29 novembre 2008

Contrôler les esprits plutôt que convaincre, par Nicolas Dupont-Aignan

Curieuse semaine qui vient de s’écouler…

Au moment où Debout la République franchissait avec un incontestable succès l’obstacle de son Congrès fondateur, rassemblant dimanche dernier plus de 1000 personnes à la Mutualité, la petite politique, médiocre et mesquine, continuait à aller bon train.

Réaction de l’UE face à la crise, loi sur l’audiovisuel et travail dominical, ponctuaient une semaine qui, décidément, avait décidé de ressembler aux précédentes.

Le « plan de relance européen », comme l’ont pompeusement baptisé certains observateurs pour sauver la face de l’Europe supranationale et ménager l’Allemagne (qui porte une écrasante responsabilité dans ce fiasco), est une pure vue de l’esprit.

Pour l’essentiel, il n’est, en effet que l’addition des plans de relance nationaux qu’à défaut de vouloir démultiplier en les coordonnant, on se contente d’additionner, comme on ajoute des carottes et des choux fleurs, en les emballant dans un joli papier cadeau bleu étoilé.

Il est très dommage que l’Europe n’ait pas voulu saisir cette chance historique qui lui aurait permis d’affirmer son efficacité et, partant, sa légitimité. Quels effets gigantesques aurait eu un vrai plan de relance européen, mobilisant en les articulant les ressources nationales et recourant en même temps à un emprunt européen massif, par le biais de la BEI !

Mais, pire encore, l’Europe bruxelloise empêche les Etats-nations de palier sa propre incurie, en maintenant « en tendance » l’objectif des contraintes de Maastricht, auxquelles les pays-membres devront dès 2011 se conformer à nouveau… En clair : « Relancez autant que vous voulez, mais pas trop, pas trop longtemps et puis… soyez sous les 3% dès 2011 ! » Dans le genre contradictoire et paralysant, on ne saurait mieux faire. A nouveau l’UE ne fait pas, fait mal et empêche les Etats de faire. Et il y en a encore qui prétendent pompeusement que « l’union fait la force »…

La réforme de l’audiovisuel public vaut, elle aussi, son pesant de mensonge et de mystification. Certes, il est louable de vouloir mieux gérer la télévision publique en rationalisant ses structures. Il est également souhaitable de supprimer une partie de la publicité de ses antennes, ainsi que DLR l’avait réclamé, à tout le moins pour les publicités alimentaires durant les programmes pour les enfants et les jeunes.

Mais bien sûr, pour être cohérent, cela implique une réelle mobilisation de moyens pour compenser les pertes de ressources - voire les remettre à niveau (par rapport à la BBC britannique ou à la ZDF allemande) – afin de maintenir et même redresser la vocation qualitative de la radio-télévision française.

Mais hélas, rien de tout cela dans la politique de l’Elysée : une recherche presque « punitive » de compression tous azimuts de la dépense publique, conjuguée à la volonté de faire plaisir aux amis du Président (auxquels, cette fois, sera offerte sans contrepartie réelle la manne publicitaire prise à France Télévision) et assortie, en l’espèce, d’une volonté de mise au pas sans précédent des médias. Comment comprendre autrement l’acharnement de Nicolas Sarkozy à vouloir nommer personnellement le futur directeur unique de France Télévision ? Comme si, à défaut de pouvoir convaincre les esprits, on cherchait purement et simplement à les endoctriner… Espérons que les journalistes de France Télévision, de radio France (mais aussi ceux de l’AFP, prochains sur la liste) sauront se mobiliser pour empêcher ce nouveau recul, majeur celui-là, de notre démocratie !

Enfin, que dire de l’instauration du travail dominical ? Le bon sens comme l’analyse plus poussée des choses conduisent à en rejeter le principe même, à quelques très rares exceptions près. C’est bien pourquoi tant de parlementaires UMP et Nouveau Centre ont finalement déterré la hache de guerre contre le gouvernement. Ces parlementaires courageux - excédés ? – ne doivent pas se laisser impressionner par les menaces des ténors de la Sarkozie, car une immense majorité de Français les soutient. Ils ont bien compris qu’on ne fera pas plus de croissance avec cette mesure, qu’on ne s’en tiendra pas dans les faits à une démarche reposant purement sur le volontariat, mais qu’on déstructurera un peu encore une société déjà mise à rude épreuve par la crise naissante…

Ainsi donc, la semaine écoulée a ressemblé à celles qui l’ont précédée : l’impuissance publique mène à la démagogie et la démagogie, à la volonté de contrôler les esprits. Mais tout cela aura une fin. C’est à cette fin, pour que la France connaissent enfin le nouveau départ auquel ils aspirent, que Debout la République contribuera désormais en tant que formation politique à part entière.

A très bientôt.

25 novembre 2008

"La démocratie" des petites phrases, par Nicolas Dupont-Aignan

Dimanche, à la Mutualité, il s’est passé quelque chose. Toutes celles et tous ceux qui ont participé à cette journée ont eu le sentiment de vivre un tournant. La naissance d’un vrai mouvement politique.

L’affluence (plus de 1 000 personnes alors que nous en attendions 600), le nombre de jeunes, la diversité des soutiens, le sérieux des débats constituent un formidable encouragement pour toute l’équipe DLR.

Par contraste la manière dont il a été rendu compte de ce congrès ne peut que surprendre, décevoir même.

Un journaliste connu me disait hier « quand on voit les heures d’antennes consacrées au psychodrame du PS, on ne peut manquer de s’interroger sur notre raison d’être ».

