11 mai 2009

Le "scoop" du jour par Luc Ferry

Interviewé sur Europe 1, le philosophe et ancien ministre de l'éducation nationale nous apprend le "scoop" du jour sur Rama Yade. Nous vous invitons à consulter la vidéo ci-dessous afin d'en prendre connaissance et, éventuellement, de nous laisser votre commentaire.


La France qui ferme, par Nicolas Dupont-Aignan

Un patron d’une entreprise textile de Castres a récemment proposé à 9 salariés un reclassement en Inde pour 69 € par mois. Le PDG de la Société CARREMAN s’en explique dans la Dépêche du Midi en indiquant que sa provocation vise à dénoncer la loi qui oblige une entreprise qui dispose d’autres sites de production à y proposer à un salarié licencié un reclassement. Tous les syndicats et les partis politiques ont protesté, indignés.
Mais pourquoi ne protestent-ils pas tous les jours contre le système de libre-échange déloyal qui provoque ce type de délocalisation ?

07 mai 2009

Deux ans de présidence Sarkozy : un bilan fatalement sans appel, par Nicolas Dupont-Aignan

En raison de son objet et de son ampleur, nous vous proposons exceptionnellement de retrouver l'intégralité du dernier billet de Nicolas Dupont-Aignan que vous pouvez également consulter sur son blog.


Le Président de la République a affirmé hier à Nîmes que le temps des bilans n’était pas venu. On le comprend tant un examen impartial et lucide des deux premières années du quinquennat pourrait être accablant.

Il préfère, il en a livré une nouvelle illustration hier soir, cette fuite en avant dans des discours schizophrènes qui lui permettent, pour combien de temps encore, avec l’aide de quelques groupes de médias bien complaisants, de saturer l’espace public, donnant le tournis aux Français et gardant toujours deux longueurs d’avance sur ses opposants, qui ne disposent pas du même temps de parole pour exprimer leurs critiques et faire valoir leurs propositions.

En vérité, ces deux premières années auront été très paradoxales.

La rupture promise n’a pas eu lieu là où elle était tant attendue. Elle a, en revanche, été mise en œuvre dans des domaines et dans un sens où elle n’avait pas été annoncée. Les discours d’Henri Guaino, si utiles pendant la campagne présidentielle pour « plumer la volaille » électorale, ont été bien évidemment, comme j’en avais publiquement exprimé la crainte, systématiquement trahis par les actes.

Quoi d’étonnant d’ailleurs, quand on connaît la personnalité et le terreau idéologique du Président : atlantisme, communautariste, ultralibéralisme, amour de l’argent et de ceux qui en ont, mépris pour le modèle social et républicain français. Chassez le naturel, il revient aussitôt au galop !

Oubliée donc la rupture avec la pensée unique si habilement mise en scène pendant la campagne.

- L’éloge à « l’école du mérite et de l’effort » a abouti dans les faits à la réduction sans précédent de 7% des heures de cours en primaire et à la réduction des exigences de culture générale dans les concours de la Fonction Publique, qui sont eux-mêmes dévalorisés, remis en cause dans leur principe par une discrimination positive sans le nom.

- L’ode au travail, aux petites entreprises et à la baisse des charges pour dynamiser l’emploi, se traduit par la création de 10 taxes ou impôts nouveaux et par une politique économique à la fois dictée par quelques copains du CAC 40 et par l’éternel malthusianisme de l’Europe bruxelloise.

- L’hymne à Jaurès et à la justice sociale se trouve renié par un bouclier fiscal ahurissant en période de crise, qui exempte les ménages très aisés du paiement du RSA, laissé aux classes moyennes (les moins pauvres paient pour les plus pauvres, drôle de justice sociale !)

- La volonté de rééquilibrage des institutions en faveur du Parlement est un trompe-l’œil car le Président pilote en direct l’UMP qui détient, à l’Assemblée Nationale, la majorité des sièges.

