Une fois n'est pas coutume, une bonne nouvelle nous vient de l’Union Européenne … En effet la raison et le bon sens l’ont emporté dans le débat sur la riposte graduée dont le principe vient d’être rejeté par le parlement européen lors du vote sur le Paquet Télécom.
Rappelons que la riposte gradué n'est rien d'autre qu'un dispositif de sanction aboutissant à la coupure de la connexion internet à la suite de 2 avertissements par émail dans le cas du telechargement du moindre MP3 par un internaute... Pour être mise en oeuvre , il est nécessaire de surveiller l'ensemble des internautes.
En Juillet dernier j’avais vivement réagi à l’insidieuse tentative orwellienne de Malcolm Harbor de mettre en place un système de surveillance généralisé de tous les internautes avec pour complicité la passivité de l’ex ministre socialiste de la culture Mme Trautmann.
Le tollé déclenché par cette affaire avait conduit de nombreux internautes à écrire à leurs Eurodéputés sur leurs craintes par rapport au viol manifeste que constituerait la mise en place d’un tel dispositif de contrôle de la vie privée. Ces derniers ont répondu favorablement en votant massivement un amendement ( le n° 138) garantissant cette liberté fondamentale du droit à la vie privée. Toutefois fidèle à son fonctionnement la commission de Monsieur Barosso n’a eu aucune honte pour demander le retrait de l’amendement 138 a peine adopté.
Il faudra donc rester vigilant dans les semaines à venir, surtout que dans l’affolement provoqué par ce résultat, l’UMP fait désormais pression pour que le projet de loi « Création et Internet », incluant la riposte graduée, soit adopté en urgence à l'assemblée Nationale et au Sénat. Procédure très discutable qui avait déjà été utilisé lors du débat sur la loi DADVSI il y a 3 ans où j'avais voté, avec les quelques députés présents, la fameuse licence globale, une solution réaliste et raisonnable, qui avait déclenché un tollé chez les lobbys. Ce vote ayant été ensuite retoqué sous la pression du gouvernement de l'époque .
Pour terminer sur une note positive, je tiens à saluer le travail remarquable des jeunes gens du collectif «La Quadrature du Net » qui avec des moyens dérisoires en regard des intérêts en présence ont fait œuvre dans la défense de nos droits fondamentaux d’une ténacité, d’une rigueur, et d’une combativité qui font figure d’exemples face à un monde politique quelque peu dévoyé. Si mercredi dernier notre droit à la vie privée à été préservé c’est en grande partie grâce à eux.
26 septembre 2008
25 septembre 2008
Si le berger laisse entrer le loup dans la bergerie, c'est au berger qu'il faut demander des comptes !, par Nicolas Dupont-Aignan
Le Président de la République à la tribune de l’ONU a fustigé ceux qui, après s’en être mis plein les poches, refusent de payer la note. La remarque est juste. Mais cela peut-il suffire ?
Il faut surtout s’interroger sur la dérégulation généralisée qui a permis la multiplication des « déviances » bancaires et financières. Et là, je n’ai pas souvenir d’avoir entendu Nicolas Sarkozy, sauf durant la campagne présidentielle, fustiger la logique folle du toujours moins d’Etat, qui explique aujourd’hui pourquoi l’incendie se propage dans le monde entier à une telle vitesse et avec de tels dégâts !
Bien évidemment, la France ne peut pas tout, toute seule. Pour autant, qu’attend-t-on par exemple pour mettre à contribution les stocks options pour financer le RSA ? Cela suffirait à remplacer la taxe de 1,1% sur les épargnants français, dont l’immense majorité appartient aux classes moyennes et populaires !
De même, pourquoi avoir laissé les Caisses d’Epargne partir dans cette fuite en avant financière ? Les déboires de Natixis, dont l’aveuglement des prévisionnistes n’a d’égal que l’incroyable crédit que continue de leur prêter les médias spécialisés pour commenter la crise, sont à cet égard très choquants.
Pourquoi ne pas proposer des agences de notation publiques ? Pourquoi cette pusillanimité face à la Commission de Bruxelles à propos du nécessaire encadrement de l’activité des fonds spéculatifs, voulu aussi bien par Paris que par Berlin ?
Les propositions ne manquent pas pour moraliser et assagir les marchés. La Présidence française de l’Union aurait pu s’enorgueillir de proposer très vite à ses partenaires des premières décisions.
Mais plus important encore, il est urgent pour les Européens d’éteindre l’incendie avant qu’il n’entraîne une récession terrible en zone euro. Le paradoxe serait que les Américains, principaux responsables de la crise, l’exportent tout en la maîtrisant chez eux.
Sur ce terrain aussi, le silence de la France est assourdissant. Comment accepter le comportement de la Banque Centrale européenne qui, en maintenant des taux d’intérêt si élevés, étouffe davantage encore une reprise déjà malmenée par la conjoncture ? L’octroi massif de liquidités n’a pour le moment servi qu’à sauver la mise à des établissements financiers pourtant grands responsables de la crise, pas un centime n’a été déboursé pour soutenir l’économie réelle, l’emploi ou le pouvoir d’achat des Européens !
En France, en Allemagne, le taux d’épargne des ménages est important. Il faut s’appuyer sur cela pour restaurer au plus vite la confiance et éviter la récession. Tous les économistes le reconnaissent aujourd’hui. Il serait ainsi possible à l’échelle européenne de lancer un grand emprunt, style Pinay, qui permettrait de financer un programme de grands travaux, comme des projets industriels et environnementaux. Mieux, la Banque Européenne d’Investissement, garantie par les Etats membres de l’UE, pourrait s’endetter pour financer un tel plan Marshall. Ce serait au passage le meilleur moyen de revaloriser aux yeux des citoyens une construction européenne dont les dirigeants ne cessent de déplorer le discrédit, tout en s’interdisant d’en corriger les graves dérives.