Bien sûr je n’escompte pas la même couverture. A l’évidence, beaucoup de médias ont fait écho de notre congrès (à la notable exception de France 2, RTL et Europe 1).

Pour autant, à quelques exceptions près, on a le sentiment que le fond des choses, le contenu, les idées, n’intéressent plus personne.

De mon discours, seul le passage sur l’UMP ou le PS ont été retenu. Rien sur l’analyse de la crise financière pourtant d’actualité, rien sur les moyens d’en sortir, sur la réforme de l’Europe ou sur la vision de la France que j’ai voulu détailler.

Or, comment faire vivre une démocratie, comment nourrir le débat public si les médias se concentrent uniquement sur l’accessoire pire l’accessoire des deux grands partis ?

Pourquoi s’étonner alors de voir les Français se ruer sur Internet ou les chaînes de la TNT qui laissent un peu plus de place au débat ?

A entendre certains journalistes, je suis convaincu qu’ils en souffrent autant que nous.
Mais derrière cet assèchement de l’échange intellectuel n’y a-t-il pas une volonté, consciente ou non, de normaliser la vie politique française à deux mouvements qui pensent la même chose sur l’essentiel ? Ou alors est-ce de la résignation, étant entendu que les engagements européens et internationaux de la France ne laissent plus aucune marge de manœuvre à la démocratie ?

Hors du bipartisan bien obéissant à la pensée unique, point de salut, à tout le moins de confort ?

Moyen bien commode de mettre le peuple français sous tutelle un peuple qui ne l’oublions pas a toujours été rebelle, par exemple, il n’y a pas si longtemps, en mai 2005.

Même si la tâche est difficile, nous ne devons pas nous décourager, la campagne européenne de 2009 sera l’occasion de parler aux Français !

Raison de plus pour nous mobiliser.

En route pour les Européennes, par Nicolas Dupont-Aignan

24 novembre 2008

Texte fondateur de Debout la République

Appel fondateur de Debout la République, le rassemblement gaulliste et républicain Maison de la Mutualité, dimanche 23 novembre 2008


« Il faut savoir ce que l’on veut. Quand on le sait, il faut avoir le courage de le dire. Quand on le dit, il faut avoir le courage de le faire. »
Georges Clémenceau


Au moment ou notre pays traverse une crise économique, sociale et politique profonde, nos compatriotes sont dans l’attente d’un sursaut national. Fidèle à une « certaine idée de la France » chère au général de Gaulle, le mouvement Debout la République entend incarner le Courage Républicain et le mettre en œuvre pour rendre concrètement vie à notre devise nationale : Liberté – Egalité – Fraternité.

LE COURAGE DE LA LIBERTÉ

Depuis des années, les choix des Français sont bafoués. La ratification parlementaire, en février 2008, du traité de Lisbonne, copie conforme de la Constitution européenne rejetée par référendum (par 55% des Français) en mai 2005, a constitué à cet égard le point culminant de ce déni démocratique.

Les Français doivent redevenir maîtres de leur propre destin. Cela oblige à changer d’Europe en respectant les peuples, en s’appuyant sur les nations et en organisant des coopérations à la carte autour de projets concrets. Cela oblige aussi à réaffirmer l’indépendance de notre politique étrangère et de défense pour offrir au monde une autre voie soucieuse du développement, de la protection de la planète et de la diversité culturelle.

LE COURAGE DE L’ÉGALITÉ

Notre pays, en laissant progresser les communautarismes, les corporatismes et le chacun pour soi, a propagé le poison de l’inégalité et de la dispersion de la Nation.

Pour rendre aux Français le goût du vivre-ensemble, privilégions enfin ce qui unit sur ce qui différencie. Rééquilibrons les droits et les devoirs. C’est avec un Etat régalien et laïc renforcé, une école du mérite et de l’effort et un vrai aménagement du territoire que nous rassemblerons à nouveau les Français autour de l’essentiel, pour réussir ensemble.

LE COURAGE DE LA FRATERNITÉ

Dans la guerre économique mondiale, beaucoup de Français voient leurs conditions de vie se dégrader (délocalisations, recul du pouvoir d’achat…).

Pour retrouver le chemin du Progrès économique, social et environnemental, la France doit relocaliser ses emplois et investir dans les projets scientifiques et industriels de demain. L’effort de tous doit être au profit de tous, grâce au renforcement massif de la participation et à la création d’une sécurité professionnelle.

C’est en faisant preuve de courage républicain que la France retrouvera la voie de la démocratie, de la liberté, de l’unité nationale, de la citoyenneté républicaine, de la puissance économique et de la justice sociale. Elle empruntera alors à nouveau le chemin du Progrès partagé.

23 novembre 2008

L'avant-Congrès fondateur de Debout la République dans les médias

La presse a commencé à s'intéresser au Congrès fondateur de Debout la République. Le site national a rapporté une dépêche AFP et une interview dans le magazine Valeurs Actuelles. Nicolas Dupont-Aignan était également l'invité de BFM radio vendredi à 13 heures. Vous pouvez aussi lire l'article sur le site des Echos: cliquer-ici. Vous trouverez enfin ci-dessous le passage de NDA à la Matinale de Canal +. Bonne journée à tous !

22 novembre 2008

Dernière salve de collage à la veille du Congrès

C'est dans la 2ème circonscription de Seine-Maritime qu'a eu lieu la dernière salve de collage avant le Congrès de demain à Paris. Veuillez trouver ci-dessous une sélection des panneaux collés. Bon déplacement à tous membres des départements de province venant spécialement pour cet événement essentiel avant les élections européennes de l'an prochain !

