-inscrits comme moi, et le tour de passe-passe était joué car ce Livre Blanc est un monument d’hypocrisie.
D’un côté, il analyse avec bon sens la diversité des nouvelles menaces qui pèsent sur notre sécurité, mais de l’autre, il propose des réformes - notamment la réduction de l’effort militaire et le retour complet dans l’OTAN - qui ne permettront pas à notre pays d’y répondre.
Pire, ces réformes risqueront bien plus qu’aujourd’hui de l’entraîner dans des guerres qui ne sont pas les siennes. On comprend dans ces conditions que les militaires français, exemplaires lors de la mise en œuvre de la professionnalisation des armées, décidée par Jacques CHIRAC, soient profondément découragés.
La vérité est là. Dans la dissimulation, le Président de la République propose à la France de passer pour sa défense d’un contrat d’assurance tout risque à une assurance au tiers !
Pour retrouver l’intégralité de mon intervention, cliquez ici : http://debout-la-republique.fr/Livre-Blanc-de-la-Defense-DLR-s.html
18 juin 2008
L'Appel du 18 juin 1940
Discours du Général de Gaulle prononcé à la radio de Londres le 18 juin 1940. Cet appel n'a pas été enregistré.
Les chefs qui, depuis de nombreuses années, sont à la tête des armées françaises, ont formé un gouvernement. Ce gouvernement, alléguant la défaite de nos armées, s'est mis en rapport avec l'ennemi pour cesser le combat.
Certes, nous avons été, nous sommes, submergés par la force mécanique, terrestre et aérienne, de l'ennemi.
Infiniment plus que leur nombre, ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui nous font reculer. Ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui ont surpris nos chefs au point de les amener là où ils en sont aujourd'hui.
Mais le dernier mot est-il dit ? L'espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ? Non !
Croyez-moi, moi qui vous parle en connaissance de cause et vous dis que rien n'est perdu pour la France. Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent faire venir un jour la victoire.
Car la France n'est pas seule ! Elle n'est pas seule ! Elle n'est pas seule ! Elle a un vaste Empire derrière elle. Elle peut faire bloc avec l'Empire britannique qui tient la mer et continue la lutte. Elle peut, comme l'Angleterre, utiliser sans limites l'immense industrie des Etats-Unis.
Cette guerre n'est pas limitée au territoire malheureux de notre pays. Cette guerre n'est pas tranchée par la bataille de France. Cette guerre est une guerre mondiale. Toutes les fautes, tous les retards, toutes les souffrances, n'empêchent pas qu'il y a, dans l'univers, tous les moyens nécessaires pour écraser unjour nos ennemis. Foudroyés aujourd'hui par la force mécanique, nous pourrons vaincre dans l'avenir par une force mécanique supérieure. Le destin du monde est là.
Moi, Général de Gaulle, actuellement à Londres, j'invite les officiers et les soldats français qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s'y trouver, avec leurs armes ou sans leurs armes, j'invite les ingénieurs et les ouvriers spécialistes des industries d'armement qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s'y trouver, à se mettre en rapport avec moi.
Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas.
Demain, comme aujourd'hui, je parlerai à la Radio de Londres.
Demain, comme aujourd'hui, je parlerai à la Radio de Londres.
Source: Fondation et Institut Charles De Gaulle
Imposture !, par Nicolas Dupont-Aignan
Le Livre Blanc de la défense présenté hier par le Président de la République marque la fin de la conception gaullienne de l’indépendance nationale.
Triste jour pour notre pays qui, en renonçant à un outil militaire suffisant, se prive des moyens d’une politique étrangère vraiment mondiale, quand bien même celle-ci ne serait pas en mesure de rivaliser en puissance avec celle des Etats-Unis, de la Chine. Car, comme le disait de Gaulle ce qui compte c’est « d’être à la hauteur de l’histoire ».
Comme toujours avec Nicolas Sarkozy, l’habileté est au service d’une mauvaise politique. Oui, nos armées ont besoin d’être réorganisées. Oui, il faut investir dans le renseignement. Mais cette double nécessité affichée hier marque comme dans un tour de passe-passe deux décisions qui seront lourdes de conséquences.
Tout d’abord la réintégration dans le commandement militaire de l’OTAN. Au sommet de Bucarest, ce retour avait été présenté comme probable à la condition qu’une défense européenne voit vraiment le jour. Aujourd’hui il n’y a plus de préalable ! Le Président nous explique, comme s’il s’agissait d’un exploit, que notre force nucléaire restera à l’écart. Pour combien de temps ? La plupart des observateurs, très complaisants, répètent à l’envi que cette réintégration ne changera rien, qu’elle n’est que la suite logique d’un processus déjà engagé par Jacques Chirac. Mais alors, pourquoi le faire ? Quel est l’intérêt d’abîmer l’image de la France dans le monde pour rien ? Et si le prédécesseur de Nicolas Sarkozy s’est trompé dans cette voie, définitivement abandonnée durant son second mandat, à quoi bon persister dans l’erreur ?
En vérité, bien évidemment, ce retour signe un alignement sur les Etats-Unis, une allégeance. Elle s’inscrit dans une rupture fondamentale de notre politique étrangère. La France ne se situe plus face au monde mais se coule dans le moule du « camp occidental », si cher à Nicolas Sarkozy. C’est une faute géopolitique majeure dans un monde qui devient multipolaire. Au moment où la vision du Général de Gaulle s’impose dans les faits, Nicolas Sarkozy casse l’un des atouts majeurs de la France.
L’autre décision concerne la réduction du format des armées. C’est la conséquence directe du retour dans l’OTAN. Puisque la France ne devient qu’un élément d’une défense américano européenne, pourquoi entretenir des armées présentes en plusieurs points du globe ?
Le Président parle d’un objectif de dépense de 2% du PIB. Si l’on compte les pensions et le coût de la gendarmerie, cela nous ramène aux alentours de 1,5%. Pendant ce temps la Grande-Bretagne développe son effort à 2,7% du PIB. Comment, dans ces conditions, affronter les nouvelles mesures que détaille le Livre Blanc ? Comment jouer notre rôle en Europe ? Comment peser dans le Monde ?
D’un côté la Grande-Bretagne qui veut encore exister, de l’autre la France qui a renoncé et Nicolas Sarkozy ose invoquer le pragmatisme du Général de Gaulle. Quelle imposture !
Triste jour pour notre pays qui, en renonçant à un outil militaire suffisant, se prive des moyens d’une politique étrangère vraiment mondiale, quand bien même celle-ci ne serait pas en mesure de rivaliser en puissance avec celle des Etats-Unis, de la Chine. Car, comme le disait de Gaulle ce qui compte c’est « d’être à la hauteur de l’histoire ».
Comme toujours avec Nicolas Sarkozy, l’habileté est au service d’une mauvaise politique. Oui, nos armées ont besoin d’être réorganisées. Oui, il faut investir dans le renseignement. Mais cette double nécessité affichée hier marque comme dans un tour de passe-passe deux décisions qui seront lourdes de conséquences.