Enfin, le fiasco du bonus-malus, qui a vu le président de la République faire machine arrière toute sur ses promesses écologiques, pose un double problème : de méthode d’abord, il aurait fallu poursuivre le Grenelle par des Etats généraux de la fiscalité écologique, transparents et ouverts à tous. Mais un problème de cap, aussi : Nicolas Sarkozy doit s’expliquer sur le sort qu’il compte désormais réserver à sa politique écologique ambitieuse, dont la France s’est prétendue la championne depuis un an et qui devait être exemplaire pour nos voisins, à l’heure de la présidence française de l’Union.
Mais il est sans doute plus facile de rechercher des boucs émissaires - surtout qu’on ne les trouvera jamais, puisque les responsabilités sont à tous les étages de ce système capitaliste fou - que d’exercer et assumer un pouvoir politique qui, seul, peut et doit changer la donne !
Car, comme le faisait remarquer malicieusement un banquier le 23 septembre 2008, après l’effondrement des marchés financiers et les déclarations de Nicolas Sarkozy demandant de sanctionner les responsables, « les responsables ne sont pas les marchés, dont la mission n'a jamais été le bien public, mais les États chargés d'édicter les règles du jeu ! » Et de les faire respecter, serait-on tenté d’ajouter…
Les vrais fautifs, ce sont les politiques qui ont accompagné, voire voulu, ce recul de la puissance publique qui, aujourd’hui, donne tant de pouvoir aux multinationales cotées en bourse. Ce sont eux les responsables du dépècement de la société par les entreprises privées. On ne peut pas accuser le loup d’entrer dans la bergerie pour dévorer les moutons, il est programmé pour cela. C’est bien sûr au berger qu’il faut demander des comptes, surtout si ce dernier a, en sifflotant, laissé toute grande ouverte la porte de la bergerie.
Il faut surtout s’interroger sur la dérégulation généralisée qui a permis la multiplication des « déviances » bancaires et financières. Et là, je n’ai pas souvenir d’avoir entendu Nicolas Sarkozy, sauf durant la campagne présidentielle, fustiger la logique folle du toujours moins d’Etat, qui explique aujourd’hui pourquoi l’incendie se propage dans le monde entier à une telle vitesse et avec de tels dégâts !
Bien évidemment, la France ne peut pas tout, toute seule. Pour autant, qu’attend-t-on par exemple pour mettre à contribution les stocks options pour financer le RSA ? Cela suffirait à remplacer la taxe de 1,1% sur les épargnants français, dont l’immense majorité appartient aux classes moyennes et populaires !
De même, pourquoi avoir laissé les Caisses d’Epargne partir dans cette fuite en avant financière ? Les déboires de Natixis, dont l’aveuglement des prévisionnistes n’a d’égal que l’incroyable crédit que continue de leur prêter les médias spécialisés pour commenter la crise, sont à cet égard très choquants.
Pourquoi ne pas proposer des agences de notation publiques ? Pourquoi cette pusillanimité face à la Commission de Bruxelles à propos du nécessaire encadrement de l’activité des fonds spéculatifs, voulu aussi bien par Paris que par Berlin ?
Les propositions ne manquent pas pour moraliser et assagir les marchés. La Présidence française de l’Union aurait pu s’enorgueillir de proposer très vite à ses partenaires des premières décisions.
Mais plus important encore, il est urgent pour les Européens d’éteindre l’incendie avant qu’il n’entraîne une récession terrible en zone euro. Le paradoxe serait que les Américains, principaux responsables de la crise, l’exportent tout en la maîtrisant chez eux.
Sur ce terrain aussi, le silence de la France est assourdissant. Comment accepter le comportement de la Banque Centrale européenne qui, en maintenant des taux d’intérêt si élevés, étouffe davantage encore une reprise déjà malmenée par la conjoncture ? L’octroi massif de liquidités n’a pour le moment servi qu’à sauver la mise à des établissements financiers pourtant grands responsables de la crise, pas un centime n’a été déboursé pour soutenir l’économie réelle, l’emploi ou le pouvoir d’achat des Européens !
En France, en Allemagne, le taux d’épargne des ménages est important. Il faut s’appuyer sur cela pour restaurer au plus vite la confiance et éviter la récession. Tous les économistes le reconnaissent aujourd’hui. Il serait ainsi possible à l’échelle européenne de lancer un grand emprunt, style Pinay, qui permettrait de financer un programme de grands travaux, comme des projets industriels et environnementaux. Mieux, la Banque Européenne d’Investissement, garantie par les Etats membres de l’UE, pourrait s’endetter pour financer un tel plan Marshall. Ce serait au passage le meilleur moyen de revaloriser aux yeux des citoyens une construction européenne dont les dirigeants ne cessent de déplorer le discrédit, tout en s’interdisant d’en corriger les graves dérives.
Enfin, le fiasco du bonus-malus, qui a vu le président de la République faire machine arrière toute sur ses promesses écologiques, pose un double problème : de méthode d’abord, il aurait fallu poursuivre le Grenelle par des Etats généraux de la fiscalité écologique, transparents et ouverts à tous. Mais un problème de cap, aussi : Nicolas Sarkozy doit s’expliquer sur le sort qu’il compte désormais réserver à sa politique écologique ambitieuse, dont la France s’est prétendue la championne depuis un an et qui devait être exemplaire pour nos voisins, à l’heure de la présidence française de l’Union.
Mais il est sans doute plus facile de rechercher des boucs émissaires - surtout qu’on ne les trouvera jamais, puisque les responsabilités sont à tous les étages de ce système capitaliste fou - que d’exercer et assumer un pouvoir politique qui, seul, peut et doit changer la donne !
Car, comme le faisait remarquer malicieusement un banquier le 23 septembre 2008, après l’effondrement des marchés financiers et les déclarations de Nicolas Sarkozy demandant de sanctionner les responsables, « les responsables ne sont pas les marchés, dont la mission n'a jamais été le bien public, mais les États chargés d'édicter les règles du jeu ! » Et de les faire respecter, serait-on tenté d’ajouter…
Les vrais fautifs, ce sont les politiques qui ont accompagné, voire voulu, ce recul de la puissance publique qui, aujourd’hui, donne tant de pouvoir aux multinationales cotées en bourse. Ce sont eux les responsables du dépècement de la société par les entreprises privées. On ne peut pas accuser le loup d’entrer dans la bergerie pour dévorer les moutons, il est programmé pour cela. C’est bien sûr au berger qu’il faut demander des comptes, surtout si ce dernier a, en sifflotant, laissé toute grande ouverte la porte de la bergerie.
