29 janvier 2009

Interview de Nicolas Dupont-Aignan dans "Paris-Normandie"

A l'occasion de son déplacement en Haute-Normandie, Nicolas Dupont-Aignan a accordé une interview au journal régional Paris-Normandie. Ceele-ci a été publiée dans les pages régionales du quotidien diffisées dans les diverses éditions locales de Seine-Maritime et de l'Eure. Vous la trouverez ci-dessous.


L'Europe de Dupont-Aignan

Nicolas Dupont-Aignan lance sa campagne pour les Européennes. Il était hier à Rouen.
Nicolas Dupont-Aignan était hier à Rouen. Entretien avec le député souverainiste et gaulliste, président de Debout La République (DLR).

Serez-vous candidat en juin prochain ?

« Oui. Je serai candidat dans ma région d'Ile-de-France et j'animerai les listes que va présenter DLR dans toute la France pour une Europe des nations radicalement différente de celle qu'on nous impose aujourd'hui. Ces listes seront dévoilées début février. Pour la région Nord-Ouest, notre tête de liste sera Thierry Grégoire, élu et président des hôteliers du Pas-de-Calais. »

Pour vous, l'enjeu des Européennes, c'est une nouvelle occasion de rappeler que les Français avaient voté non en 2005 ?

« Oui mais pas seulement. Oui parce que c'est la première occasion pour les Français de rappeler à l'UMP, au PS, aux Verts et au MoDem - qui ont trahi le vote du référendum en imposant le traité de Lisbonne - qu'ils avaient voté non en mai 2005. Nos concitoyens ne veulent pas de cette Europe là. Il faut cependant aller au-delà et proposer une alternative à l'Europe actuelle qui ne fonctionne pas. Même ceux qui ont voté tous les traités depuis quinze ans commencent à le dire. La vraie question, c'est de savoir s'il y aura des rustines sur la roue comme veulent le faire l'UMP ou le PS ou si, au contraire, on change le pneu… on change de manière radicale la manière de faire l'Europe. Avec nos listes, nous allons proposer un vrai plan B. »

Vous ne fait plus partie de la majorité présidentielle. Subissez-vous des pressions de la part de l'UMP ?

« Non. Je ne fais pas l'objet de pressions mais ce qui est sûr, c'est que tous les gens qui nous rejoignent dans toute la France et qui viennent souvent de l'UMP en subissent parfois. On essaye de nous faire taire d'une manière ou d'une autre mais nous disons des vérités partagées par des millions de Français comme le constat qu'il ne sert à rien de s'agiter dans tous les sens, tel que le fait le président de la République, pour revenir aux problèmes principaux. Je ne vois pas l'intérêt de supprimer le juge d'instruction, de mettre la main sur France Télévision, de réduire le droit d'amendement au Parlement quand les Français affrontent la plus grave crise depuis la Seconde Guerre mondiale. »

Comment jugez-vous le plan de relance du gouvernement ?

« C'est un plan de show-biz. Il y a des mesures intéressantes mais qui ne sont absolument pas à la hauteur de l'enjeu. En gros, 1 % du produit intérieur brut quand les Etats-Unis vont être à 10 %. Si on ne prend pas des décisions beaucoup plus énergiques pour contrôler les banques, pour relancer le crédit, pour élaborer un protectionnisme européen, pour réformer l'euro, on risque d'avoir un million de chômeurs en plus dans un an et demi, avec des conséquences sociales dramatiques. »

Pensez-vous déjà à la présidentielle de 2012 ?

« Non. Ce n'est pas l'enjeu du moment. Le but, c'est de parvenir à faire entendre une voix différente dans un débat démocratique devenu totalement superficiel, dominé par un PS à bout de souffle et une UMP aux ordres. Mon objectif est de faire résonner nos idées pour que les Français aient le choix. Je ne doute pas qu'ils se détermineront en juin sur l'Europe, renvoyant dos à dos les partis politiques qui ont signé tous les traités et les extrémistes de gauche et de droite lesquels critiquent toujours et ne proposent rien. Nous avons l'am- bition de porter une autre Europe. »

Propos recueillis par Christophe Preteux

28 janvier 2009

Censure, grève, européennes : DLR garde le cap, par Nicolas Dupont-Aignan

Ce n’est pas parce que le gouvernement et l’UMP mènent une mauvaise politique qu’il faut soutenir le PS, qui propose une politique tout aussi mauvaise, bien que différente en apparence.