- Le culte de l’identité nationale conduit, comprenne qui pourra, à la relance de l’immigration de travail, aux statistiques ethniques et aux communautarismes religieux.

- Enfin, dans le domaine européen qui avait, là aussi, donné lieu pendant la campagne à de beaux discours sur la faillite de la Commission de Bruxelles et la nécessaire lutte contre les délocalisations, aboutit à un grand écart permanent et à une incohérence flagrante.

- Le fameux « traité simplifié » censé réconcilier le Oui et le Non de 2005 est devenu la copie conforme de la Constitution européenne. Ainsi le traité de Lisbonne supprime le droit de veto de la France sur les négociations commerciales à l’OMC mais, avec le culot qui le caractérise, le Président promet aux agriculteurs français qu’il mettra le droit de veto sur tout accord commercial dangereux pour eux !?

- Sur la Turquie, l’incohérence est tout aussi béante. D’un côté, le Président s’y déclare opposé, de l’autre, il a laissé ouvrir à Bruxelles, avec l’accord de la France, 8 chapitres de négociations et a fait supprimer le référendum obligatoire qui avait été constitutionnalisé par Jacques Chirac pour éviter un mariage forcé.

- En revanche, des ruptures qui n’avaient pas été annoncées ont été mise en œuvre. Ainsi, le retour dans l’OTAN, signe la fin de 50 ans de consensus politique français, abîme l’image de notre pays dans le monde. De même, l’envoi de troupes en Afghanistan est contraire aux engagements pris pendant la campagne électorale.

Bilan très sévère diront certains. Oui, car plus que tout Nicolas Sarkozy, par son attitude permanente politicienne et partisane, décrédibilise profondément la fonction présidentielle qui avait été justement inventée par le Général de Gaulle pour servir de clé de voûte à notre pays tiraillé par des divisions permanentes et menacé par le déclin.

Les Français, bien évidemment, pourront parfois éprouver une certaine admiration pour l’animal politique, sa capacité de rebond, son intelligence tactique, son talent d’avocat, mais ce qui manque le plus au terme de ses deux ans de présidence, ce sont des résultats véritablement tangibles et positifs, c’est un sens donné à l’action, une cohérence dans le projet, un respect du peuple, une compréhension de ce qu’est la France et de ce qu’attendent nos compatriotes.

Mais je crois sincèrement que les Français, dans leur ensemble, ont compris tout cela. La question n’est donc plus de savoir si Nicolas Sarkozy est un bon ou un mauvais Président, mais de proposer au plus vite une alternative crédible. Non pas une alternative en terme seulement de personnalité, mais de projet politique qui aille enfin à la cause des problèmes profonds du pays.

Car, n’en doutons pas, après les échecs de François Mitterrand, de Jacques Chirac et de Nicolas Sarkozy, la question centrale est de savoir comment, dans une mondialisation sauvage, nous pouvons préserver et faire s’épanouir un modèle français détricoté et attaqué de toutes parts.

C’est là bien sûr qu’intervient la question européenne qui est, chacun le sait, centrale. Je vous renvoie, pour ne pas allonger démesurément ce billet au format déjà inhabituel, à mon discours de clôture du Congrès fondateur de Debout la République du 23 novembre dernier où je tentais de tracer quelques pistes pour l’avenir.

En attendant, mobilisons-nous pour les élections européennes !

06 mai 2009

NDA au Havre le 4 mai 2009

Suite au déplacement de Nicolas Dupont-Aignan au Havre, nous vous retranscrivons l'article paru dans le quotidien Paris-Normandie.

« NDA » voit la vie en mauve

POLITIQUE. Nicolas Dupont-Aignan était lundi matin en campagne au Havre pour défendre une Europe des nations.

Pour être sûr de ne pas passer inaperçu, il fait campagne à bord d'un monospace mauve. Effet garanti dans les rues. Nicolas Dupont-Aignan, qui a pris congé de l'UMP depuis bientôt deux ans pour voler de ses propres ailes en créant Debout la République, est en pleine campagne électorale.« Nous avons été les premiers à nous lancer », précise-t-il.