Tout d’abord la réintégration dans le commandement militaire de l’OTAN. Au sommet de Bucarest, ce retour avait été présenté comme probable à la condition qu’une défense européenne voit vraiment le jour. Aujourd’hui il n’y a plus de préalable ! Le Président nous explique, comme s’il s’agissait d’un exploit, que notre force nucléaire restera à l’écart. Pour combien de temps ? La plupart des observateurs, très complaisants, répètent à l’envi que cette réintégration ne changera rien, qu’elle n’est que la suite logique d’un processus déjà engagé par Jacques Chirac. Mais alors, pourquoi le faire ? Quel est l’intérêt d’abîmer l’image de la France dans le monde pour rien ? Et si le prédécesseur de Nicolas Sarkozy s’est trompé dans cette voie, définitivement abandonnée durant son second mandat, à quoi bon persister dans l’erreur ?
En vérité, bien évidemment, ce retour signe un alignement sur les Etats-Unis, une allégeance. Elle s’inscrit dans une rupture fondamentale de notre politique étrangère. La France ne se situe plus face au monde mais se coule dans le moule du « camp occidental », si cher à Nicolas Sarkozy. C’est une faute géopolitique majeure dans un monde qui devient multipolaire. Au moment où la vision du Général de Gaulle s’impose dans les faits, Nicolas Sarkozy casse l’un des atouts majeurs de la France.
L’autre décision concerne la réduction du format des armées. C’est la conséquence directe du retour dans l’OTAN. Puisque la France ne devient qu’un élément d’une défense américano européenne, pourquoi entretenir des armées présentes en plusieurs points du globe ?
Le Président parle d’un objectif de dépense de 2% du PIB. Si l’on compte les pensions et le coût de la gendarmerie, cela nous ramène aux alentours de 1,5%. Pendant ce temps la Grande-Bretagne développe son effort à 2,7% du PIB. Comment, dans ces conditions, affronter les nouvelles mesures que détaille le Livre Blanc ? Comment jouer notre rôle en Europe ? Comment peser dans le Monde ?
D’un côté la Grande-Bretagne qui veut encore exister, de l’autre la France qui a renoncé et Nicolas Sarkozy ose invoquer le pragmatisme du Général de Gaulle. Quelle imposture !
17 juin 2008
Le 18 juin 2008 à Rouen
COMMUNIQUE DE PRESSE
Debout la République rend hommage à Charles de Gaulle à Rouen
Debout la République rend hommage à Charles de Gaulle à Rouen
Le mercredi 18 juin 2008, le parti gaulliste et républicain Debout la République, présidé par Nicolas DUPONT-AIGNAN, Député non-inscrit de l’Essonne, rendra hommage dans les régions à la mémoire du général de Gaulle, le jour-anniversaire de son appel de Londres.
Alors que la France est livrée aux dérives de l’argent-roi et du renoncement national dans une Europe inefficace et antidémocratique, les valeurs du gaullisme ainsi célébré offrent plus que jamais d’indispensables repères à nos concitoyens, en proie à un désarroi grandissant :
- le choix de la résistance à l’injustice et à la loi du plus fort ;
- le choix de l’humanisme contre l’avidité et le cynisme ;
- le choix d’une Europe des nations au service des citoyens, dans le respect des peuples ;
- le choix de la France et de la République, pour construire un monde de liberté dans le respect des peuples.
Dans le département de Seine-Maritime, un dépôt de gerbe sera organisé à Rouen à la stèle des Forces Françaises Libres quai de la France Libre à Rouen à 10 heures 30.
Mme Brigitte Brière, secrétaire départementale de DLR 76 organisera par ailleurs un point presse :
Place du Général de Gaulle (à côté de la stèle) après la cérémonie d’hommage, où un dépôt de gerbe officiel aura lieu.
Brigitte Brière
Secrétaire Départementale de Debout la République
Contact Presse : 06.08.91.15.84. ou dlr76@yahoo.fr
15 juin 2008
Circulez, il n’y a rien à voir !, par Nicolas Dupont-Aignan
Le vendredi 13 juin 2008 marquera l’histoire de l’Europe. Un peuple libre, profondément attaché à son indépendance malgré la campagne d’intimidation de ses voisins et de ses dirigeants, a clairement refusé ce traité incompréhensible et dangereux pour sa démocratie nationale. Je me souviens des sourires entendus y compris chez ceux qui avaient en 2005 défendu le NON en France quand je suis revenu d’Irlande le 29 mai dernier « Ce pauvre Dupont-Aignan, comment peut-il y croire encore ? »
Dans la vie politique quand l’essentiel est en jeu, il faut pourtant toujours persévérer. Le NON l’a emporté en Irlande, comme en France d’ailleurs en 2005, car là-bas des femmes et des hommes libres ont eu le courage de défendre leurs convictions, leur idée de leur pays plutôt que les intérêts propres.
Il suffisait hier d’écouter les radios et les télévisions pour remarquer qu’une fois de plus la plupart de nos élites n’avaient rien compris. La déclaration de M. Barosso symbolise ce mépris du peuple et de la démocratie.
Circulez, il n’y a rien à voir ! Un mélange d’Ancien Régime et de réflexe brejnévien.
L’argument sur la disproportion entre le refus des 4 millions d’Irlandais et la ratification probable dans 26 pays représentant 490 millions d’habitants ne tient pas un instant. Ces 26 ratifications ne sont que parlementaires, les peuples étant volontairement court-circuités. Le processus est ILLEGITIME. La preuve, les parlementaires français et hollandais ont voté un texte quasi identique à celui rejeté massivement par les peuples des deux pays.
En vérité, les dirigeants européens ont bâti un système politique hors sol, sans responsabilité démocratique. Messieurs Barosso et Trichet en sont les purs représentants. Les chefs d’Etats et de gouvernements épousent cette dérive oligarchique par inconscience ou intérêt. Mme Merkel y voit l’Allemagne accroitre son système d’influence. Nicolas Sarkozy imagine rendre inéluctable en France le modèle anglo-saxon qu’il chérit. Pour la vie des peuples, leur pouvoir d’achat, leur emploi, leur alimentation, leur environnement, qu’importe la réalité, la propagande est chargée de faire croire que tout va bien.
Mais les faits sont têtus … les citoyens, et c’est le miracle de la démocratie, comprennent bien que cela ne marche pas. Ils voient bien que le système sert les intérêts de certains plutôt que ceux du plus grand nombre : OGM imposés en plein champ, délocalisations d’Airbus aux Etats-Unis, Euro surévalué, pêcheurs sacrifiés, les exemples ne manquent pas !
Mais puisque les dirigeants ne veulent pas ouvrir les yeux, à nous, lors des élections européennes de juin 2009, de convaincre les peuples d’Europe qu’une autre voie est possible. Le combat continue.