Un crime contre la planète, par Nicolas Dupont-Aignan

J’ai attrapé mardi soir, « au vol », la chaîne ARTE qui diffusait une série de reportages intitulée « trois crimes contre la planète ».

Je n’ai pu regarder que le premier qui portait sur le trafic de gaz CFC… Et c’était tout bonnement effrayant.

Souvenez-vous il y a 21 ans on interdisait, par traité international, la production de ces gaz car ils détruisent la couche d’ozone. Profitant d’une faille dans le traité qui autorisait les pays émergents à en produire jusqu’en 2010 pour les besoins domestiques, la Chine est devenue le premier producteur de CFC au monde et illégalement le premier exportateur avec une totale passivité des douanes chinoises.

Quant aux douanes européennes elles sont chargées de vider l’océan avec une cuillère à café, des moyens dérisoires associés à l’intégrisme du libre-échange font que ces produits rentrent illégalement en Europe sans trop de soucis. Dans le reportage, le seul trafiquant inquiété, un chef d’entreprise européen, étant frappé d’une peine de 2 ans avec sursis et d’une amende de 600000 Euros… pas très cher payé pour la destruction de la planète. Le CFC est bien moins cher à fabriquer que les produits de substitution et donc les marges sont bien plus importantes.

On parle beaucoup d’environnement, la moindre des choses serait donc d’agir pour interdire au plus tôt, en faisant pression sur la Chine, la fabrication des CFC. Plus que jamais une régulation mondiale est nécessaire et pas seulement dans le domaine financier. Ce sera, entre autres, l’un des thèmes de mon discours dimanche prochain à la mutualité.

21 novembre 2008

Thomas Lefèvre, candidat de Seine-Maritime au Conseil National de Debout la République


Thomas LEFEVRE
25 ans – Historien

Quel désespoir avions nous de ne plus avoir de véritable parti gaulliste, républicain et social ! Aujourd’hui l’espoir nous est rendu. Nous, membres de Debout la République, avons tout et ils n’ont rien. Nous avons le bon diagnostic, nous avons des valeurs et des convictions fortes, nous avons des solutions, nous avons une ardeur et, enfin, nous avons un comportement. Debout la République est encore un mouvement jeune près de dix ans après sa fondation. Parti politique à part entière en ce 23 Novembre 2008, un gros travail nous attend. Je souhaite y contribuer encore plus au sein du Conseil National.

· Elections et mandat :

2007 : candidat comme député suppléant dans la 1ère circonscription de Seine-Maritime derrière Brigitte Brière
2008 : élu Conseiller Municipal des Authieux sur le Port Saint Ouen chargé de la vie culturelle et de la Bibliothèque Municipale

· Parcours et activités politiques :

2002 : adhésion à Debout la République, participe à la création du club DLR de Rouen
2004 à 2007 : responsable DLR Jeunes de Haute-Normandie
Depuis 2005 : animateur du blog départemental Debout la République 76 (dlr76.blogspot.com)
2008 : Délégué Départemental aux Universités

Contact : 06.78.53.56.77 ou dlr76@yahoo.fr

20 novembre 2008

Collage dans le canton de Boos hier

Une équipe de collage a fait une opération sur le canton de Boos et à Igoville (département de l'Eure) hier. Des actions sont encore prévues d'ici le Congrès de dimanche à la Mutualité à Paris. Si vous souhaitez nous aider, contactez-nous au 02.35.62.09.39. ou à dlr76@yahoo.fr. Bon courage à tous nos compagnons du département et de France !


P.-S.: Les photos ne représentent qu'une sélection parmi les nombreux autres panneaux collés.

19 novembre 2008

Déplacement DLR76 à Paris en passant par l'Eure

A l'occasion d'un déplacement à Paris pour un débat sur la Défense à l'Assemblée Nationale, une équipe de la Fédération de Seine-Maritime s'est arrêtée dans l'Eure pour un collage aux alentours des Andelys.

Le refus du collage sauvage au profit du collage propre nous a lancé à la recherche de ce qui reste de panneaux d'affichage libre.


De tout évidence les municipalités ont choisi la paix partisane au détriment de la liberté d'expression en généralisant les panneaux vitrés.

Nous avons réussi comme ci-dessus à faire apparaître notre messages dans des petites communes comme aux Andelys.


Arrivés à l'Assemblée Nationale, nous avons échangé notre costume de colleurs pour celui d'auditeurs du débat sur la Défense et le rôle qui devrait y jouer le citoyen.
Il fut évoqué l'Afghanistan, le rôle des médias et le fait que notre armée est à ce jour partout dans le monde et que la perte récente de nos soldats consituait un fait de guerre contre un ennemi qui n'est plus à nos frontières mais invisible: le terrorisme.
Il est apparu principalement que la difficulté de lien entre l'armée et la Nation est due au cloisonnement civil/militaire et qu'en France on y fait peu de cas des problèmes de défense et de sécurité. Le débat avec les représentants des groupes parlementaires a pointé du doigt le peu de débat public portant sur cette thématique qui se retrouve par la fréquentation des députés à la commission de la Défense: 25 à 30 présents pour 90 membres.
Un gros travail de pédagogie et de propositions est à envisager afin qu'émerge ce que les participants ont appelé une "culture de défense et de sécurité en France". Pour ce qui concerne Debout la République, un volet conséquent sur la défense comme instrument de la politique étrangère sera au programme des prochaines élections européennes.