Voilà pourquoi, tout simplement, je n’ai pas voté la motion de censure. Contrairement à ce que certains peuvent croire, ce n’est pas par timidité politique. J’avais en effet voté sans état d’âme la motion de censure sanctionnant la réincorporation complète de la France dans le commandement militaire intégré de l’OTAN et l’envoi de troupes en Afghanistan. Mais, à l’époque, le PS était clair dans ses propositions, qui rejoignaient les nôtres, ayant tout à coup fait sienne une doctrine gaulliste d’indépendance nationale qu’il avait jusqu’alors toujours combattue.

Ce n’est pas le cas en matière économique aujourd’hui, très loin de là. Le projet de plan de relance du PS est à cet égard affligeant, puisqu’il prône la relance par la consommation sans remettre en cause le libre échange intégral voulu à Bruxelles, lequel rend absurde toute politique de ce type (comme ont beau jeu de le souligner le gouvernement et la majorité).

Ainsi, comme l’UMP, le PS refuse de voir qu’il n’y a pas de redressement possible de la France sans changer le cadre européen. Bien sûr, comme d’habitude, l’approche des élections européennes fait resurgir à sa tête l’éternelle tarte à la crème de « l’Europe sociale ». Mais comment y prêter le moindre crédit ? Comment ignorer la sécession d’une partie du PS, emmenée par Jean-Luc Mélenchon, précisément pour cette raison ?

Comment oublier, en ce qui concerne plus particulièrement l’actuelle première secrétaire du PS, Martine Aubry, les promesses que cette dernière avait faites juste avant la ratification du traité de Maastricht en 1992, et qu’un blogueur associé du site Marianne2.fr vient de rappeler fort à propos : « C’est principalement peut-être sur l’Europe sociale qu’on entend un certain nombre de contrevérités. Et ceux qui ont le plus à gagner de l’Europe sociale, notamment les ouvriers et les employés, sont peut-être les plus inquiets sur ces contrevérités [...] Comment peut-on dire que l’Europe sera moins sociale demain qu’aujourd’hui ? Alors que ce sera plus d’emplois, plus de protection sociale et moins d’exclusion. » (Martine Aubry, 12 septembre 1992, Béthune). CQFD…

Debout la République garde le cap, face à une UMP et un PS qui ne veulent pas, chacun à leur façon, remettre en cause le cadre européen. Un cadre européen qu’ils ont infligé au peuple français contre sa volonté, qui prive le pays de toute marge de manœuvre pour se redresser, mais qu’ils n’ont, bien entendu, pas le courage ni la franchise d’assumer !

C’est ainsi, en évitant le piège d’un front commun avec un PS en réalité d’accord avec l’UMP sur l’essentiel, que nous serons pleinement en mesure de proposer aux Français une autre Europe le 7 juin.

Quant à la journée d’action du 29 janvier, elle exprime le ras le bol légitime des salariés et mérite compréhension et même soutien. Chaque membre de Debout la République peut donc s’y rendre sans se laisser instrumentaliser par quiconque et en laissant de surcroît le mouvement syndical s’exprimer sans chercher à le récupérer.

Jouons notre rôle de parti politique en faisant connaître nos solutions concrètes pour sortir de la crise. Des solutions fortes que nous avons proposées il y a déjà des mois. Des solutions qui vont aux racines des problèmes. Des solutions cohérentes et globales, bien loin du bavardage des deux partis dominants, de leurs alliés et de leurs faux opposants.

27 janvier 2009

Nicolas Dupont-Aignan à Rouen aujourd'hui


Programmé depuis quelques mois, c'est aujourd'hui qu'a lieu le déplacement de Nicolas Dupont-Aignan en Normandie. Après un passage à Lisieux, le président de Debout la République se rend à Rouen pour présenter nos objectifs pour les élections européennes du 7 juin prochain. Il rencontrera les adhérents et les sympathisants de la région Haute-Normandie lors de la galette des rois de la fédération de Seine-Maritime.
Celle-ci se tiendra à 20 heures 45 au Refuge berbère - 38, rue Saint Eloi - 76000 ROUEN. Une participation de 5 euros est demandée.