Dans la vie politique quand l’essentiel est en jeu, il faut pourtant toujours persévérer. Le NON l’a emporté en Irlande, comme en France d’ailleurs en 2005, car là-bas des femmes et des hommes libres ont eu le courage de défendre leurs convictions, leur idée de leur pays plutôt que les intérêts propres.
Il suffisait hier d’écouter les radios et les télévisions pour remarquer qu’une fois de plus la plupart de nos élites n’avaient rien compris. La déclaration de M. Barosso symbolise ce mépris du peuple et de la démocratie.
Circulez, il n’y a rien à voir ! Un mélange d’Ancien Régime et de réflexe brejnévien.
L’argument sur la disproportion entre le refus des 4 millions d’Irlandais et la ratification probable dans 26 pays représentant 490 millions d’habitants ne tient pas un instant. Ces 26 ratifications ne sont que parlementaires, les peuples étant volontairement court-circuités. Le processus est ILLEGITIME. La preuve, les parlementaires français et hollandais ont voté un texte quasi identique à celui rejeté massivement par les peuples des deux pays.
En vérité, les dirigeants européens ont bâti un système politique hors sol, sans responsabilité démocratique. Messieurs Barosso et Trichet en sont les purs représentants. Les chefs d’Etats et de gouvernements épousent cette dérive oligarchique par inconscience ou intérêt. Mme Merkel y voit l’Allemagne accroitre son système d’influence. Nicolas Sarkozy imagine rendre inéluctable en France le modèle anglo-saxon qu’il chérit. Pour la vie des peuples, leur pouvoir d’achat, leur emploi, leur alimentation, leur environnement, qu’importe la réalité, la propagande est chargée de faire croire que tout va bien.
Mais les faits sont têtus … les citoyens, et c’est le miracle de la démocratie, comprennent bien que cela ne marche pas. Ils voient bien que le système sert les intérêts de certains plutôt que ceux du plus grand nombre : OGM imposés en plein champ, délocalisations d’Airbus aux Etats-Unis, Euro surévalué, pêcheurs sacrifiés, les exemples ne manquent pas !
Mais puisque les dirigeants ne veulent pas ouvrir les yeux, à nous, lors des élections européennes de juin 2009, de convaincre les peuples d’Europe qu’une autre voie est possible. Le combat continue.
13 juin 2008
L'Irlande plébiscite la démocratie, par Nicolas Dupont-Aignan
12 juin 2008
Vive l'Irlande !, par Nicolas Dupont-Aignan
Aujourd’hui les Irlandais décident du sort de l’Europe. Je retiens mon souffle car comme tous les amoureux de la démocratie, j’espère que ce peuple libre ne se laissera pas impressionner par la déferlante européiste.
J’ai été surpris le 29 mai dernier, en visite à Dublin, par le décalage de moyens entre les élites du OUI et les résistants du NON.
Alors que tout paraissait perdu, d’innombrables organisations de tous bords ont amorcé une campagne de fourmis pour ouvrir les yeux des Irlandais sur le contenu de ce fameux traité de Lisbonne.
Les Irlandais, dont l’indépendance est récente, sont trop attachés à leur liberté pour accepter, je le crois, de confier leur destin à des organismes irresponsables et tout puissants.
Aujourd’hui ils vont aussi s’exprimer au nom de tous les peuples qui par une manœuvre cynique ont été privés de référendum.
Si le NON l’emporte, tous les espoirs seront permis pour refonder enfin la construction européenne sur des bases saines.
Mais si le OUI l’emporte, nul doute que cette mauvaise Europe sera rattrapée tôt ou tard par la réalité et finira par s’effondrer, rendant encore plus difficile une refondation européenne solide.
Je préfère, pour ma part, un petit choc irlandais bénéfique à un effondrement dramatique !
Résultat demain après-midi !
J’ai été surpris le 29 mai dernier, en visite à Dublin, par le décalage de moyens entre les élites du OUI et les résistants du NON.
Alors que tout paraissait perdu, d’innombrables organisations de tous bords ont amorcé une campagne de fourmis pour ouvrir les yeux des Irlandais sur le contenu de ce fameux traité de Lisbonne.
Les Irlandais, dont l’indépendance est récente, sont trop attachés à leur liberté pour accepter, je le crois, de confier leur destin à des organismes irresponsables et tout puissants.
Aujourd’hui ils vont aussi s’exprimer au nom de tous les peuples qui par une manœuvre cynique ont été privés de référendum.
Si le NON l’emporte, tous les espoirs seront permis pour refonder enfin la construction européenne sur des bases saines.
Mais si le OUI l’emporte, nul doute que cette mauvaise Europe sera rattrapée tôt ou tard par la réalité et finira par s’effondrer, rendant encore plus difficile une refondation européenne solide.
Je préfère, pour ma part, un petit choc irlandais bénéfique à un effondrement dramatique !
Résultat demain après-midi !
10 juin 2008
Défense de la Vème République
La réforme des institutions par la majorité actuelle semble tourner en eau de boudin. Au lieu de passer au dessus par le biais du référendum, notre loi fondamentale va être modifiée selon la volonté et les intérêts des appareils politiques et des basses négociations de boutiques. Si des aménagements étaient nécessaires au regard de la pratique des institutions loin d'être gaullienne (usage du référendum, notamment), la constitution a montré sa solidité comme son utilité dans les vicissitudes de la vie politique.
Nous vous invitons à consulter un nouveau blog de Défense de la Constitution de la Vème République. La création de ce blog est une initiative que nous soutenons volontiers.
Nous vous invitons à consulter un nouveau blog de Défense de la Constitution de la Vème République. La création de ce blog est une initiative que nous soutenons volontiers.
Debout la République soutient le peuple irlandais
Le 12 juin prochain, le peuple Irlandais aura la possibilité de s'exprimer sur le traité de Lisbonne, la Constitution européenne-bis. Nous soutenons la volonté du peuple Irlandais de s'exprimer librement sur un texte engageant la liberté de leur pays et le sens que les peuples souhaitent donner à la construction européenne. Vous trouverez ci-dessous le communiqué de presse de Debout la République.
Le « non » irlandais, espoir des citoyens d’Europe
Les peuples d’Europe, privés de référendum par la manœuvre collective de leurs dirigeants, regardent avec espoir vers Dublin.
Toutes les enquêtes d’opinion le démontrent : les Français comme les Néerlandais (1) voteraient à nouveau « non » s’ils étaient consultés par référendum sur le traité de Lisbonne, qui n’est que la réédition à peine maquillée de la Constitution européenne rejetée en 2005 dans les deux pays.
Contrairement à ce qu’affirme la campagne d’intimidation des dirigeants européens, les Irlandais - j’ai pu m’en rendre compte sur place le 29 mai dernier - ne sont pas contre l’Europe mais en refusent légitimement les dérives, à commencer par sa dérive antidémocratique.
Une écrasante majorité de citoyens en Europe l’a bien compris et regarde donc avec sympathie et espoir l’éventualité d’un rejet du traité de Lisbonne en Irlande, dont le référendum est ressenti comme un vote par procuration dans tous les pays privés de consultation populaire.