22 septembre 2008
Afghanistan : les fables politiciennes ne résisteront pas à la réalité de l'histoire, par Nicolas Dupont-Aignan
Je sors à l’instant du débat sur l’Afghanistan à l’Assemblée Nationale.
J’ai voté contre le maintien de nos troupes dans ce pays car, bien évidemment, je ne peux pas céder à ce chantage hypocrite au patriotisme et à l’union nationale, relayé tout l’après-midi par les orateurs de la majorité UMP, Nouveau-Centre et par le Premier Ministre lui-même.
Les raisons pour lesquelles, comme par hasard, les Députés non-inscrits ont été privés du petit temps de parole dont ils disposent habituellement pour chaque débat, n’en sont que plus limpides et flagrantes : il ne faut surtout pas dire les choses telles qu’elles sont !
Comment en effet accepter cette gigantesque manipulation des esprits qui voudraient faire croire aux parlementaires comme à l’opinion, que nous sommes aujourd’hui engagés dans une croisade efficace contre le terrorisme mondial en envoyant nos soldats dans un combat meurtrier et de l’aveu de beaucoup perdu d’avance à cause de la stratégie erronée de l’OTAN ?
Autant j’étais favorable à la présence française en 2001 pour chasser les talibans du pouvoir, autant aujourd’hui je refuse la décision du Président de la République de renforcer nos troupes dans ce qui apparaît comme une escalade militaire conduisant tout droit à l’impasse et à l’échec.
Le discours du Premier Ministre était d’ailleurs en demi teinte puisqu’il a reconnu que les bombardements aériens de l’OTAN faisaient basculer toujours plus d’Afghans du côté d’une insurrection dominée par les talibans, sans compter bien évidemment l’emprise des trafiquants de drogue sur le pays.
En vérité, les Français comprennent bien que le gouvernement leur raconte des histoires. Car s’il faut bien sûr lutter contre le terrorisme, attaquons-nous donc à ses causes réelles et ne faisons pas semblant de combattre ses effets, au risque de les alimenter. Car non seulement la stratégie est mauvaise mais de surcroît les alliés sont incapables d’y mettre les moyens nécessaires.
Les Russes ont du abandonner l’Afghanistan après y avoir engagé plus de 150 000 hommes alors que la force internationale d’aujourd’hui n’en réunit que 50 000, de plus de 40 nationalités.
S’attaquer aux causes du terrorisme c’est bien évidemment revoir la stratégie de l’OTAN sur place comme l’a d’ailleurs demandé l’ONU en confortant l’armée afghane. C’est ensuite privilégier dans la mesure du possible la reconstruction économique du pays en s’attaquant vraiment aux puissances de la drogue. C’est enfin privilégier une approche politique en liaison avec les pays riverains, notamment le Pakistan, pour couper les Talibans de leurs bases arrière dans les zones tribales.
D’une manière générale ce débat dévoile la difficulté de faire vivre dans notre pays une démocratie adulte fondée sur des informations fiables. Après les cruelles guerres coloniales de la IVème République, on aurait pu croire pourtant que des erreurs et des tentatives de manipulation aussi grossières appartenaient au passé révolu de la classe politique française !
Malheureusement pour nos troupes sur place, dont il faut saluer le courage et l’abnégation, la terrible réalité de l’histoire toujours en marche risque de rattraper très vite les fables politiciennes de cet après-midi.
J’ai voté contre le maintien de nos troupes dans ce pays car, bien évidemment, je ne peux pas céder à ce chantage hypocrite au patriotisme et à l’union nationale, relayé tout l’après-midi par les orateurs de la majorité UMP, Nouveau-Centre et par le Premier Ministre lui-même.
Les raisons pour lesquelles, comme par hasard, les Députés non-inscrits ont été privés du petit temps de parole dont ils disposent habituellement pour chaque débat, n’en sont que plus limpides et flagrantes : il ne faut surtout pas dire les choses telles qu’elles sont !
Comment en effet accepter cette gigantesque manipulation des esprits qui voudraient faire croire aux parlementaires comme à l’opinion, que nous sommes aujourd’hui engagés dans une croisade efficace contre le terrorisme mondial en envoyant nos soldats dans un combat meurtrier et de l’aveu de beaucoup perdu d’avance à cause de la stratégie erronée de l’OTAN ?
Autant j’étais favorable à la présence française en 2001 pour chasser les talibans du pouvoir, autant aujourd’hui je refuse la décision du Président de la République de renforcer nos troupes dans ce qui apparaît comme une escalade militaire conduisant tout droit à l’impasse et à l’échec.
Le discours du Premier Ministre était d’ailleurs en demi teinte puisqu’il a reconnu que les bombardements aériens de l’OTAN faisaient basculer toujours plus d’Afghans du côté d’une insurrection dominée par les talibans, sans compter bien évidemment l’emprise des trafiquants de drogue sur le pays.
En vérité, les Français comprennent bien que le gouvernement leur raconte des histoires. Car s’il faut bien sûr lutter contre le terrorisme, attaquons-nous donc à ses causes réelles et ne faisons pas semblant de combattre ses effets, au risque de les alimenter. Car non seulement la stratégie est mauvaise mais de surcroît les alliés sont incapables d’y mettre les moyens nécessaires.
Les Russes ont du abandonner l’Afghanistan après y avoir engagé plus de 150 000 hommes alors que la force internationale d’aujourd’hui n’en réunit que 50 000, de plus de 40 nationalités.
S’attaquer aux causes du terrorisme c’est bien évidemment revoir la stratégie de l’OTAN sur place comme l’a d’ailleurs demandé l’ONU en confortant l’armée afghane. C’est ensuite privilégier dans la mesure du possible la reconstruction économique du pays en s’attaquant vraiment aux puissances de la drogue. C’est enfin privilégier une approche politique en liaison avec les pays riverains, notamment le Pakistan, pour couper les Talibans de leurs bases arrière dans les zones tribales.