18 novembre 2008

Ultime rappel: Congrès de Debout la République dimanche à Paris

Dans cinq jours maintenant, Debout la République tiendra son Congrès fondateur. Le club gaulliste et républicain que Nicolas Dupont-Aignan (Député de l'Essonne) a fondé en 1999 avec des élus RPR refusant à l’époque l’engrenage du traité d’Amsterdam, deviendra alors un mouvement politique à part entière, pleinement engagé dans le combat politique et électoral.

La renaissance d’un vrai parti gaulliste et républicain, après la triste disparition d’un RPR peu à peu emporté par ses propres dérives euro-libérales, sonnera l’heure du renouveau d’une « certaine idée de la France ». Mieux, son renouvellement : car ce ne sont pas seulement des gaullistes de toujours qui répondront présents le 23 novembre, mais aussi les républicains patriotes de l’autre rive, ou encore des citoyens attachés à leur pays mais qui ne se sont jamais reconnus dans la logique « camp contre camp », exagérément entretenue par les deux poids lourds de la vie politique française. Bref, beaucoup des amoureux de la France, quels que soient leur parcours et leurs origines, nous rejoignent, et tous seront les bienvenus !

A l’heure de la crise mondiale, de l’épuisement d’une construction européenne qui a trahi les idéaux de démocratie et de Progrès, d’une présidence Sarkozy qui marie les contraires jusqu’à l’absurde, Debout la République va devenir, au service exclusif du redressement national, l’instrument d’une autre conception de la politique : humaniste, droite, viscéralement attaché à l’intérêt général et respectueuse du peuple français.

Dans cinq jours, nous donnerons naissance au nouveau mouvement gaulliste et républicain qu’attendent les Français et nous prendrons date pour les élections européennes de juin 2009, notre première épreuve électorale sous nos propres couleurs. Des centaines d’adhérents, sympathisants et curieux se sont déjà inscrits pour être de la partie.

Des places sont encore libres pour assister à cet événement et profiter du transport organisé par le Fédération de Seine-Maritime en téléphonant au 02.35.62.09.39. ou en écrivant à dlr76@yahoo.fr.

17 novembre 2008

Evolution de Debout la République, par Brigitte Brière

Le temps où Debout la République était un simple club de réflexion est révolu. Le temps où nous étions organisés en petit clubs locaux est terminé. Non pas que l'on rejette ce que l'on a longtemps défendu, mais les circonstances ont changé.

Nous avons gagné le référendum sur la Constitution européenne et malgré la bonne volonté de tous, il faut reconnaître que nous n'avons collectivement pas été capables de transformer ce résultat en une offre politique crédible lors de la précampagne présidentielle en 2007. Néanmoins, le fait d'avoir quitté l'UMP et la volonté de construire un vrai parti politique pour présenter une vraie alternative politique le moment venu commence à porter ses fruits. Au niveau national, de nouvelles adhésion arrivent de gauche, de droite, de personnes refusant ce clivage réducteur ou de personnes qui ne s'étaient jusqu'alors pas engagées politiquement afin de défendre une même "idée" de la France et de la République. Ce phénomène se retrouve en Seine-Maritime comme a pu le démontrer notre récent comité départemental qui s'est tenu le 21 octobre dernier.

De même, alors que le centre national parfait son organisation, notre fédération anticipe dès maintenant l'adoption des nouveaux statuts de DLR au prochain Congrès fondateur du nouveau parti gaulliste et républicain le 23 Novembre. Un certain nombre de délégués départementaux et de délégués de circonscription ont été désignés. Dans l'attente d'une publication de leurs noms et coordonnées après leur confirmation par le prochain Conseil National, n'hésitez pas à entrer en contact avec notre Secrétaire Départementale qui vous mettra en relation avec eux.

Cette structuration doit nous aider dans l'organisation des nombreuses actions militantes que nous avons engagé. Si vous êtes disponibles pour nous aider dans la diffusion des tracts, le collage des affiches ou financièrement, n'hésitez pas à nous contacter par téléphone ou courriel.

A l'heure où les circonstances nous offre l'opportunité de présenter cette vraie alternative politique, nous n'avons pas le droit de baisser les bras. En ce qui nous concerne, nous continuerons de porter fièrement notre drapeau, nos valeurs et notre leader Nicolas Dupont-Aignan.

Bien fidèlement à vous.

16 novembre 2008

Questions de Défense nationale

Mardi 18 Novembre aura lieu un débat sur le thème "Sécurité, défense et citoyenneté à l'échelle de l'Union Européenne: Comment chaque Français peut-il apporter sa pierre à l'édifice ?" oragnisé par l'association "Civisme - Défense - Armée - Nation" au Palais Bourbon à Paris. Notre président, Nicolas Dupont-Aignan, y participera avec d'autres députés représentants tous les groupes parlementaires. De même, des représentants de la Fédération DLR de Seine-Maritime assisteront à ce débat.

Dans l'attente de ce dernier et des idées que nous avancerons sur le sujet, nous vous proposons de revenir ci-dessous sur l'intervention que Nicolas Dupont-Aignan a prononcée à l'Assemblée Nationale lors de la discussion du Livre Blanc de la défense le 26 juin dernier.