DLR76 colle dans l'agglomération de Rouen

A la veille de l'arrivée de Nicolas Dupont-Aignan à Rouen, les équipes de colleurs de la fédération DLR de Seine-Maritime ont investi les affichages libres de l'agglomération rouennaise. Bravo à ces équipes pour avoir couvert toutes les communes urbaines de cette agglomération !

24 janvier 2009

Gendarmerie, juge d'instruction, droit d'amendement : vers une multiplication des dérives, par Nicolas Dupont-Aignan

Le tout-marché contre la République, par Nicolas Dupont-Aignan

C’est parti ! Mercredi à Nancy, puis Dijon, j’ai lancé la campagne des élections européennes pour la grande région Nord/Est (Champagne-Ardennes, Lorraine, Bourgogne, Franche-Comté, Alsace).

Jean-Pierre Gérard, entrepreneur à Besançon, ancien membre du Conseil de la Politique monétaire et Elisabeth Laithier, Adjoint au Maire de Nancy conduisent notre liste Debout la République. Avec les équipes militantes et les élus des 18 départements concernés, ils ont un peu plus de 4 mois pour convaincre qu’une autre Europe est possible…. Et il y a urgence !

En effet, nous avons profité du déplacement pour aller, comme chaque fois, à la rencontre des Français. Hier, nous avons été reçus le matin par les syndicats de La Poste. Je soutiens en effet leur mobilisation contre la privatisation. De réforme en réforme, ni concertée ni réfléchie, on a laissé détricoter ce service public.

J’ai débattu avec des agents désabusés qui ne savent pas où on les mène. Ils savent que des réformes doivent être menées mais ils en ont assez, comme d’ailleurs les élus locaux, qu’on les prenne pour des imbéciles. Fermeture de bureau, rotation accélérée des directeurs, mépris pour les services aux particuliers, volonté de la Banque postale de se débarrasser des clients modestes qui n’ont que La Poste pour ouvrir un compte. La Poste a même inventé la FTV (force de travail variable). On a créé ainsi un sous-prolétariat. La liste est longue des dérives.

Tout cela au nom de la sacrosainte ouverture à la concurrence voulue par la Commission européenne et à laquelle la France n’a pas su, ou voulu, résister. Car c’est notre pays, celui à la densité démographique la plus faible d’Europe, le plus vaste, qui devra soit voir disparaître un service public, soit en faire financer les activités les plus déficitaires par l’Etat. En renonçant au monopole sans imposer de drastiques conditions d’exploitation aux opérateurs privés, on renonce en effet à la péréquation financière. On renoue avec une époque médiévale, où les grands féodaux imposaient leur fait et où l’Etat royal, trop faible ou trop veule pour redresser les injustices, se contentait de les regarder les bras ballants. Quand comprendra-t-on, comme pour le gaz, l’électricité, voire l’eau, que le monopole coûte moins cher à la collectivité que cette concurrence délétère ?

L’après-midi nous avons rencontré les syndicats de l’usine Amora de Dijon qui sera prochainement fermée. Là aussi la même incompréhension des syndicalistes modérés qui savent que leur usine n’a jamais gagné autant d’argent. Mais depuis le rachat d’Amora par Unilever, le groupe est vendu par appartement et la rentabilité maximum est recherchée. Une obsession de court terme quitte à réduire la qualité des denrées, l’effort de recherche et même la publicité.

Les syndicalistes désabusés me disaient : « pourtant on était fier de notre boulot ». « On a tout accepté : les 3/8, l’effort de productivité, etc… Mais ce n’était jamais assez et puis on nous a fait comprendre qu’il fallait réduire les postes, les fonds de pension, exigeant une rentabilité toujours plus forte… » Une rentabilité sans fin, jusqu’à attrition terminale. Ce capitalisme, pareil aux essaims de criquets qui dévastent des régions entières avant de passer aux suivantes doit être fortement encadré. C’est une nécessité publique !

Nicolas Dupont-Aignan sur I-Télé


NDA invité de Laurent Bazin sur I-Télé
par dlrtv

23 janvier 2009

DLR76 sur le terrain


Hier, une équipe de DLR a mené une opération de collage dans la 2ème criconscription de Seine-Maritime.

Le chiffre du jour: 100 affiches en 2 heures 30.

Deux opérations de tractage sont programmés samedi matin sur le marché de la place des Emmurées à Rouen et dimanche matin sur le marché de la place Saint-Marc à Rouen.
Pour nous aider, n'hésitez pas à contacter Rémi Brière, notre délégué départemental à l'Action Militante pour toute demande de matériel et pour aidez nos équipes de collage et de tractage.