D’une manière générale ce débat dévoile la difficulté de faire vivre dans notre pays une démocratie adulte fondée sur des informations fiables. Après les cruelles guerres coloniales de la IVème République, on aurait pu croire pourtant que des erreurs et des tentatives de manipulation aussi grossières appartenaient au passé révolu de la classe politique française !
Malheureusement pour nos troupes sur place, dont il faut saluer le courage et l’abnégation, la terrible réalité de l’histoire toujours en marche risque de rattraper très vite les fables politiciennes de cet après-midi.
19 septembre 2008
Philippe de Villiers veut rassembler les souverainistes, je veux rassembler la France du 29 mai 2005, par Nicolas Dupont-Aignan
A l’occasion des Universités de rentrée du Mouvement pour la France, beaucoup m’interrogent sur les appels du pied de Philippe de Villiers à DLR pour la constitution de listes communes en juin 2009.
Au risque de décevoir les amateurs de « tambouille » électorale, à quoi servirait de vouloir rééditer 1994, 1999 et 2004 ?
Les Français ne veulent plus du folklore « euro ronchon ». Ils ne sont plus dupes des critiques des traités européens par ceux qui ensuite, une fois passées les élections, soutiennent les chefs d’Etat qui les ont signés.
Les temps ont radicalement changé. Un évènement majeur a eu lieu le 29 mai 2005, 55% des Français ont voté NON à la Constitution européenne. Quand comprendra-t-on que l’enjeu d’aujourd’hui n’est pas de mobiliser des souverainistes pour en faire « le flotteur droit » de Nicolas Sarkozy, mais de rassembler les Français autour d’un vrai projet de coopération européenne entre des nations respectées et maîtresses de leur destin.
L’élection européenne de juin 2009 est l’occasion historique de s’adresser à 16 millions de Français qui ont voté NON, sans oublier tous ceux qui regrettent d’avoir voté oui, et ont été trahis lors de la ratification parlementaire du traité de Lisbonne. Nos concitoyens attendent désormais le plan B, seul capable de réconcilier l’idée européenne avec les Nations.
Pour ce faire, comme je vous l’ai indiqué dans mon discours de clôture des Universités de rentrée de Debout la République, il faut un grand rassemblement des républicains de droite comme de gauche. C’est à cette condition seulement que nous seront capables de convaincre les Français qu’une autre Europe est possible. Lors du Congrès fondateur de DLR, le 23 novembre prochain à la Mutualité, je présenterai les grandes lignes de ce projet. Alors, toutes celles et tout ceux qui s’y reconnaissent pourront, d’où qu’ils viennent, nous rejoindre.
Au risque de décevoir les amateurs de « tambouille » électorale, à quoi servirait de vouloir rééditer 1994, 1999 et 2004 ?
Les Français ne veulent plus du folklore « euro ronchon ». Ils ne sont plus dupes des critiques des traités européens par ceux qui ensuite, une fois passées les élections, soutiennent les chefs d’Etat qui les ont signés.
Les temps ont radicalement changé. Un évènement majeur a eu lieu le 29 mai 2005, 55% des Français ont voté NON à la Constitution européenne. Quand comprendra-t-on que l’enjeu d’aujourd’hui n’est pas de mobiliser des souverainistes pour en faire « le flotteur droit » de Nicolas Sarkozy, mais de rassembler les Français autour d’un vrai projet de coopération européenne entre des nations respectées et maîtresses de leur destin.
L’élection européenne de juin 2009 est l’occasion historique de s’adresser à 16 millions de Français qui ont voté NON, sans oublier tous ceux qui regrettent d’avoir voté oui, et ont été trahis lors de la ratification parlementaire du traité de Lisbonne. Nos concitoyens attendent désormais le plan B, seul capable de réconcilier l’idée européenne avec les Nations.
Pour ce faire, comme je vous l’ai indiqué dans mon discours de clôture des Universités de rentrée de Debout la République, il faut un grand rassemblement des républicains de droite comme de gauche. C’est à cette condition seulement que nous seront capables de convaincre les Français qu’une autre Europe est possible. Lors du Congrès fondateur de DLR, le 23 novembre prochain à la Mutualité, je présenterai les grandes lignes de ce projet. Alors, toutes celles et tout ceux qui s’y reconnaissent pourront, d’où qu’ils viennent, nous rejoindre.
17 septembre 2008
Mais dans quelle République vivons-nous donc ! ?, par Nicolas Dupont-Aignan
Etrange République où désormais les élus de la nation réfractaires à la logique de camps et d’appareils, sont punis par la conférence des présidents de l’Assemblée nationale qui décide de les priver de temps de parole lors des débats cruciaux sur l’Europe ou la politique étrangère de la France !
Il est en effet de tradition à chaque débat, lors de l’examen de chaque projet de loi, de réserver aux députés non-inscrits cinq minutes de temps de parole (à charge pour eux de se les partager). Cinq minutes, c’est peu, mais c’est ce qui a tout de même permis, par exemple lors de la déclaration de politique générale du gouvernement Fillon, à François Bayrou comme à moi-même, de nous exprimer sur les sujets importants. Or, aujourd’hui, même ces cinq minutes sont insupportables à ceux qui nous gouvernent…
Ainsi, il y a deux jours, est tombée cette décision-couperet, qui est d’autant plus choquante qu’elle s’applique à un débat (précédant un vote) sur la poursuite d’une action de guerre de notre armée hors de ses frontières. Choquante, mais aussi contreproductive pour les dirigeants de la majorité et le gouvernement qui, à propos d’une guerre de plus en plus contestée dans l’opinion publique, auraient eu tout intérêt à ouvrir en grand les portes et les fenêtres du Parlement, à laisser s’exprimer le plus grand nombre possible des sensibilités représentées dans l’hémicycle…
Sur les deux sujets de l’Europe et de la politique étrangère, où l’importance des enjeux et des défis n’est plus à démontrer, on entend ainsi restreindre la vocation représentative et délibérative du temple de notre République, l’Assemblée nationale. Quel gigantesque paradoxe, qui constitue à l’évidence le symptôme le plus visible de la maladie de langueur qui fait dépérir, petit à petit, la démocratie française.