Livre Blanc de la Défense : DLR s’oppose à une politique "de sous-Pleven"

Nous voilà réunis aujourd’hui pour un débat essentiel pour l’avenir de notre pays.
Débat d’autant plus important que l’outil de défense n’est pas seulement la garantie de la sécurité des Français, il est aussi un moyen au service d’une politique étrangère. Débattre, comme nous le faisons du visage de nos armées demain, c’est obligatoirement dessiner la place et le rôle de la France dans le Monde.
De notre vision de la France, de ce que nous voulons pour nos concitoyens, découle le format de notre défense, ses alliances, l’effort de la Nation et non l’inverse !... sauf à vouloir subir plutôt que maîtriser notre destin.

Il ne s’agit pas d’une réflexion abstraite, d’une vision romantique faite de bonnes intentions ou de nostalgie, mais d’une analyse sérieuse fondée sur des réalités. Car, vous le savez tous, on n’a pas le droit de tricher avec le nombre de nos soldats, la qualité de leur équipement, la capacité de projection de nos forces ou la crédibilité de la dissuasion nucléaire.

C’est d’ailleurs à partir de cette volonté de confrontation avec la réalité que vous avez voulu, sous l’autorité du Président de la République, Monsieur le Ministre, réactualiser notre doctrine de défense.

Réalité tout d’abord, il ne faudrait pas l’oublier, de l’effort fourni par les forces armées lors de leur professionnalisation auquel peu rendent hommage.

Réalité d’un monde qui change avec ses nouvelles menaces…..

Réalité du retard d’équipements des armées surtout entre 1997 et 2002.

Réalité d’une dispersion géographique de nos forces qui s’apparente parfois à un saupoudrage.

Ce Livre Blanc était donc nécessaire et très attendu. Mais à sa lecture attentive j’ai été particulièrement surpris car, en vérité, il y a deux Livres Blancs, ou du moins deux sources d’inspiration qui aboutissent à un nœud de contradictions dont vous aurez du mal à sortir.

14 novembre 2008

Crise : la politique de l'autruche, par Nicolas Dupont-Aignan

La préparation du Congrès de Debout la République, qui aura lieu le dimanche 23 novembre, m’a empêché de tenir ce blog ces derniers jours. Pardonnez-moi.

Il y a tant à dire sur l’actualité… ou plutôt sur la manière de la traiter.

Quand les bourses baissent, on parle de la crise. Quand les entreprises ferment partout en France, on n’entend plus grand monde !

On pavoise ce matin en France, parce que la croissance dans notre pays a connu un gain de 0,1% au troisième trimestre, ce qui permet à Christine Lagarde d’affirmer que « nous ne sommes pas en récession ». Techniquement, c’est vrai, puisque le terme est défini par deux trimestres consécutifs de croissance négative. Mais franchement, quelle différence entre -0,1, 0 et +0,1% ? Tout cela est bien ridicule, pour ne pas dire inquiétant…

Nos gouvernants n’ont-ils donc rien retenu des années trente, lorsque le Président du Conseil de l’époque, Pierre Laval, claironnait que la France allait échapper à la Grande Crise, pour se retrouver au final avec un affaiblissement et un vieillissement sans précédent de son économie à la veille de la Deuxième Guerre mondiale ?

La crise financière a suscité, à juste raison, la coordination des Etats mais la crise économique n’entraîne que la molle protestation des dirigeants. Le Premier ministre d’un paradis fiscal de 450 000 habitants a plus de poids que le Président de 64 millions de Français.

La préparation du G20 occupe à juste titre les esprits. Mais quand relancera-t-on notre économie ? Quand réformera-t-on les politiques européennes ? Quand réagirons-nous ?

Le président de la Commission européenne vient de tancer les Etats-Unis, les menaçant d’un procès à l’OMC, si l’Administration américaine versait une subvention de 25 milliards de $ au secteur automobile. Mais la faillite de GM, Chrysler et Ford entraînerait au moins la destruction de 3 millions d’emplois Outre-Atlantique !

Ainsi, au lieu d’en finir avec le néolibéralisme libre-échangiste, qui a fait tant de mal aux peuples et dont la crise terminale signe sous nos yeux l’inefficacité économique même, l’Europe germano-libérale s’arc-boute de manière absurde sur ses dogmes et ses petites certitudes. Il est vrai qu’à force d’être sourds à la voix des urnes, nos hiérarques européistes se sont condamnés à ne pas pouvoir regarder la réalité comme elle est… Face à cette réalité, les incantations martiales de notre président, promettant à Toulon de corriger les « dogmes bruxellois », paraissent bien dérisoires…

Dans mon discours du 23 à la Mutualité, je présenterai nos réflexions et nos solutions car il ne fait pas de doute qu’un jour, les Français voudront sortir de la crise et s’en donneront les moyens.

Ils soutiennent Nicolas Dupont-Aignan et ils ne sont pas les seuls...

Debout la République qui sera dès le 23 novembre prochain un parti politique indépendant est d'ores et déjà un rassemblement de personnalités venant de divers horizons: gaullistes de toujours du RPR ou du RPF, républicains de gauche comme de droite, de citoyens ne s'étant jusque-là pas engagés en politique. Le site national nous fait partager le sens de leur engagement en notre sein ou à nos côtés. Nous vous le faisons partager maintenant sur notre blog départemental.

Christine Annoot, Président départemental du Calvados, Adjoint au Maire de Lisieux, chargé des affaires sociales

Parce que je me suis toujours fait une certaine idée de la France et de la République et que je ne peux me résoudre à voir notre pays et notre République menacés de s’éteindre, je me suis dès 1999 engagée auprès de Nicolas Dupont-Aignan.

Et si je suis encore là 10 ans après c’est que mes convictions n’ont pas faiblies et que la tâche ne me fait pas peur. Et la tâche qui nous attend n’est pas facile.