La campagne, il la mène non pas pour lui-même - il est député des Yvelines - mais pour imposer ses listes aux Européennes. « Nous serons la surprise du scrutin du 7 juin », a-t-il promis lundi matin lors d'une conférence de presse au Havre. Quelques minutes auparavant, ce gaulliste convaincu avait pu visiter le port de l'intérieur, à bord d'un remorqueur Boluda.En escale au Havre, Nicolas Dupont-Aignan était accompagné lundi des deux candidats qui conduisent la liste Debout la République pour la circonscription du nord-ouest. Une liste pilotée par Thierry Grégoire, élu du Pas-de-Calais, et la Havraise Brigitte Brière, qui s'est installée à Rouen au début des années quatre-vingt. Ex-membre du RPR - « mais pas de l'UMP, cette auberge espagnole dont je n'ai jamais pu trouver l'entrée », indique-t-elle - Brigitte Brière fut adjointe au maire de Rouen, Pierre Albertini, entre 2001 et 2008, en charge des affaires militaires (elle est commandant de réserve de l'armée de l'Air).

« Protectionnisme raisonné »

Nicolas Dupont-Aignan, qui publiera mercredi prochain son Petit Livre mauve, veut imposer une Europe des nations face à une Europe « supranationale ». « Tous les partis veulent changer l'Europe mais ce sont eux, le PS, l'UMP, le MoDem et les Verts, qui ont construit l'Europe dans laquelle nous sommes. Aujourd'hui, ils promettent de la changer. Nous, explique-t-il, nous voulons une Europe démocratique avec la suppression de la Commission européenne et une plus grande utilisation du référendum. »

Favorable à « un protectionnisme raisonné » en matière économique, « NDA » veut également promouvoir une « Europe qui protège les citoyens » face « à une mondialisation la plus sauvage ».


ST. S.

05 mai 2009

Brigitte Brière sur France 3 Haute-Normandie dans "La voix est libre"

Samedi 2 mai, France 3 Haute-Normandie organisait dans l'émission "La voix est libre" présentée par Philippe Goudé invitait Brigitte Brière, secrétaire départementale de Debout la République et n°2 de la liste DLR aux européennes, dans un débat sur les européennes.


Vous pouvez consulter la vidéo de cette émission sur le site de France 3 Normandie: cliquez-ici.

Interdiction des listes Dieudonné : les apprentis-sorciers de l’Elysée voudraient-ils détourner le débat démocratique ?, par Nicolas Dupont-Aignan

Les déclarations du Secrétaire Général de l’Elysée, M. Guéant, laissant entendre qu’il faudrait peut-être interdire les listes de M. Dieudonné, sont stupéfiantes à plus d’un titre.

Tout d’abord, à nouveau le Secrétaire Général s’exprime sur des sujets qui concernent avant tout le gouvernement, en particulier les ministères de la Justice et de l’Intérieur. Pourquoi donc, en vertu de quelle légitimité et de quelle intention présidentielle, ces déclarations ont-elles bien pu être faites ?

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L’examen du projet de loi HADOPI a repris, par Nicolas Dupont-Aignan

L’examen du projet de loi HADOPI a repris.

Je suis à nouveau intervenu dans la discussion générale pour expliquer à mes collègues l’aberration historique de ce texte. Une ligne Maginot pathétique et dérisoire. Comment un système démocratique comme le nôtre, peut-il être à ce point dévoyé par l’esprit de cour qui règne autour de Nicolas Sarkozy et de sa petite bande de vedettes sur le retour !

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Le régime des partis, par Nicolas Dupont-Aignan

Les déplacements de campagne se succèdent sans interruption.

Hier, j’ai rencontré à Grenoble les ouvriers de Caterpillar confrontés à un plan social de 600 licenciements pour une entreprise qui a fait 3 milliards 500 millions de bénéfices en 2008.

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