République contre concentration du pouvoir

Nicolas Dupont-Aignan qui était ce matin interviewé sur I-Télé s'est exprimé "la volonté de tout contrôler" de Nicolas Sarkozy. La présidence l'UMP, la présidence de France Télévision, verrouillage des débats à l'Assemblée Nationale, suppression du juge d'instruction, tout concourre à cette concentration du pouvoir entre les mêmes mains et à la suppression de tout ce qui pourrait "apparaître" comme un contre-pouvoir. "C'est la cour !"


Dupont-Aignan : la volonté de Sarkozy de "tout contrôler" est "malsaine"
AFP - 23.01.09 11h50

Le président du parti gaulliste Debout la République (DLR), Nicolas Dupont-Aignan, a dénoncé vendredi la volonté "affichée" de Nicolas Sarkozy de "tout contrôler, de tout maîtriser", qui crée selon lui une situation "profondément malsaine".

"Je ne dis pas qu'on est dans un système autoritaire, faut pas exagérer, je dis simplement que petit à petit on arrive à une concentration des pouvoirs à une asphyxie du débat qui sont profondément malsaines", a déclaré M. Dupont-Aignant sur i-Télé.

"Il y a une volonté présidentielle affichée finalement de tout contrôler, de tout maîtriser, c'est malsain, c'est dangereux, pas seulement pour l'opposition mais pour l'ensemble du pays et ça se retournera contre la majorité", a ajouté le député de l'Essonne.

Il a critiqué une main mise de l'Elysée sur la nouvelle direction de l'UMP qui doit être installée samedi, avec à sa tête Xavier Bertrand. "Ce parti unique a supprimé l'élection de son président au suffrage des militants, son état major est choisi à l'Elysée. Mais c'est la cour!", a-t-il lancé.

Alors que Nicolas Sarkozy doit rendre ses arbitrages, ce vendredi, à l'issue des états généraux de la presse, il a jugé "malsain de confier tous les pouvoirs médiatiques à des groupes privés qui dépendent des commandes de l'Etat".

Enfin, le député s'est dit "solidaire" des socialistes dans leur combat contre la réforme du travail législatif. "A quoi ça sert de réduire le droit de parole des parlementaires" alors que "depuis 1981 il y a eu une dizaine de débats qui ont un peu dérapé", a-t-il dit.

Il a fait valoir que "s'il n'y avait pas eu ces dérapages (...) l'opinion n'aurait pas été alertée sur certains dossiers"

22 janvier 2009

Déplacements de Nicolas Dupont-Aignan

Après deux déplacements dans le sud de la France et avant un déplacement dans la région Nord-Ouest des élections européennes, Nicolas Dupont-Aignan s'est rendu ce mercredi dans la région Est. Vous trouverez ci-dessous un article relatant cette visite en perspective des élections européennes le 7 juin prochain.


Debout la République : « Pour une autre idée de l'Europe »

Le - tout nouveau - parti Debout la République (*), présidé par le député de l'Essonne Nicolas Dupont-Aignan, a lancé, hier, sa campagne pour les élections européennes à Nancy et Dijon. Et le « parti gaulliste qui a pris son indépendance par rapport à l'UMP », annonce des listes dans toutes les régions. Dont une dans le Grand Est.

« Euro-béats et euro-ronchons… »

Elle sera conduite par l'entrepreneur de Besançon Jean-Pierre Gérard et la maire adjointe de Nancy Elisabeth Laithier. Si les membres de la liste ne sont pas entièrement connus, Pascal Moriou, secrétaire départemental de la Côte-d'Or, devrait occuper la 5e place. D'autres Bourguignons sont également annoncés.

« Pourquoi nous présenter ? Soit nous avons les euro-béats, les quatre partis, PS, UMP, MoDem, Les Verts, qui ont fait adopter le traité de Lisbonne dans le dos des Français et qui ont mis l'Europe dans cette situation de crise. Soit nous avons les euro-ronchons, des gens qui sont contre toute Europe », a expliqué hier à Dijon Nicolas Dupont-Aignan qui sera tête de liste en Ile-de-France.