Elle n’est pas facile parce que le projet France construit génération après génération, siècle après siècle est en panne.

Le résultat est aujourd’hui évident : la République, moteur et ciment de l’unité nationale, de notre volonté de vivre ensemble est cassée.

Alors parce qu’en démocratie il y a toujours une autre politique possible, Debout la République s’est fixé pour objectif de présenter aux Françaises et aux Français un nouveau projet national.
Mon engagement, c’est qu’ensemble on redonnera un sens à l’homme, un sens à la vie de notre pays et à l’engagement politique : dans une République rénovée, dans une France souveraine et une Europe indépendante pour retrouver une croissance tournée vers l’emploi et non vers la spéculation boursière pour rétablir la cohésion sociale et nationale. Tout est à repenser. Tout est à reconstruire. C’est cela qui me rend enthousiaste.

Thomas Mann disait : " être jeune, c’est être spontané, c’est oser ce que d’autres n’ont pas eu le courage d’entreprendre".

Debout la République est jeune. Nous sommes la relève, et la relève elle agira … pour ne jamais subir.

Jean-Pierre Enjalbert, Président départemental du Val d’Oise, Conseiller général, Maire de Saint-Prix

J’ai adhéré à Debout la République il y a plusieurs années car c’est le seul mouvement politique qui sait concilier une vision européenne et mondiale réaliste avec la nécessité de toujours de servir l’intérêt supérieur de notre pays. En devenant un parti à part entière, DLR va accroître son audience et la force de son message vers nos concitoyens. C’est une nécessité au moment où le désarroi des Français ne cesse de grandir.

Thierry Grégoire, Conseiller Municipal du Touquet Paris Plage - 62 - Délégué National & Président Départemental Union des Métiers de l’Industrie de l’Hôtellerie – UMIH

Ce Congrès fondateur sera un moment essentiel pour Debout la République et Nicolas Dupont-Aignan, à cette date un signal fort sera envoyé à l’ensemble des français, de la classe politique et médiatique. Cet acte fondateur positionnera Debout la République comme une force politique alternative, moderne et forte de propositions lors des prochaines échéances électorales ; la diversité des adhérents ayant rejoint notre mouvement, sans cesse croissant, démontre l’attente, l’intérêt du projet et des idées porté par Nicolas Dupont-Aignan.

Au-delà des sensibilités et des clivages politiques, Debout la République doit être le catalyseur, le porte parole des 16 millions de français trahis lors du référendum de 2005 et de tous les français déçus de cette politique déréglé : la restitution de la démocratie aux citoyens, doit être notre leitmotiv.

Venez nombreux à notre congrès fondateur si vous voulez que votre voix soit entendue pour une France de demain meilleure, une France rassemblant toutes les énergies au service d’une vision à long terme pour notre pays, c’est pour cela que je soutiens Nicolas Dupont-Aignan.

Anne-Marie Le Pourhiet, professeur de droit public

C’est une grande satisfaction que de voir Debout la République s’ériger en parti politique à part entière et j’y adhère avec conviction. Cette formation est désormais la seule qui puisse accueillir les promoteurs du modèle républicain et des valeurs gaullistes, abandonnées et même directement menacées par les autres partis.

L’UMP n’est plus qu’une officine de marketing politique peuplée d’opportunistes prêts à tous les renoncements pour satisfaire leurs différentes clientèles. Ses dirigeants n’ont plus ni conviction ni ligne de conduite et girouettent dans tous les sens au gré de l’influence des médias, des lobbies et du marché.

La ratification parlementaire du traité de Lisbonne, copie conforme du traité constitutionnel rejeté par référendum, suffit à démontrer le mépris dans lequel les principaux partis tiennent les décisions populaires tout en se gargarisant cependant du mot « démocratie ». Leur adhésion au communautarisme et à la discrimination positive (c’est-à-dire au passe-droit ethnique et sexuel), leur abandon à peine camouflé des principes de laïcité et d’égalité devant la loi et leur empressement à ratifier des traités qui consacrent la confiscation des pouvoirs nationaux par une Union européenne a-démocratique et fortement anti-républicaine les discréditent définitivement.

Il était urgent qu’apparaisse non pas un simple courant mais un réel parti orienté vers la restauration de la dignité de la France et la défense des valeurs républicaines. Ce sera chose faite le 23 novembre.

François Morvan, Vive la République

Je suis avec Nicolas Dupont-Aignan parce qu’il veut le rassemblement de toutes les bonnes volontés, dans un parti indépendant des machineries politiques vendues à l’oligarchie médiatique et financière en faillite.

Je suis avec Nicolas Dupont-Aignan parce qu’il incarne la rigueur et la volonté au service de l’intérêt général, parce qu’il veut la démocratie par le peuple et pour le peuple.

Je suis avec Nicolas Dupont-Aignan parce qu’il veut une France capable d’entraîner les nations européennes dans une nouvelle perspective.

Je suis avec Nicolas Dupont-Aignan parce que la crise globale de l’humanité exige l’imagination au pouvoir et que seuls l’amour de la liberté et le socle des valeurs républicaines peuvent la féconder.

Rachel Roussel, Secrétaire départementale du Var

J’ai pendant toutes ces dernières années suivi un homme politique qui défendait les valeurs de la famille, la probité en politique et la souveraineté nationale dans l’Europe des nations mais celui-ci a laissé tombé le flambeau que NDA a su reprendre avec panache et volonté.