Ainsi que je l’ai dit à nos amis d’Irlande le 29 mai : « N’ayez pas peur de voter en conscience, nous serons à vos côtés le 12 juin au soir » ! Car un non irlandais serait en réalité une occasion historique de remettre l’Europe à l’endroit.
Nicolas DUPONT-AIGNAN
Député gaulliste de l’Essonne
Président de Debout la République
(1) Un sondage Opinionway paru dans le quotidien Métro début juin 2008 indique que 61% des Français estiment que la ratification parlementaire du traité de Lisbonne est une remise en cause du vote du 29 mai 2005. Une enquête Standpunt.NL affirmait la semaine dernière que 73% des Néerlandais désapprouvent la ratification parlementaire du traité de Lisbonne par leur pays, le 5 juin (source Libération du 7 juin).
Le « non » irlandais, espoir des citoyens d’Europe Les peuples d’Europe, privés de référendum par la manœuvre collective de leurs dirigeants, regardent avec espoir vers Dublin.
Toutes les enquêtes d’opinion le démontrent : les Français comme les Néerlandais (1) voteraient à nouveau « non » s’ils étaient consultés par référendum sur le traité de Lisbonne, qui n’est que la réédition à peine maquillée de la Constitution européenne rejetée en 2005 dans les deux pays.
Contrairement à ce qu’affirme la campagne d’intimidation des dirigeants européens, les Irlandais - j’ai pu m’en rendre compte sur place le 29 mai dernier - ne sont pas contre l’Europe mais en refusent légitimement les dérives, à commencer par sa dérive antidémocratique.
Une écrasante majorité de citoyens en Europe l’a bien compris et regarde donc avec sympathie et espoir l’éventualité d’un rejet du traité de Lisbonne en Irlande, dont le référendum est ressenti comme un vote par procuration dans tous les pays privés de consultation populaire.
Ainsi que je l’ai dit à nos amis d’Irlande le 29 mai : « N’ayez pas peur de voter en conscience, nous serons à vos côtés le 12 juin au soir » ! Car un non irlandais serait en réalité une occasion historique de remettre l’Europe à l’endroit.
Nicolas DUPONT-AIGNAN
Député gaulliste de l’Essonne
Président de Debout la République
(1) Un sondage Opinionway paru dans le quotidien Métro début juin 2008 indique que 61% des Français estiment que la ratification parlementaire du traité de Lisbonne est une remise en cause du vote du 29 mai 2005. Une enquête Standpunt.NL affirmait la semaine dernière que 73% des Néerlandais désapprouvent la ratification parlementaire du traité de Lisbonne par leur pays, le 5 juin (source Libération du 7 juin).
09 juin 2008
06 juin 2008
Debout la République dans le débat institutionnel
Vous trouverez ci-dessous une tribune de Nicolas Dupont-Aignan que l'on peut lire sur le site Rénovation démocratique.org, le portail d'information et d'échange sur la rénovation démocratique. Il est clair que la Constitution voulue et mise en place par le général de Gaulle n'existe plus. La Vème République n'en a plus que le nom. La pratique des Institutions en à tuer l'esprit et en train en exterminer la lettre. A Debout la République, nous défendons les institutions inspirés par le gaullisme et nous souhaitons qu'elles intègrent plus de démocratie que méprise ceux qui les pratiquent. Enfin, le marchandage actuel n'est pas digne du débat sur un sujet de cet importance. La décision par référendum reste toujours la voie la plus pertinente à ce sujet.
L'étouffement de notre démocratie
Une bonne Constitution répond à deux objectifs principaux : la stabilité du pays, la vitalité de sa démocratie. Les institutions de 1958, pour mettre un terme à l’instabilité chronique du régime d’assemblée des IIIe et IVe République, a confié de grands pouvoirs à l’exécutif. Ce renforcement s’est toutefois accompagné de l’élection du Président au suffrage universel direct en 1962, et d’une pratique référendaire, permettant aux moments cruciaux de trancher les grandes querelles. Pour le Général de Gaulle, le bénéfice d’une grande autorité obligeait à asseoir celle-ci sur une légitimité suprême et incontestable, celle de la souveraineté populaire elle-même – qui, toujours d’après de Gaulle, «se confond avec la démocratie». Bref, à grand pouvoir, grande responsabilité.
Malheureusement ses successeurs ont conservé les pouvoirs tout en s’affranchissant de la responsabilité : le quinquennat d’une part, la formation d’un parti quasi unique à droite de l’autre, ont encore accentué la concentration des pouvoirs, tandis que le dévoiement progressif de la pratique référendaire - jusqu’au déni du résultat du 29 mai 2005 – a gravement affaibli la fonction de contrôle de la démocratie directe.
Une réforme constitutionnelle pour rééquilibrer le système est donc souhaitable. Malheureusement, le projet débattu à l’Assemblée Nationale n’est qu’un trompe-l’œil. Le Président veut faire croire qu’il est un grand réformateur et un grand démocrate. Mais, en réalité, il ne touche en rien aux causes profondes de l’étouffement de notre démocratie.
Rien n’est prévu, par exemple, sur le mode d’élection des Députés. Or, le système majoritaire, dans le nouveau contexte de l’UMP et du quinquennat, est devenu un véritable étouffoir démocratique, reconstituant un régime des partis que le fondateur de la Ve République, on le sait, avait vigoureusement combattu. Ironie de l’histoire, l’oxygénation du système par l’introduction d’un peu de proportionnelle est devenue la seule solution pour empêcher la domination presque sans partage de deux partis larrons en foire, le PS et l’UMP, qui représentent de moins en moins d’électeurs. Je refuse bien sûr la proportionnelle intégrale, qui replongerait le pays dans l’instabilité, mais je crois nécessaire pour permettre une meilleure représentativité de l’Assemblée Nationale, l’instillation d’une dose de proportionnelle. Sans cette rupture, les nouveaux pouvoirs donnés au Parlement ne représentent qu’un leurre, car il s’agit de donner des compétences nouvelles au parti dirigé depuis l’Elysée.
Rien non plus pour conforter l’usage du référendum. La suppression en suspens du référendum obligatoire sur l’adhésion de nouveaux pays à l’Union européenne, comme l’usine à gaz du référendum d’initiative populaire, n’augurent rien de bon. Le seuil de déclenchement de ce référendum d’initiative populaire est en réalité bien trop élevé pour que la réforme soit opératoire…
Rien ensuite sur la question centrale des médias. Pour garantir le pluralisme et sortir de la dérive bananière de notre République, il faut, comme dans la plupart des pays occidentaux, interdire aux groupes financiers dépendant des commandes de l’Etat de détenir de grands médias.