« Notre position est originale. Elle consiste à faire campagne pour inventer une nouvelle Europe tout en redonnant à la France sa liberté de manœuvre. Nous allons proposer un plan B. » Nicolas Dupont-Aignan espère bien « que son parti mettra enfin un peu d'oxygène dans la vie politique et créera la surprise… »

Dans son édition de lundi, le Figaro a écrit : «Les listes de Debout la République sont pour l'instant créditées d'un ou deux points dans les premières études nationales sur le scrutin de juin ».

C. B.

(*)Le parti a été fondé officiellement le 23 novembre.

Les contribuables n’ont pas à financer les marges des banques !

Le 10 décembre dernier, Nicolas Dupont-Aignan par un communiqué de presse demandait l'audition du Gouverneur de la Banque de France par les commissions parlementaires sur les marges des banques bénéficiant du soutien des contribuables français. Aujourd'hui, c'est le site EasyBourse qui souligne l'actualité encore criante des propos du président de Debout la République sur le sujet.


France : Les dirigeants des banques renoncent aux bonus, pas aux marges
(Easybourse.com, Publié le 21 Janvier 2009)

A la demande du chef de l'Etat, Nicolas Sarkozy, les dirigeants des grandes banques françaises ont accepté ce mardi de renoncer à leurs bonus au titre de l'année 2008. Après avoir limité le versement de dividendes, le président de la République indiquait récemment que ce renoncement aux bonus était une condition pour que les banques puissent bénéficier de la manne publique. Reste que les marges sur les crédits accordés aux particuliers et aux entreprises continuent de gonfler...

Nicolas Sarkozy en avait fait une condition à l'obtention d'une aide publique pour les banques, les dirigeants des principaux établissements bancaires ont accepté de ne pas toucher de bonus au titre de l'année 2008.

'Les dirigeants des différents établissements ont renoncé à leur rémunération variable au titre de 2008, traduisant ainsi l'écoute qui est la leur des sentiments des uns et des autres', a indiqué le président de la Fédération bancaire française (FBF), Georges Pauget, également directeur général du Crédit agricole.

Six banques, la Société générale, BNP Paribas, le Crédit agricole, les Banques populaires, les Caisses d'Epargne ainsi que le Crédit mutuel, avaient bénéficié en fin d'année dernière d'une première tranche d'aide publique de 10,5 milliards d'euros.

La ministre de l'Economie, Christine Lagarde, a déclaré ce mercredi que ces six mêmes établissements bancaires vont pouvoir recevoir une deuxième tranche de la manne publique de 10,5 milliards d'euros.

'Les banques de leur côté ont indiqué qu'elles souhaitaient qu'une priorité soit donnée dans l'affectation de leurs résultats, globalement, pour faire en sorte que leur solidité financière soit elle aussi renforcée', a précisé Georges Pauget. Ainsi, Christine Lagarde a rappelé que, pour bénéficier d'une nouvelle aide, les banques devraient mettre 'leurs résultats en réserves plutôt que dans les dividendes'. Les banques aidées doivent également veiller à modérer les dividendes versés à leurs actionnaires au titre de 2008.

D'autre part, les banquiers ont indiqué que leurs encours de crédit montraient une progression de 9% à fin novembre, soit deux points de plus que la moyenne européenne. 'Pour essayer de maintenir ce rythme, il faut continuer à avoir la volonté d'avancer ensemble et c'est la raison pour laquelle les pouvoirs publics ont indiqué qu'ils mettraient à la disposition des banques une nouvelle tranche de produits permettant de renforcer leurs fonds propres', a souligné Georges Pauget.

Encore de la marge…

Pour autant, si on en doutait, les banques ne semblent pas à plaindre... A en croire les cancans du Canard Enchaîné, qui le pointait déjà du bout du bec en octobre dernier, les établissements financiers augmenteraient «discrètement» leurs marges sur les crédits accordés aux particuliers et aux entreprises.

C’est en effet ce qu’éclaire la lecture du document intitulé «Stat Info» et publié par la Banque de France mensuellement. Entre autres informations, ledit document en date du 13 janvier 2009 nous apprend qu’en dépit du don de 10,5 milliards d’euros alloué aux banques nécessiteuses, ces dernières n’ont finalement distribué aux ménages, en cumul sur 12 mois, qu’autour de 167,3 milliards d’euros en novembre 2008 contre 202,7 milliards un an plus tôt -tous types de crédits confondus…

Au total, ainsi que le relève le bulletin Stat Info du 9 décembre 2008 et comme le soulignait le député de l’Essonne Nicolas Dupont-Aignan sur son site, entre octobre 2007 et octobre 2008, le volume des crédits aux ménages a fondu de 15%.