Je retrouve chez lui, ce qui a motivé mon engagement initial dans un autre parti il y a une quinzaine d’années, qui sont toutes ces qualités d’homme de valeurs et de convictions, fidèle à un idéal avec en plus son attachement à l’esprit gaulliste.

Homme libre, humain, proche des gens, sincère et honnête mais aussi ouvert, moderne et constructif il représente pour moi le futur leader dont la droite française a besoin.
C’est pourquoi je soutiens donc NDA et DLR dans lequel je souhaite jouer un rôle actif.

Je serai donc présente au congrès fondateur de DLR du 23 novembre car ce sera pour moi la façon de montrer mon engagement tout en faisant participer les personnes que j’ai déjà commencé à rassembler dans le Var et qui ont envie de vivre l’aventure de DLR.

Ce congrès sera je l’espère une grande tribune pour diffuser nos idées et un renouveau de la vie politique en montrant qu’une autre voie est possible en dehors des appareils des grands partis et dans le respect des valeurs républicaines qui nous sont chères.

Laurent Seurot, Responsable national DLJ

Dans quelques jours se tiendra notre Congrès fondateur. Pour tous ceux qui, comme moi, sont engagés dans notre mouvement depuis un certain temps, c’est une grande date. Durant ces dernières années, nous avons traversé de nombreuses épreuves, parfois difficiles, et pourtant, nous sommes toujours là, plus nombreux et plus motivés que jamais !

Faire de Debout la République un authentique parti politique, c’est signifier à tout le monde que nous serons présents sur la scène politique pour longtemps et que nous jouerons, un jour ou l’autre, un rôle déterminant pour le destin de notre pays. En tant que responsable national de Debout les Jeunes, je reçois chaque jour des courriels de jeunes de toute la France, sensibles à nos idées et nos valeurs. Tous ces jeunes ont besoin d’un parti pour les représenter et pour faire entendre leur voix. Debout la République doit être ce parti !

Christine Tasin

Actuellement militante du MRC (Mouvement Républicain et Citoyen) de Jean-Pierre Chevènement, en Charente Maritime, je suis opposée à l’Europe anti-démocratique qu’on nous propose, j’ai milité pour le "non" au referendum de 2005 sur le T.E.C.E et, en février 2008, contre la ratification du Traité de Lisbonne, qui rend impossible une politique nationale alternative, avec un vrai projet de société, et donne des pouvoirs exorbitants à des hommes qui n’ont aucun compte à rendre au peuple.

Profondément laïque, j’ai milité en 2004 en faveur de la loi contre les signes religieux ostensibles à l’école et je fais partie, depuis août 2007, de la rédaction du journal en ligne Riposte Laïque, qui défend la laïcité contre les attaques de plus en plus virulentes des religions et, notamment, contre les attaques que subit l’égalité républicaine hommes-femmes, mise à mal par le port du voile imposé aux femmes, voile qui se multiplie d’une façon inquiétante dans notre pays.

J’assisterai au Congrès de Debout la République pour dire à quel point il me semble urgent que, dans l’esprit du Conseil National de la Résistance, les républicains de gauche et de droite s’unissent pour construire un vrai projet républicain et restaurer notre souveraineté nationale confisquée par Bruxelles.

François-Xavier Villain, Député-Maire de Cambrai

Nicolas Dupont-Aignan et le mouvement Debout la République ont été de tous les grands combats pour la France et pour la République de ces dernières années. Nous le voyons tous les jours, ce n’est pas, à l’heure du tout-Europe et du tout-marché, une mince affaire ni une petite querelle !

C’est bien pourquoi j’ai toujours apporté mon soutien au combat gaulliste et républicain mené par Nicolas. Le Congrès fondateur de DLR sera à cet égard un temps fort de notre vie politique, celui qui verra enfin renaître un authentique mouvement défendant avant tout l’intérêt de la France et des Français, tout en proposant la seule politique européenne ouverte et réaliste : celle des peuples et des coopérations libres. Alors, retrouvons-nous le 23 novembre à la Mutualité !

12 novembre 2008

Nouveau: adhérer ou faire un don par Internet

A partir d'aujourd'hui la possibilité de nous aider activement dans la défense de nos valeurs pour la République, pour la France et pour l'Europe des Nations se trouve facilitée. En effet, il vous est possible d'adhérer, de renouveler votre adhésion ainsi que de nous adresser un don par Internet.

Vous pouvez dès à présent adhérer sur le site de DLR, le paiement sécurisé est assuré par la Banque Populaire : ici.

Si vous ne souhaitez pas adhérer vous avez la possibilité de faire un don à DLR pour soutenir notre action : ici.

Vous pouvez aussi adhérer à DLR via courrier traditionnel en téléchargeant le bulletin d’adhésion.

Conformément à la règlementation de la CNIL , nous ne pouvons enregistrer une adhésion sans le bulletin complété à télécharger.


Debout La République obéit aux règles de financement et de transparence imposées par les lois régissant le fonctionnement des partis politiques.

Les chèques sont à libeller à l’ordre de « l’Association de financement de Debout La République » (AFDLR) Tout paiement par chèque donne droit à une réduction fiscale.

Cette réduction représente 66% du montant du versement dans la limite de 20% de votre revenu imposable.

Ainsi, pour 100 € versés, 66 € peuvent être réduits du montant de votre impôt sur le revenu.

Les reçus fiscaux pour 2008 vous seront adressés ultérieurement par courrier.