Surtout rien n’est envisagé sur la question clé du contrôle de l’Union européenne. Les directives négociées par les Ministres à Bruxelles le sont dans le dos du Parlement. Le grand problème est que la négociation européenne relève de la sphère diplomatique (et donc du pouvoir discrétionnaire de l’exécutif) alors qu’elle porte sur des sujets relevant éminemment du domaine de la loi, c'est-à-dire du Parlement. Les directives bruxelloises sont ainsi de nature législative mais les parlementaires sont la plupart du temps sommés de les retranscrire quelques années plus tard en droit interne, sans débat ni réel pouvoir d’amendement, par ordonnance.
Enfin, que dire de certains gadgets, comme l’inscription des langues minoritaires et régionales dans la Constitution, dont l’application pourrait cependant réserver de très désagréables surprises ?!
Démocratiser la Ve, bien sûr ! À deux conditions : tout d’abord s’attaquer aux vraies questions, ensuite maintenir la garantie de la stabilité. En vérité, cette réforme s’apparente de plus en plus à un jeu politicien entre le Président et l’opposition. Une sorte de donnant-donnant qui consacrerait un accord minimal de deux partenaires à bout de souffle. Le régime des deux partis cherche à faire main basse sur des institutions qui peuvent pourtant faire merveille si celui qui préside a une vision, une politique, un appui du peuple.
Nicolas Dupont-Aignan
Illustration: "La Vérité amène la République et l'Abondance", par Nicolas de Courteille, 1793. Conservé au Musée historique de la Révolution française. Pour en savoir plus sur ce tableau: cliquez-ici. © Photo RMN - M. Bellot
L'étouffement de notre démocratieUne bonne Constitution répond à deux objectifs principaux : la stabilité du pays, la vitalité de sa démocratie. Les institutions de 1958, pour mettre un terme à l’instabilité chronique du régime d’assemblée des IIIe et IVe République, a confié de grands pouvoirs à l’exécutif. Ce renforcement s’est toutefois accompagné de l’élection du Président au suffrage universel direct en 1962, et d’une pratique référendaire, permettant aux moments cruciaux de trancher les grandes querelles. Pour le Général de Gaulle, le bénéfice d’une grande autorité obligeait à asseoir celle-ci sur une légitimité suprême et incontestable, celle de la souveraineté populaire elle-même – qui, toujours d’après de Gaulle, «se confond avec la démocratie». Bref, à grand pouvoir, grande responsabilité.
Malheureusement ses successeurs ont conservé les pouvoirs tout en s’affranchissant de la responsabilité : le quinquennat d’une part, la formation d’un parti quasi unique à droite de l’autre, ont encore accentué la concentration des pouvoirs, tandis que le dévoiement progressif de la pratique référendaire - jusqu’au déni du résultat du 29 mai 2005 – a gravement affaibli la fonction de contrôle de la démocratie directe.
Une réforme constitutionnelle pour rééquilibrer le système est donc souhaitable. Malheureusement, le projet débattu à l’Assemblée Nationale n’est qu’un trompe-l’œil. Le Président veut faire croire qu’il est un grand réformateur et un grand démocrate. Mais, en réalité, il ne touche en rien aux causes profondes de l’étouffement de notre démocratie.
Rien n’est prévu, par exemple, sur le mode d’élection des Députés. Or, le système majoritaire, dans le nouveau contexte de l’UMP et du quinquennat, est devenu un véritable étouffoir démocratique, reconstituant un régime des partis que le fondateur de la Ve République, on le sait, avait vigoureusement combattu. Ironie de l’histoire, l’oxygénation du système par l’introduction d’un peu de proportionnelle est devenue la seule solution pour empêcher la domination presque sans partage de deux partis larrons en foire, le PS et l’UMP, qui représentent de moins en moins d’électeurs. Je refuse bien sûr la proportionnelle intégrale, qui replongerait le pays dans l’instabilité, mais je crois nécessaire pour permettre une meilleure représentativité de l’Assemblée Nationale, l’instillation d’une dose de proportionnelle. Sans cette rupture, les nouveaux pouvoirs donnés au Parlement ne représentent qu’un leurre, car il s’agit de donner des compétences nouvelles au parti dirigé depuis l’Elysée.
Rien non plus pour conforter l’usage du référendum. La suppression en suspens du référendum obligatoire sur l’adhésion de nouveaux pays à l’Union européenne, comme l’usine à gaz du référendum d’initiative populaire, n’augurent rien de bon. Le seuil de déclenchement de ce référendum d’initiative populaire est en réalité bien trop élevé pour que la réforme soit opératoire…
Rien ensuite sur la question centrale des médias. Pour garantir le pluralisme et sortir de la dérive bananière de notre République, il faut, comme dans la plupart des pays occidentaux, interdire aux groupes financiers dépendant des commandes de l’Etat de détenir de grands médias.
Surtout rien n’est envisagé sur la question clé du contrôle de l’Union européenne. Les directives négociées par les Ministres à Bruxelles le sont dans le dos du Parlement. Le grand problème est que la négociation européenne relève de la sphère diplomatique (et donc du pouvoir discrétionnaire de l’exécutif) alors qu’elle porte sur des sujets relevant éminemment du domaine de la loi, c'est-à-dire du Parlement. Les directives bruxelloises sont ainsi de nature législative mais les parlementaires sont la plupart du temps sommés de les retranscrire quelques années plus tard en droit interne, sans débat ni réel pouvoir d’amendement, par ordonnance.
Enfin, que dire de certains gadgets, comme l’inscription des langues minoritaires et régionales dans la Constitution, dont l’application pourrait cependant réserver de très désagréables surprises ?!
Démocratiser la Ve, bien sûr ! À deux conditions : tout d’abord s’attaquer aux vraies questions, ensuite maintenir la garantie de la stabilité. En vérité, cette réforme s’apparente de plus en plus à un jeu politicien entre le Président et l’opposition. Une sorte de donnant-donnant qui consacrerait un accord minimal de deux partenaires à bout de souffle. Le régime des deux partis cherche à faire main basse sur des institutions qui peuvent pourtant faire merveille si celui qui préside a une vision, une politique, un appui du peuple.
Nicolas Dupont-Aignan
Illustration: "La Vérité amène la République et l'Abondance", par Nicolas de Courteille, 1793. Conservé au Musée historique de la Révolution française. Pour en savoir plus sur ce tableau: cliquez-ici. © Photo RMN - M. Bellot
05 juin 2008
Crise de l'énergie : double jeu de l'Etat ?, par Nicolas Dupont-Aignan
Aujourd’hui alors que la flambée prévisible des cours du pétrole étrangle nos concitoyens, le gouvernement mais aussi la plupart des partis politiques semblent résignés. Coincés entre le marteau des pays producteurs et l’enclume des contraintes bruxelloises, ils semblent totalement indifférents au profond désarroi de nos compatriotes.
Et pourtant il est possible d’agir. En 2003 dans l’indifférence générale, Debout la République avait publié un mémorandum plaidant pour le renouveau de notre politique énergétique, depuis trop longtemps à la dérive.
Agir tout d’abord à court terme pour alléger la facture des professions les plus pénalisées et éviter ainsi la mise en faillite de bon nombre de pêcheurs, routiers ou agriculteurs. N’attendons pas Bruxelles et décidons vite, par exemple une exonération de TVA. La survie de dizaine de milliers de professionnels vaut bien le soin apporté aux contribuables assujettis à l’ISF !