Mais puisque les médias ne sont pas (ou pas encore ?) aux ordres du pouvoir établi, j’ai envoyé aujourd’hui à la presse un communiqué (http://www.debout-la-republique.fr/DLR-s-invite-dans-le-debat.html) qui, je l’espère, rencontrera quelque écho et touchera ainsi le plus grand nombre de nos concitoyens.
Face à la tentation de la lassitude et du découragement, qui saisit parfois celles et ceux qui ne se résignent pas à laisser aller les choses à vau-l’eau, il est nécessaire de garder le cap et surtout d’imaginer et proposer les orientations qui permettraient à la France d’aller moins mal. Mercredi prochain, 24 septembre, je présenterai ainsi plusieurs mesures pour relancer l’économie française et la protéger le plus possible de la tempête financière mondiale.
Il est en effet de tradition à chaque débat, lors de l’examen de chaque projet de loi, de réserver aux députés non-inscrits cinq minutes de temps de parole (à charge pour eux de se les partager). Cinq minutes, c’est peu, mais c’est ce qui a tout de même permis, par exemple lors de la déclaration de politique générale du gouvernement Fillon, à François Bayrou comme à moi-même, de nous exprimer sur les sujets importants. Or, aujourd’hui, même ces cinq minutes sont insupportables à ceux qui nous gouvernent…
Ainsi, il y a deux jours, est tombée cette décision-couperet, qui est d’autant plus choquante qu’elle s’applique à un débat (précédant un vote) sur la poursuite d’une action de guerre de notre armée hors de ses frontières. Choquante, mais aussi contreproductive pour les dirigeants de la majorité et le gouvernement qui, à propos d’une guerre de plus en plus contestée dans l’opinion publique, auraient eu tout intérêt à ouvrir en grand les portes et les fenêtres du Parlement, à laisser s’exprimer le plus grand nombre possible des sensibilités représentées dans l’hémicycle…
Sur les deux sujets de l’Europe et de la politique étrangère, où l’importance des enjeux et des défis n’est plus à démontrer, on entend ainsi restreindre la vocation représentative et délibérative du temple de notre République, l’Assemblée nationale. Quel gigantesque paradoxe, qui constitue à l’évidence le symptôme le plus visible de la maladie de langueur qui fait dépérir, petit à petit, la démocratie française.
Mais puisque les médias ne sont pas (ou pas encore ?) aux ordres du pouvoir établi, j’ai envoyé aujourd’hui à la presse un communiqué (http://www.debout-la-republique.fr/DLR-s-invite-dans-le-debat.html) qui, je l’espère, rencontrera quelque écho et touchera ainsi le plus grand nombre de nos concitoyens.
Face à la tentation de la lassitude et du découragement, qui saisit parfois celles et ceux qui ne se résignent pas à laisser aller les choses à vau-l’eau, il est nécessaire de garder le cap et surtout d’imaginer et proposer les orientations qui permettraient à la France d’aller moins mal. Mercredi prochain, 24 septembre, je présenterai ainsi plusieurs mesures pour relancer l’économie française et la protéger le plus possible de la tempête financière mondiale.
13 septembre 2008
Récession : l'aveuglement des élites médiatico-politiques, par Nicolas Dupont-Aignan
La réponse à la "chronique politique" de Monsieur Duhamel : http://www.debout-la-republique.fr/Alain-Duhamel-la-faute-aux.html
11 septembre 2008
Un témoignage de Toulouse, par Nicolas Dupont-Aignan
J’ai reçu hier soir un courriel si pertinent que j’ai eu envie de vous le faire partager. Hervé ne m’en voudra pas de cacher son nom car il ne m’a pas demandé de le publier.
Ses propos traduisent bien l’exaspération que ressentent nos compatriotes en ce mois de septembre.
« Chers tous,
Mardi soir, je suis en forme, une journée ordinaire…enfin presque !
Les radios annoncent 4000 suppressions d’emploi chez Renault en France, elle qui fut notre entreprise sociale modèle…Elle le reste dans le contexte actuel, en ne procédant pas a priori à des licenciements secs. Triste consolation pour les générations futures.
Puis, chez moi à Toulouse, chez Airbus, présentation aux salariés du plan Power 8 « PLUS » :
Conséquence directe et logique de la parité Euro/Dollar intenable, l'avionneur européen "va reprendre le projet de Latécoère d'implantation en Tunisie pour fabriquer des pièces classiques", dixit Gallois. Je me dis qu’on ne peut pas lui reprocher de ne pas avoir prévenu, et qu’il faut sacrifier des bijoux pour sauver la couronne...
Le PDG d’Airbus, Enders, annonce lui un projet de coopération avec les Emirats Arabes Unis pour la fabrication de matériaux composites, c'est-à-dire en partie l’avenir de cette industrie.
Réaction de la déléguée centrale CFTC : "Cet après-midi, nous avons demandé clairement à Monsieur Enders s'il n'était pas en train d'offrir une pelle à ceux qui creuseront notre tombe. Quand on voit tous les risques que nous prenons déjà en délocalisant nos chaînes d'assemblage en Chine, on se demande s'il était vraiment nécessaire d'aller signer des partenariats avec des financiers venus du Moyen-Orient ou d'ailleurs". Bien vu, mais ils sont, je crois, à 5% du capital, ils faut pas les fâcher et les émirs, c’est bien connu, c’est susceptible.
Réaction de la déléguée centrale CFE-CGC : "Notre métier est de faire des avions, il faudrait rapidement que notre direction nous explique si elle veut continuer à faire des avions ou bien si elle préfère se transformer en agence financière opérant dans le domaine aéronautique. Ce n'est pas pareil !". C’est légitime, mais je me dis qu’elle n’a pas du encore bien comprendre ce qu’était la nature profonde du néocapitalisme financier triomphant, soutenu par l’UMP, le PS et le Modem, à savoir la liberté désormais absolue de la circulation des produits et des capitaux, dans le cadre de notre Europe fédérale ultralibérale et non contrôlée démocratiquement…qui nous interdit en pratique de nous défendre dans la jungle de la mondialisation…Elle a qu’à leur dire à eux, qui sont l’essentiel (98%) de notre représentation nationale, moi aussi je préfère fabriquer des avions, c’est plus chouette !