Coupon à retourner à : Debout la République - BP 18 - 91330 YERRES
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par fax au 01.69.48.80.26

07 novembre 2008

La colère légitime des producteurs de lait, par Nicolas Dupont-Aignan

La colère des agriculteurs face à l’effondrement de leurs revenus est légitime et mérite d’être entendue. Elle révèle le double langage qui règne sur la nécessaire régulation de notre économie.

Le ministre de l’Agriculture, Michel Barnier, annonce mercredi une conférence sur le revenu agricole mais en même temps il a laissé détricoter les mécanismes qui permettaient dans le passé de justement garantir ce revenu.

L’exemple du lait est intéressant. Bruxelles fixe un prix minimum garanti, mais bien trop faible, les cours du lait n’étant encore jamais descendus à un tel niveau. Il existait en France, auparavant, un prix interprofessionnel qui permettait d’éviter une surenchère à la baisse entre les grandes surfaces, les coopératives et les producteurs. Malheureusement ce prix interprofessionnel a été supprimé au nom du soi-disant respect de la libre concurrence.

Certaines coopératives et transformateurs se sont engouffrés dans la brèche pour réduire le prix d’achat au producteur, les plaçant encore plus en difficulté.

De son côté, la Commission de Bruxelles, en augmentant les quotas de production à cause des fluctuations à la hausse de l’an dernier, a incité davantage d’agriculteurs à produire du lait. Mais, nouvelle imprévoyance, elle n’a pas créé de mécanisme d’amortissement en cas de retournement du marché. Le résultat ne s’est pas fait attendre.

D’un côté, une offre trop importante, de l’autre, la loi de la jungle dans la fixation des prix. Comment s’étonner du désarroi des petits producteurs !

Il ne sert à rien de faire avec la production de lait ce qui a été fait avec la pêche. Des grandes promesses d’intervention, mais de l’autre le refus de s’attaquer vraiment à Bruxelles comme à Paris, à la dérégulation générale. Parfois, des mesures d’aides partielles et de dernière minute, en réalité interdites par la Commission, laquelle finit immanquablement par réclamer à leurs bénéficiaires leur remboursement sans aucun délai.

Si on veut vraiment garantir l’aménagement du territoire, permettre à nos petits agriculteurs qui dépendent du prix du lait pour survivre de continuer leur exploitation, garantir la qualité des productions, éviter les fluctuations chaotiques à la hausse ou à la baisse qui désorganisent complètement le marché, il n’y a qu’une solution et une seule : organiser la production, les marchés et mettre en place des prix-plancher décents.

L’aveuglement européiste du ministre de l’Agriculture lui interdit aujourd’hui de prendre les mesures qui s’imposent.

Le Président de la République multiplie les pétitions de principe qui vont bientôt faire passer Besancenot pour un modéré, mais son gouvernement manifestement n’a absolument rien compris à la colère qui gronde, à l’injustice qui devient de plus en plus insupportable et au désarroi important de nos agriculteurs.

04 novembre 2008

Le combat contre le projet de loi Création et Internet continue

Le combat de Nicolas Dupont-Aignan et de Debout la République pour la licence globale sur Internet se poursuit et ne date pas d'hier comme l'écrit Numérama. L'avis défavorable de la CNIL sur le dernier projet de loi Création et Internet ne fait qu'appuyer notre opposition.


Nicolas Dupont-Aignan juge l'Hadopi anticonstitutionnelle

Alors qu'il était encore membre de l'UMP, le député de l'Essonne Nicolas Dupont-Aignan avait fait partie en 2006 des sept députés de la majorité à voter contre le projet de loi sur les droits d'auteur et les droits voisins dans la société de l'information (DADVSI). Parmi eux figuraient également Christine Boutin, qui a depuis troqué son silence contre un ministère. Classé au centre-droit d'influence gaulliste avec son mouvement Debout la République, Nicolas Dupont-Aignan n'a pas changé d'un iota son point de vue sur la lutte contre les échanges de fichiers sur Internet.

Déjà signataire de la pétition lancée par le magazine SVM contre la loi Création et Internet, le député s'est indigné vendredi sur son blog du vote par les sénateurs du projet de loi créant l'Hadopi, la haute autorité administrative chargée de mettre en oeuvre la riposte graduée. "L’indécence n’a plus de limite", condamne-t-il. "Alors qu’on annonce un feu roulant de plans sociaux, de mises au chômage technique, le gouvernement n’a rien trouvé de mieux que de déclarer l’urgence sur le projet de «riposte graduée» sur Internet visant à confier à l’industrie du divertissement le contrôle d’une juridiction d’exception qui supervisera une «haute autorité» chargée de la surveillance généralisée des internautes dans le but de détecter des échanges de MP3 ou de DivX".

"Les sénateurs viennent de voter le projet absurde de la ministre de la culture", écrit-il au lendemain du vote à la haute assemblée. "On croit rêver, au moment où la majorité à l’assemblée nationale refuse de taxer les stock-options, celle du sénat s’attaque à la liberté des échanges quand à elle très positive sur internet".

"Honnêtement le système des échanges financiers cause bien plus de problèmes économiques que celui des systèmes « peer to peer » !"

Le député estime que l'Hadopi est "une juridiction d’exception dont il est clair qu’elle sera illégale car anticonstitutionnelle". Sans suprise, il votera contre.

Ironie du sort, c'est auprès de l'Europe et du Parlement Européen qui a voté à 88 % pour l'amendement Bono anti-riposte graduée que Nicolas Dupont-Aignan, eurosceptique convaincu, a trouvé jusqu'à présent son meilleur allié.