Conséquence, les prêts étant moins nombreux, les taux d’intérêts demandés par les banques ont pour leur part augmenté substantiellement. La Banque de France observe ainsi que «le taux d’intérêt moyen des crédits nouveaux aux ménages en novembre» est de 6,29%, contre 5,85% un an plus tôt.

Dans le détail, l’établissement constate que «le renchérissement est plus accentué pour les découverts (+15 points de base) que pour les crédits à la consommation (+3 pdb) et les crédits à l’habitat (de 3 à 4 pdb selon la durée de la période de fixation initiale du taux)».

Difficile dans ces conditions d’expliquer aux citoyens français la persistance de taux d’intérêts supérieurs à 6%, alors que le taux de la BCE -donc le coût de refinancement des banques- est lui passé de 3,75% à 3,25% puis de 2,5% à... 2% la semaine dernière !

Après les dividendes et les bonus, il y a encore des marges…

N.S et C.L.

21 janvier 2009

Le tour de passe-passe des bonus, par Nicolas Dupont-Aignan

La politique de soutien de l’Etat aux banques vient d’apporter un nouvel exemple de l’habileté tacticienne et médiatique de Nicolas Sarkozy : en convoquant à l’Elysée les dirigeants des grandes banques françaises pour leur faire renoncer à leurs bonus, le président de la République a semblé marquer de nouveaux points dans sa croisade de moralisation du capitalisme financier, censée permettre la refondation et la stabilisation du système.

Néanmoins, pour nécessaire qu’elle fût - et je la réclamais depuis longtemps avec mes amis gaullistes et républicains de Debout la République -, cette mesure spectaculaire n’a été, en l’espèce, qu’un contrefeu communicationnel destiné à faire oublier l’absence totale de contrepartie sérieuse (pas de prise de participation directe dans les établissements, donc pas de droit de vote ni de regard aux conseils d’administration) à l’octroi de la seconde tranche de 10,5 Mds € d’aide aux banques, accordée au même moment.

Ainsi, à l’heure où les établissements bancaires reconstituent leurs marges à vitesse grand V grâce à l’argent du contribuable mais sans faciliter les conditions d’accès au crédit (raison d’être, pourtant, des largesses de l’Etat), le président de la République monte en épingle un sujet symbolique pour mieux occulter le fait qu’il s’est couché sur l’essentiel. Chapeau l’artiste : à n’en pas douter, les Français n’y verront que du feu, à l’instar d’ailleurs des médias qui n’ont guère dénoncé le tour de passe-passe !

Rebelote, les banques ne seront donc soumises à aucune contrainte dans l’utilisation des milliards d’euros que l’Etat met à nouveau à leur disposition. Quoi d’étonnant, dès lors, que les banquiers se soient précipités au palais de l’Elysée en affichant des mines de pénitents ? C’est bien connu : « Pour vivre heureux, vivons cachés ! »

Les libéraux nous ont expliqué à voix basse que l’Etat ne devait en aucun cas prendre une participation dans l’actionnariat des banques (seul moyen d’établir un vrai contrôle de leur activité et de leur gestion), sous peine de fausser les règles du marché, de permettre à la puissance publique de faire ce qu’elle ne sait pas faire et de léser les actionnaires. Mais qui ne se rend compte, au-delà de ces arguments d’allure spécieuse, qu’il s’agit surtout de leur permettre d’empocher l’argent des contribuables sans rendre de comptes ?

N’est-il pas étrange que ces mastodontes, qui portent une part écrasante de responsabilité dans la crise (voir, dernière en date, l’affaire Madoff), s’exonèrent des règles les plus élémentaires qu’ils imposent aux PME lorsqu’ils acceptent encore de les financer, à savoir une entrée aux capital de ces entreprises pour mieux les surveiller ? Où est donc passé ce dogme imperturbable et fatal des grands argentiers, selon lequel « qui paie, décide » ? Les Français vont-ils accepter encore longtemps que l’on dilapide l’argent public en leur nom, pour permettre à des dirigeants qui ont failli de répéter en boucle avec le plus grand mépris : « Faites ce que je dis, pas ce que fais ! » ?