Plus symbolique encore : « Airbus va aussi faire grossir ses cinq centres d'ingénierie hors d'Europe (deux aux Etats-Unis, un en Chine, un en Inde et un en Russie). Ils emploient aujourd'hui 800 salariés au total mais chacun d'entre eux devrait compter "300 à 400 personnes" à l'horizon 2012 », selon M. Brégier, directeur général d’Airbus. Soit environ 1000 emplois d’ingénieurs de haut niveau qui seront créés hors d’Europe… Une bonne savoir faire de conception, le plus vital pour nous, sera ainsi progressivement transféré outre Europe ! Heureusement, j’avais déjà prévenu mon fils aîné, Aymeric, en Terminale, qui aspire fortement à être ingénieur, d’avoir un passeport à jour dans 5 ans, car je lui ai dit qu’il aurait 2 chances sur 3 de trouver un travail dans un des pays cités au dessus…Pour la dernière chance, il parle allemand, ça devrait aider. Pour une fois, j’ai su quoi faire !
Je me force à remercier mentalement « l’indépendance » et la grande responsabilité de la BCE, gardienne sans tâche de l’Euro fort, ainsi que l’Europe fédérale qui me semble quand même tuer lentement mais sûrement le tissu industriel européen. Mais les voies de la libre concurrence et du marché dérégulé me sont impénétrables, je me fais donc une raison, y a pas de plan B, je l’ai assez entendu. Et si je vote mal, ça ne sert à rien, on me fera revoter, ou on contournera mon vote par la voie parlementaire en me promettant le contraire (cas de l’UMP et du PS en France). Dont acte.
Mais sachant que la BCE vient de créer 200 milliards d’Euros cet été pour éviter la faillite de nombreuses banques européennes mais qu’elle a été incapable en 10 ans d’injecter plus que quelques malheureux milliards dans la recherche et le développement industriel, je me dis que pour Thibaud, mon 2ième, assez filou, la finance ça c’est le filon, il aura plus de chances qu’Aymeric. A t’on jamais vu une banque faire faillite ? Non, car l’Etat, national ou maintenant européen, la renfloue systématiquement avec nos impôts (Crédit Lyonnais) ou avec la création de monnaie, ce qui crée de l’inflation donc baisse le pouvoir d’achat de ceux qui ne sont pas dans la finance. Super job ! Putain, si j’avais su !
Nouvelle annonce : Prévision de croissance OCDE pour la France en 2008 à 1% (récession ce trimestre de 1.2% !). Prévisions OCDE et l’Expansion pour 2009 : 0% Une petite voix agaçante en mon for intérieur me dit que mon copain Rumsfeld avait bien raison de nous traiter de vieille Europe, il aurait pu dire « sénile ». Eux, même dans la m. jusqu‘au cou, ils continuent à croître (3.3% si ils ne bidonnent pas leurs chiffres), ça doit être à cause de la faiblesse du dollar et du fait qu’il y a plein de choses qu’on ne peut acheter qu’avec du dollar, comme le pétrole, et qu’ainsi qu’ils peuvent vivre avec un crédit quasiment illimité et perpétuel. Plus forts que nous ces cow-boys !
Là je me dis : « Ce qui est sûr, c’est que le déclin est là et que ses effets vont être ravageurs dans notre cher et vieux pays ! Les Français commencent juste à voir la partie émergée de l’iceberg. Comment vais-je m’en sortir ? ». Ma petite voix insinue « Pendant ce temps là, Tapie, à l’issue d’un arbitrage entre amis juridiquement illégal, reçoit 45 millions d’euros de nos impôts pour préjudice moral. Je me pince ! » Je lui réponds : selon que vous soyez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir. Là c’est plus blanc que blanc, mais la littérature, ça aide…un peu.
Et j’ai l’illumination : Il faut que je sois donc plus malin que les autres et totalement dénué de scrupules ou de morale, et servile pour qui est en position de m’aider. Et après MOI, le déluge…l’homme est un loup pour l’homme disaient les Romains. Rien de nouveau donc, je m’y mets dès demain, promis…
Je me dis enfin que je dois vous faire un mèl, que mes états d’âme vous distrairont peut-être de vos soucis personnels. Voilà qui est fait. »
Ses propos traduisent bien l’exaspération que ressentent nos compatriotes en ce mois de septembre.
« Chers tous,
Mardi soir, je suis en forme, une journée ordinaire…enfin presque !
Les radios annoncent 4000 suppressions d’emploi chez Renault en France, elle qui fut notre entreprise sociale modèle…Elle le reste dans le contexte actuel, en ne procédant pas a priori à des licenciements secs. Triste consolation pour les générations futures.
Puis, chez moi à Toulouse, chez Airbus, présentation aux salariés du plan Power 8 « PLUS » :
Conséquence directe et logique de la parité Euro/Dollar intenable, l'avionneur européen "va reprendre le projet de Latécoère d'implantation en Tunisie pour fabriquer des pièces classiques", dixit Gallois. Je me dis qu’on ne peut pas lui reprocher de ne pas avoir prévenu, et qu’il faut sacrifier des bijoux pour sauver la couronne...
Le PDG d’Airbus, Enders, annonce lui un projet de coopération avec les Emirats Arabes Unis pour la fabrication de matériaux composites, c'est-à-dire en partie l’avenir de cette industrie.
Réaction de la déléguée centrale CFTC : "Cet après-midi, nous avons demandé clairement à Monsieur Enders s'il n'était pas en train d'offrir une pelle à ceux qui creuseront notre tombe. Quand on voit tous les risques que nous prenons déjà en délocalisant nos chaînes d'assemblage en Chine, on se demande s'il était vraiment nécessaire d'aller signer des partenariats avec des financiers venus du Moyen-Orient ou d'ailleurs". Bien vu, mais ils sont, je crois, à 5% du capital, ils faut pas les fâcher et les émirs, c’est bien connu, c’est susceptible.