Mais il ne faudra pas en rester là : toute la vérité devrait être faite sur l’écart inexplicable entre la flambée des prix à la pompe et à la cuve d’une part, et celle, d’autre part des cours du pétrole brut dont le coût aurait dû, pourtant, être largement amorti par l’appréciation très forte de l’euro face aux autres devises internationales. Mon collègue le Député du Pas-de-Calais, Jean-Pierre Kucheida, a ainsi calculé que l’augmentation du baril en euros réels (c'est-à-dire en intégrant l’appréciation de ce dernier sur le marché des changes) est de 15,5% entre 2000 et 2008, tandis que l’augmentation du gasoil sur la même durée dépasse les… 70% !
Où donc est passée la différence, qui l’a discrètement engrangée ? Comment se fait-il, alors qu’on nous serine du soir au matin que l’euro représente un formidable parapluie contre l’explosion du prix du baril, que le seul avantage avéré de la monnaie unique ne soit même pas au rendez-vous ? Faut-il croire, comme pour le gaz dont le coût réel d’importation ne justifie aucunement les deux hausses de cette année, que l’Etat-actionnaire ou les entreprises concernées s’engraissent sur le dos des Français ? Une Commission d’enquête parlementaire serait indispensable pour faire la lumière sur cet aspect central de la question !
Dans l’hypothèse, très probable, où il apparaîtrait que bien des abus sont commis dans le silence feutré des conseils d’administration et des palais nationaux, ne faudrait-il pas réfléchir à la remise au goût du jour de l’esprit du Conseil national de la Résistance, à l’instauration d’un tarif unique et régulé des carburants, comme d’ailleurs de toutes les ressources essentielles qui, en République, devraient être soustraites à l’avidité irresponsable d’une certaine culture du marché, mêlant dans la plus complète opacité prédation des multinationales et spoliation d’Etat ?
Mais au-delà de cette réorientation fondamentale de la politique des prix de l’essence, qui n’en doutons pas se heurterait à de formidables intérêts si on osait la mettre en œuvre, il est aussi nécessaire d’agir pour aider les professionnels comme l’ensemble des Français d’ailleurs, à remplacer leur outil de travail, leur voiture ou leur chaudière par des modèles moins consommateurs d’énergie. Le gouvernement a l’embarras du choix, des mesures fiscales possibles. « La Jupette », en son temps, avait fait merveille pour accélérer le renouvellement du parc automobile. On peut imaginer ainsi pour les particuliers la réduction de la taxe foncière pour l’acquisition d’équipements énergétiques à faible consommation (réduction remboursée aux communes par l’Etat).
Enfin, il est urgent d’agir en utilisant les leviers exceptionnels que représentent les grandes entreprises énergétiques françaises bâties depuis 1945 par l’effort du contribuable.
- Comme l’a très bien analysé Yves de Kerdrel dans le Figaro du 4 juin, il serait temps de rappeler à l’ordre EDF qui, au lieu de s’engager à nouveau dans une politique de croissance externe aussi hasardeuse qu’inutile pour les Français, devrait être fermement invitée par l’Etat à consacrer les 15 mds € qu’elle envisage de dépenser pour acquérir British Energy à la relance du programme électronucléaire en France (15 mds, c’est 5 centrales !).
- Il serait temps, aussi, de bloquer les tarifs de GDF qui ont été scandaleusement augmentés alors que rien ne le justifie réellement, exception faite sans doute du désir de ses dirigeants et actionnaires (au premier chef l’Etat !!) d’accroître la rentabilité de l’entreprise sur le dos des Français.
- Il serait temps, de même, que la politique de Total soit contrôlée un tant soit peu par l’Etat. Il ya a urgence à faire sauter les goulets d’étranglement dans le raffinage pesant sur les prix et s’expliquant par des sous-investissements.
Pauvre en matières premières énergétiques, la France a su à la libération puis lors du 1er choc pétrolier se doter d’une politique volontariste qui a permis aux Français de bénéficier de l’électricité la moins chère d’Europe, d’une autosuffisance de 50% environ et a offert à nos industriels un avantage de compétitivité crucial pour leur développement.
Malheureusement depuis une quinzaine d’années il n’y a plus de pilote dans l’avion. Pire, les gouvernements successifs ont laissé peu à peu Bruxelles démanteler l’un des plus beaux atouts de notre pays en le livrant à une logique inepte et antiéconomique du tout-marché. Aujourd’hui la question est simple. Voulons-nous une politique publique offensive ? D’un côté, pour aider les Français en adoucissant le choc financier sans précédent auxquels ils sont être confrontés, de l’autre pour investir sur le long terme dans la production d’une énergie pour tous, accessible et libérée de la tyrannie d’un capitalisme sauvage, sauvage jusqu’à se détruire lui-même.
Il y a urgence !
Et pourtant il est possible d’agir. En 2003 dans l’indifférence générale, Debout la République avait publié un mémorandum plaidant pour le renouveau de notre politique énergétique, depuis trop longtemps à la dérive.
Agir tout d’abord à court terme pour alléger la facture des professions les plus pénalisées et éviter ainsi la mise en faillite de bon nombre de pêcheurs, routiers ou agriculteurs. N’attendons pas Bruxelles et décidons vite, par exemple une exonération de TVA. La survie de dizaine de milliers de professionnels vaut bien le soin apporté aux contribuables assujettis à l’ISF !
Mais il ne faudra pas en rester là : toute la vérité devrait être faite sur l’écart inexplicable entre la flambée des prix à la pompe et à la cuve d’une part, et celle, d’autre part des cours du pétrole brut dont le coût aurait dû, pourtant, être largement amorti par l’appréciation très forte de l’euro face aux autres devises internationales. Mon collègue le Député du Pas-de-Calais, Jean-Pierre Kucheida, a ainsi calculé que l’augmentation du baril en euros réels (c'est-à-dire en intégrant l’appréciation de ce dernier sur le marché des changes) est de 15,5% entre 2000 et 2008, tandis que l’augmentation du gasoil sur la même durée dépasse les… 70% !
Où donc est passée la différence, qui l’a discrètement engrangée ? Comment se fait-il, alors qu’on nous serine du soir au matin que l’euro représente un formidable parapluie contre l’explosion du prix du baril, que le seul avantage avéré de la monnaie unique ne soit même pas au rendez-vous ? Faut-il croire, comme pour le gaz dont le coût réel d’importation ne justifie aucunement les deux hausses de cette année, que l’Etat-actionnaire ou les entreprises concernées s’engraissent sur le dos des Français ? Une Commission d’enquête parlementaire serait indispensable pour faire la lumière sur cet aspect central de la question !