Réaction de la déléguée centrale CFE-CGC : "Notre métier est de faire des avions, il faudrait rapidement que notre direction nous explique si elle veut continuer à faire des avions ou bien si elle préfère se transformer en agence financière opérant dans le domaine aéronautique. Ce n'est pas pareil !". C’est légitime, mais je me dis qu’elle n’a pas du encore bien comprendre ce qu’était la nature profonde du néocapitalisme financier triomphant, soutenu par l’UMP, le PS et le Modem, à savoir la liberté désormais absolue de la circulation des produits et des capitaux, dans le cadre de notre Europe fédérale ultralibérale et non contrôlée démocratiquement…qui nous interdit en pratique de nous défendre dans la jungle de la mondialisation…Elle a qu’à leur dire à eux, qui sont l’essentiel (98%) de notre représentation nationale, moi aussi je préfère fabriquer des avions, c’est plus chouette !
Plus symbolique encore : « Airbus va aussi faire grossir ses cinq centres d'ingénierie hors d'Europe (deux aux Etats-Unis, un en Chine, un en Inde et un en Russie). Ils emploient aujourd'hui 800 salariés au total mais chacun d'entre eux devrait compter "300 à 400 personnes" à l'horizon 2012 », selon M. Brégier, directeur général d’Airbus. Soit environ 1000 emplois d’ingénieurs de haut niveau qui seront créés hors d’Europe… Une bonne savoir faire de conception, le plus vital pour nous, sera ainsi progressivement transféré outre Europe ! Heureusement, j’avais déjà prévenu mon fils aîné, Aymeric, en Terminale, qui aspire fortement à être ingénieur, d’avoir un passeport à jour dans 5 ans, car je lui ai dit qu’il aurait 2 chances sur 3 de trouver un travail dans un des pays cités au dessus…Pour la dernière chance, il parle allemand, ça devrait aider. Pour une fois, j’ai su quoi faire !
Je me force à remercier mentalement « l’indépendance » et la grande responsabilité de la BCE, gardienne sans tâche de l’Euro fort, ainsi que l’Europe fédérale qui me semble quand même tuer lentement mais sûrement le tissu industriel européen. Mais les voies de la libre concurrence et du marché dérégulé me sont impénétrables, je me fais donc une raison, y a pas de plan B, je l’ai assez entendu. Et si je vote mal, ça ne sert à rien, on me fera revoter, ou on contournera mon vote par la voie parlementaire en me promettant le contraire (cas de l’UMP et du PS en France). Dont acte.
Mais sachant que la BCE vient de créer 200 milliards d’Euros cet été pour éviter la faillite de nombreuses banques européennes mais qu’elle a été incapable en 10 ans d’injecter plus que quelques malheureux milliards dans la recherche et le développement industriel, je me dis que pour Thibaud, mon 2ième, assez filou, la finance ça c’est le filon, il aura plus de chances qu’Aymeric. A t’on jamais vu une banque faire faillite ? Non, car l’Etat, national ou maintenant européen, la renfloue systématiquement avec nos impôts (Crédit Lyonnais) ou avec la création de monnaie, ce qui crée de l’inflation donc baisse le pouvoir d’achat de ceux qui ne sont pas dans la finance. Super job ! Putain, si j’avais su !
Nouvelle annonce : Prévision de croissance OCDE pour la France en 2008 à 1% (récession ce trimestre de 1.2% !). Prévisions OCDE et l’Expansion pour 2009 : 0% Une petite voix agaçante en mon for intérieur me dit que mon copain Rumsfeld avait bien raison de nous traiter de vieille Europe, il aurait pu dire « sénile ». Eux, même dans la m. jusqu‘au cou, ils continuent à croître (3.3% si ils ne bidonnent pas leurs chiffres), ça doit être à cause de la faiblesse du dollar et du fait qu’il y a plein de choses qu’on ne peut acheter qu’avec du dollar, comme le pétrole, et qu’ainsi qu’ils peuvent vivre avec un crédit quasiment illimité et perpétuel. Plus forts que nous ces cow-boys !
Là je me dis : « Ce qui est sûr, c’est que le déclin est là et que ses effets vont être ravageurs dans notre cher et vieux pays ! Les Français commencent juste à voir la partie émergée de l’iceberg. Comment vais-je m’en sortir ? ». Ma petite voix insinue « Pendant ce temps là, Tapie, à l’issue d’un arbitrage entre amis juridiquement illégal, reçoit 45 millions d’euros de nos impôts pour préjudice moral. Je me pince ! » Je lui réponds : selon que vous soyez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir. Là c’est plus blanc que blanc, mais la littérature, ça aide…un peu.
Et j’ai l’illumination : Il faut que je sois donc plus malin que les autres et totalement dénué de scrupules ou de morale, et servile pour qui est en position de m’aider. Et après MOI, le déluge…l’homme est un loup pour l’homme disaient les Romains. Rien de nouveau donc, je m’y mets dès demain, promis…
Je me dis enfin que je dois vous faire un mèl, que mes états d’âme vous distrairont peut-être de vos soucis personnels. Voilà qui est fait. »
08 septembre 2008
03 septembre 2008
La « République des copains » offre une victoire inespérée aux nationalistes corses, par Nicolas Dupont-Aignan
Non malheureusement ce n’est pas un gag des Bronzés.
Quand la villa d’un « copain », en l’occurrence Christian Clavier, est envahie (sans violence, ni dégradation) par des nationalistes corses, on ne badine pas. Le responsable de la police sur l’île est alors démis de ses fonctions dans l’instant par le président de la République - ou plus exactement par son ministre de l’Intérieur à qui est confiée la sale besogne.
Qu’importe que les chiffres de la violence baissent depuis l’arrivée en poste de ce haut fonctionnaire très bien noté, un « grand flic » de l’aveu même de la profession unanimement choquée par cette destitution capricieuse. Le fait du prince passe avant le sens de l’Etat !