Dans l’hypothèse, très probable, où il apparaîtrait que bien des abus sont commis dans le silence feutré des conseils d’administration et des palais nationaux, ne faudrait-il pas réfléchir à la remise au goût du jour de l’esprit du Conseil national de la Résistance, à l’instauration d’un tarif unique et régulé des carburants, comme d’ailleurs de toutes les ressources essentielles qui, en République, devraient être soustraites à l’avidité irresponsable d’une certaine culture du marché, mêlant dans la plus complète opacité prédation des multinationales et spoliation d’Etat ?
Mais au-delà de cette réorientation fondamentale de la politique des prix de l’essence, qui n’en doutons pas se heurterait à de formidables intérêts si on osait la mettre en œuvre, il est aussi nécessaire d’agir pour aider les professionnels comme l’ensemble des Français d’ailleurs, à remplacer leur outil de travail, leur voiture ou leur chaudière par des modèles moins consommateurs d’énergie. Le gouvernement a l’embarras du choix, des mesures fiscales possibles. « La Jupette », en son temps, avait fait merveille pour accélérer le renouvellement du parc automobile. On peut imaginer ainsi pour les particuliers la réduction de la taxe foncière pour l’acquisition d’équipements énergétiques à faible consommation (réduction remboursée aux communes par l’Etat).
Enfin, il est urgent d’agir en utilisant les leviers exceptionnels que représentent les grandes entreprises énergétiques françaises bâties depuis 1945 par l’effort du contribuable.
- Comme l’a très bien analysé Yves de Kerdrel dans le Figaro du 4 juin, il serait temps de rappeler à l’ordre EDF qui, au lieu de s’engager à nouveau dans une politique de croissance externe aussi hasardeuse qu’inutile pour les Français, devrait être fermement invitée par l’Etat à consacrer les 15 mds € qu’elle envisage de dépenser pour acquérir British Energy à la relance du programme électronucléaire en France (15 mds, c’est 5 centrales !).
- Il serait temps, aussi, de bloquer les tarifs de GDF qui ont été scandaleusement augmentés alors que rien ne le justifie réellement, exception faite sans doute du désir de ses dirigeants et actionnaires (au premier chef l’Etat !!) d’accroître la rentabilité de l’entreprise sur le dos des Français.
- Il serait temps, de même, que la politique de Total soit contrôlée un tant soit peu par l’Etat. Il ya a urgence à faire sauter les goulets d’étranglement dans le raffinage pesant sur les prix et s’expliquant par des sous-investissements.
Pauvre en matières premières énergétiques, la France a su à la libération puis lors du 1er choc pétrolier se doter d’une politique volontariste qui a permis aux Français de bénéficier de l’électricité la moins chère d’Europe, d’une autosuffisance de 50% environ et a offert à nos industriels un avantage de compétitivité crucial pour leur développement.
Malheureusement depuis une quinzaine d’années il n’y a plus de pilote dans l’avion. Pire, les gouvernements successifs ont laissé peu à peu Bruxelles démanteler l’un des plus beaux atouts de notre pays en le livrant à une logique inepte et antiéconomique du tout-marché. Aujourd’hui la question est simple. Voulons-nous une politique publique offensive ? D’un côté, pour aider les Français en adoucissant le choc financier sans précédent auxquels ils sont être confrontés, de l’autre pour investir sur le long terme dans la production d’une énergie pour tous, accessible et libérée de la tyrannie d’un capitalisme sauvage, sauvage jusqu’à se détruire lui-même.
Il y a urgence !
LME : Repos Dominical, par Nicolas Dupont-Aignan
Je suis très sollicité en ce moment sur ma position par rapport à un des articles de la Loi sur la Modernisation de l'Economie (LME) concernant le repos dominical. Voici un courrier en réponse à une lettre de la CFTC m'interpellant à ce propos :
Monsieur le Secrétaire Général,
J’ai bien reçu votre courrier du 26 mai dernier, par lequel vous me livrez les arguments qui militent, selon vous, pour le maintien du repos dominical.
Parmi ces arguments, vous évoquez la distorsion de concurrence que créerait l’autorisation généralisée d’ouverture des commerces le dimanche, puisque seules les grandes enseignes auraient les moyens de rémunérer leur personnel en tarif « dimanche et jours fériés ».
Très attaché, en qualité de Maire d’une ville de 30.000 habitants, à la défense du petit commerce qui participe à l’animation de nos cœurs de ville et à la cohésion sociale, je partage tout à fait votre inquiétude face aux conséquences fatales qu’aurait une telle disposition pour l’économie de proximité.
Par ailleurs, vous vous interrogez sur le choix délibéré des salariés de travailler le dimanche.
En effet, une approche superficielle du problème laisserait à penser que le travail dominical est un bienfait pour les étudiants et les jeunes en général, ou pour tous les salariés ayant besoin d’accroître leurs revenus.
Chacun sait qu’il n’en n’est rien, et que, derrière cette façade de volontariat enthousiaste, se cache en fait la création d’un sous-prolétariat précaire et que par ailleurs, les entreprises n’hésiteraient à se séparer sous des motifs divers, de ceux de leurs salariés qui ne seraient pas volontaires….
Enfin, vous en appelez à une certaine résistance à la société du « tout économique » et à l’intérêt de ménager, pour l’équilibre des familles, un jour sans travail ou sans consommation.
En effet, que ce jour soit consacré à des activités spirituelles, associatives, culturelles ou ludiques…, je considère, pour ma part, qu’il convient de le « sanctuariser ».
Tels sont les arguments que je développerai lors de la discussion de la proposition de loi visant à rénover les dérogations au repos dominical, qui se déroulera le 10 juin prochain à l’Assemblée Nationale.
Souhaitant avoir fait écho à vos préoccupations, je vous prie d’agréer, Monsieur le Secrétaire Général, l’expression de mes sentiments distingués.
Nicolas DUPONT-AIGNAN
Monsieur le Secrétaire Général,
J’ai bien reçu votre courrier du 26 mai dernier, par lequel vous me livrez les arguments qui militent, selon vous, pour le maintien du repos dominical.
Parmi ces arguments, vous évoquez la distorsion de concurrence que créerait l’autorisation généralisée d’ouverture des commerces le dimanche, puisque seules les grandes enseignes auraient les moyens de rémunérer leur personnel en tarif « dimanche et jours fériés ».
Très attaché, en qualité de Maire d’une ville de 30.000 habitants, à la défense du petit commerce qui participe à l’animation de nos cœurs de ville et à la cohésion sociale, je partage tout à fait votre inquiétude face aux conséquences fatales qu’aurait une telle disposition pour l’économie de proximité.
Par ailleurs, vous vous interrogez sur le choix délibéré des salariés de travailler le dimanche.
En effet, une approche superficielle du problème laisserait à penser que le travail dominical est un bienfait pour les étudiants et les jeunes en général, ou pour tous les salariés ayant besoin d’accroître leurs revenus.
Chacun sait qu’il n’en n’est rien, et que, derrière cette façade de volontariat enthousiaste, se cache en fait la création d’un sous-prolétariat précaire et que par ailleurs, les entreprises n’hésiteraient à se séparer sous des motifs divers, de ceux de leurs salariés qui ne seraient pas volontaires….
Enfin, vous en appelez à une certaine résistance à la société du « tout économique » et à l’intérêt de ménager, pour l’équilibre des familles, un jour sans travail ou sans consommation.
En effet, que ce jour soit consacré à des activités spirituelles, associatives, culturelles ou ludiques…, je considère, pour ma part, qu’il convient de le « sanctuariser ».
Tels sont les arguments que je développerai lors de la discussion de la proposition de loi visant à rénover les dérogations au repos dominical, qui se déroulera le 10 juin prochain à l’Assemblée Nationale.
Souhaitant avoir fait écho à vos préoccupations, je vous prie d’agréer, Monsieur le Secrétaire Général, l’expression de mes sentiments distingués.
Nicolas DUPONT-AIGNAN
04 juin 2008
02 juin 2008
5 euros pour un vrai choix aux élections européennes de 2009 !
Une souscription nationale a été lancée par Debout la République afin de constituer les listes gaullistes et républicaines aux prochaines élections européennes. Si 200.000 personnes donnent 5 euros, c'est 1.000.000 d'euros pour une campagne digne et offensive en faveur d'une autre Europe. Vous pouvez télécharger ci-dessous de bulletin de souscription à envoyer à l'adresse suivante: Debout la République - BP 18 - 91330 YERRES.

Télécharger le tract de la souscription nationale (au format PDF)
01 juin 2008
Les Irlandais vont-ils sauver l'honneur de la démocratie en Europe ?, par Nicolas Dupont-Aignan
Hier j’ai passé la journée à Dublin. En ce troisième anniversaire du vote des Français, il me paraissait naturel d’aller convaincre les Irlandais de leur rôle historique.
Je leur ai dit de ne pas avoir peur de voter comme le leur dicte leur conscience, en gardant à l’esprit qu’une très large majorité de citoyens en Europe, privés de référendum, ne leur en voudrait pas de rejeter Lisbonne mais, au contraire, leur en serait reconnaissante.
C’est en effet à ce peuple qui a conquis si chèrement sa liberté, qu’il revient de donner le coup de grâce de ce Traité de Lisbonne imposé par les dirigeants européens aux citoyens qui n’en veulent pas.
J’ai retrouvé la même ambiance qu’à Paris lors de la campagne référendaire française il y a trois ans : d’un côté, le rouleau compresseur de la propagande, la débauche de moyens pour le Oui, de l’autre, une multitude de petites organisations où des militants avec de faibles moyens mais un enthousiasme extraordinaire parcourent le pays en tous sens.
A Dublin aujourd’hui, comme à Paris hier, on sent un peuple partagé. Aimant l’Europe, inquiet d’être accusé de l’abîmer par un vote de refus, mais voulant aussi conserver son identité, sa liberté, sa démocratie, et ne comprenant pas pourquoi il devrait accepter de se voir imposer cette sorte de tout ou rien.
En vérité, dotés d’une grande conscience politique et du souvenir encore très récent du prix de leur liberté, les Irlandais veulent, comme les Français et les Hollandais il y a trois ans, choisir leur Europe, en dessiner les contours, en maîtriser les politiques.
Les dirigeants européens prisonniers d’une fuite en avant dont ils sont les premiers responsables, n’ont pas compris que le débat n’était plus entre l’Europe et le refus de l’Europe mais sur la manière de la construire et de l’articuler avec les nations. Leur chantage ne passe plus car leur prétendue « Europe » dénature l’idéal dont ils réclament. Ils le savent, d’ailleurs, puisqu’ils refusent de consulter les peuples et n’hésitent même plus, le cas échéant, à bafouer ouvertement le suffrage universel lorsqu’il parvient à s’exprimer.
Aujourd’hui le choix est simple. Soit les Irlandais auront le courage de dire NON et ils rendront service à la construction européenne qui sera alors obligée d’être refondée sur des bases saines, soit le OUI l’emportera n’offrant qu’un court répit à une Constitution qui s’effondrera dans une crise beaucoup plus grave.
Le 12 juin le destin de l’Union européenne sera scellé et la crise la plus grave ne viendra pas du NON mais du OUI.
Je leur ai dit de ne pas avoir peur de voter comme le leur dicte leur conscience, en gardant à l’esprit qu’une très large majorité de citoyens en Europe, privés de référendum, ne leur en voudrait pas de rejeter Lisbonne mais, au contraire, leur en serait reconnaissante.
C’est en effet à ce peuple qui a conquis si chèrement sa liberté, qu’il revient de donner le coup de grâce de ce Traité de Lisbonne imposé par les dirigeants européens aux citoyens qui n’en veulent pas.
J’ai retrouvé la même ambiance qu’à Paris lors de la campagne référendaire française il y a trois ans : d’un côté, le rouleau compresseur de la propagande, la débauche de moyens pour le Oui, de l’autre, une multitude de petites organisations où des militants avec de faibles moyens mais un enthousiasme extraordinaire parcourent le pays en tous sens.
A Dublin aujourd’hui, comme à Paris hier, on sent un peuple partagé. Aimant l’Europe, inquiet d’être accusé de l’abîmer par un vote de refus, mais voulant aussi conserver son identité, sa liberté, sa démocratie, et ne comprenant pas pourquoi il devrait accepter de se voir imposer cette sorte de tout ou rien.
En vérité, dotés d’une grande conscience politique et du souvenir encore très récent du prix de leur liberté, les Irlandais veulent, comme les Français et les Hollandais il y a trois ans, choisir leur Europe, en dessiner les contours, en maîtriser les politiques.
Les dirigeants européens prisonniers d’une fuite en avant dont ils sont les premiers responsables, n’ont pas compris que le débat n’était plus entre l’Europe et le refus de l’Europe mais sur la manière de la construire et de l’articuler avec les nations. Leur chantage ne passe plus car leur prétendue « Europe » dénature l’idéal dont ils réclament. Ils le savent, d’ailleurs, puisqu’ils refusent de consulter les peuples et n’hésitent même plus, le cas échéant, à bafouer ouvertement le suffrage universel lorsqu’il parvient à s’exprimer.
Aujourd’hui le choix est simple. Soit les Irlandais auront le courage de dire NON et ils rendront service à la construction européenne qui sera alors obligée d’être refondée sur des bases saines, soit le OUI l’emportera n’offrant qu’un court répit à une Constitution qui s’effondrera dans une crise beaucoup plus grave.
Le 12 juin le destin de l’Union européenne sera scellé et la crise la plus grave ne viendra pas du NON mais du OUI.
Honte à notre Justice française, par Nicolas Dupont-Aignan
La décision du Tribunal de Grande Instance de Lille annulant un mariage car la jeune mariée n’était plus vierge est ahurissante ! La virginité serait donc une « qualité essentielle » du mariage. La répudiation judiciaire est instaurée. La femme devient une marchandise ! L’égalité est bafouée !
Honte à la Justice française !
Honte à la Justice française !
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