Qu’importe aussi que des dizaines de villas de citoyens anonymes aient été plastiquées sans que les plus hautes autorités de l’Etat s’en émeuvent le moins du monde. Dès lors qu’il s’agit des puissants et des proches amis, le deux poids deux mesures devient licite pour ne pas dire moral.
A cet égard, la justification de l’UMP, arguant que tout citoyen, fût-il un comédien vedette, a droit à la même protection de la part des forces de l’ordre, bat tous les records de la mauvaise foi et de l’indécence. Ce n’est bien entendu pas cela qui est en cause mais, à l’inverse, un traitement « classe affaire » dès lors qu’il s’agit d’un proche du pouvoir. Qu’importe enfin - et c’est sans doute là le plus grave - que le flop médiatique des nationalistes (grâce, précisément, à la gestion intelligente par M. Rossi de cette intrusion) ait été transformé à cause de l’intervention présidentielle en une victoire éclatante pour les amis de Monsieur Talamoni ! Si l’Elysée avait voulu offrir un sacré coup de pub aux nationalistes corses, il ne s’y serait pas pris autrement.
Désormais, pour se débarrasser d’un préfet ou d’un coordonnateur de la sécurité sur l’Ile de beauté, ces derniers sauront comment s’y prendre : investir la villa de tel ou tel « ami » et jeter un coq en plâtre au fond de la piscine de la résidence ! Les forces de l’ordre n’auront plus le choix : il leur faudra désormais assurer une bonne garde devant ces résidences de la plus haute importance pour la sûreté de l’Etat, quitte à dégarnir les endroits de moindre importance (préfectures, gendarmeries, perceptions, etc.) !
Mais trêve de – mauvaise – plaisanterie ! Le malaise d’aujourd’hui tient au fait que celui qui est censé montrer l’exemple, s’affranchit de toutes les règles. Certains de ses prédécesseurs s’efforçaient, à tout le moins, de préserver les formes. Nicolas Sarkozy, lui, a décidé de cultiver avec ostentation son bon plaisir.
Au diable, donc, le respect de la parole donnée, la cohérence des décisions, la morale de l’action, la dignité du comportement et de la fonction… « j’ai été élu, je fais ce que je veux quand je veux et comme je veux ! » semble dire aux Français leur Président.
Mais connaît-il vraiment l’âme du pays ? Se rend-il compte que le silence passif du peuple français annonce souvent de grandes colères populaires ? Croit-il sincèrement que nos concitoyens, qui ne sont pas dupes, vont supporter encore longtemps de le voir jouer ainsi, à sa guise, avec les institutions de la République, avec l’Etat, avec les médias, et même avec la vie de nos soldats… bref avec une chose publique, une Res Publica qui, par définition, n’est pas une chose privée ?
Préparons vite l’alternative !
Quand la villa d’un « copain », en l’occurrence Christian Clavier, est envahie (sans violence, ni dégradation) par des nationalistes corses, on ne badine pas. Le responsable de la police sur l’île est alors démis de ses fonctions dans l’instant par le président de la République - ou plus exactement par son ministre de l’Intérieur à qui est confiée la sale besogne.
Qu’importe que les chiffres de la violence baissent depuis l’arrivée en poste de ce haut fonctionnaire très bien noté, un « grand flic » de l’aveu même de la profession unanimement choquée par cette destitution capricieuse. Le fait du prince passe avant le sens de l’Etat !
Qu’importe aussi que des dizaines de villas de citoyens anonymes aient été plastiquées sans que les plus hautes autorités de l’Etat s’en émeuvent le moins du monde. Dès lors qu’il s’agit des puissants et des proches amis, le deux poids deux mesures devient licite pour ne pas dire moral.
A cet égard, la justification de l’UMP, arguant que tout citoyen, fût-il un comédien vedette, a droit à la même protection de la part des forces de l’ordre, bat tous les records de la mauvaise foi et de l’indécence. Ce n’est bien entendu pas cela qui est en cause mais, à l’inverse, un traitement « classe affaire » dès lors qu’il s’agit d’un proche du pouvoir. Qu’importe enfin - et c’est sans doute là le plus grave - que le flop médiatique des nationalistes (grâce, précisément, à la gestion intelligente par M. Rossi de cette intrusion) ait été transformé à cause de l’intervention présidentielle en une victoire éclatante pour les amis de Monsieur Talamoni ! Si l’Elysée avait voulu offrir un sacré coup de pub aux nationalistes corses, il ne s’y serait pas pris autrement.
Désormais, pour se débarrasser d’un préfet ou d’un coordonnateur de la sécurité sur l’Ile de beauté, ces derniers sauront comment s’y prendre : investir la villa de tel ou tel « ami » et jeter un coq en plâtre au fond de la piscine de la résidence ! Les forces de l’ordre n’auront plus le choix : il leur faudra désormais assurer une bonne garde devant ces résidences de la plus haute importance pour la sûreté de l’Etat, quitte à dégarnir les endroits de moindre importance (préfectures, gendarmeries, perceptions, etc.) !
Mais trêve de – mauvaise – plaisanterie ! Le malaise d’aujourd’hui tient au fait que celui qui est censé montrer l’exemple, s’affranchit de toutes les règles. Certains de ses prédécesseurs s’efforçaient, à tout le moins, de préserver les formes. Nicolas Sarkozy, lui, a décidé de cultiver avec ostentation son bon plaisir.
Au diable, donc, le respect de la parole donnée, la cohérence des décisions, la morale de l’action, la dignité du comportement et de la fonction… « j’ai été élu, je fais ce que je veux quand je veux et comme je veux ! » semble dire aux Français leur Président.
Mais connaît-il vraiment l’âme du pays ? Se rend-il compte que le silence passif du peuple français annonce souvent de grandes colères populaires ? Croit-il sincèrement que nos concitoyens, qui ne sont pas dupes, vont supporter encore longtemps de le voir jouer ainsi, à sa guise, avec les institutions de la République, avec l’Etat, avec les médias, et même avec la vie de nos soldats… bref avec une chose publique, une Res Publica qui, par définition, n’est pas une chose privée ?
Préparons vite l’alternative !
01 septembre 2008
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