20 janvier 2009

Espérance et vigilance, par Nicolas Dupont-Aignan

La journée d’aujourd’hui restera historique bien évidemment.

L’arrivée de Barak OBAMA à la présidence des États-Unis, n’en déplaise aux grincheux, est un évènement qui peut donner à espérer de la Démocratie. Preuve, s’il en était besoin, qu’à force de volonté, de courage et d’intelligence le cours des choses peut être changé.

Souvenons-nous en effet de la situation des États-Unis sous Georges BUSH, de ce sentiment d’impuissance face au clan qui avait mis main basse sur ce pays. Pour autant, arrêtons la naïveté sur le nouveau Président des Etats-Unis. Loin d’être le représentant d’une communauté comme veulent le faire croire certains Français, Barak OBAMA est le pur produit de l’assimilation.

Croire qu’il va défendre la Paix universelle et tous les peuples de la terre, c’est bien mal connaître le système américain, Barak OBAMA est un patriote et il n’a pas tort, il fera donc tout pour redresser son pays.

Son arrivée aura peut-être le mérite d’ouvrir les yeux des bonnes âmes françaises sur la nécessité d’une politique d’indépendance nationale qui n’interdit d’ailleurs en rien une coopération intelligente entre les grandes puissances mondiales.

Espérance, vigilance, tels sont les mots qui me viennent à l’esprit aujourd’hui.

Fermeté dans le cap à Debout la République pour les européennes

Dans une interview au journal Le Parisien/Aujourd'hui en France, Nicolas Dupont-Aignan a reprécisé la position de Debout la République à propos des élections européennes de juin prochain. Nous présenterons un projet alternatif à cette mauvaise construction européenne. Rien ne nous fera dévier, ni les pressions, ni le chantage comme l'a annoncer fermement Nicolas Dupont-Aignan lors du Conseil Nationel de Debout la République dimanche dernier à l'Assemblée Nationale.


"La question n’est pas d’additionner des personnes mais de s’engager sur un projet à même de vraiment changer les choses en Europe."
Le Parisien, dimanche 18 janvier 2009

Que peut-on vous souhaiter pour 2009 ?
Nicolas Dupont-Aignan : D’être la surprise du scrutin du 7 juin prochain, il y en a toujours eu une aux élections européennes.

Ces européennes seront un premier test pour votre nouveau parti. Que pouvez-vous concrètement en attendre ?
Nous serons présents dans toute la France, notre ambition étant de mettre enfin l’Europe dans le bon sens. En 2005, les Français ont voté non à la Constitution européenne mais depuis, l’UMP, le PS, le MoDem et les Verts ont fait voter par le parlement sa copie conforme qui s’appelle le traité de Lisbonne. Le 7 juin sera une occasion historique pour les Français de rappeler à l’oligarchie qui nous gouverne, gauche et droite confondues, qu’on n’a pas le droit de bafouer le suffrage universel.

Vous ne serez pas seuls sur ce créneau...
Si, car nous, gaullistes, ne sommes pas anti-européens et nous serons parmi les seuls à dire qu’il est possible de construire l’Europe de façon différente. Nous présenterons le fameux plan B, un véritable traité alternatif avec des propositions radicalement nouvelles.

Par exemple ?
Créer une Europe des coopérations à la carte car à 27 on ne peut pas tous avancer au même rythme. Nous proposons la suppression de la Commission européenne pour la remplacer par des agences thématiques, domaine par domaine.

Pourriez-vous faire une alliance avec Philippe de Villiers ?
La question n’est pas d’additionner des personnes mais de s’engager sur un projet à même de vraiment changer les choses en Europe. Or la ligne politique de Phillipe de Villiers n’est pas claire : d’un côté il critique la politique européenne de Nicolas Sarkozy, de l’autre il le soutient politiquement.

Et avec Jean-Luc Mélenchon ?
Son objectif principal semble de reconstruire la gauche mais ce n’est pas l’objet de cette élection.

L’ouverture que Nicolas Sarkozy a cherché à étendre aux villiéristes n’ira pas jusqu’à vous ?
Non. Je n’accepte pas le double langage permanent du président de la République. Il a fait campagne sur le refus de l’adhésion de la Turquie, mais pendant la présidence française, les négociations ont continué. Il parle d’Europe protectrice mais veut imposer le traité de Lisbonne qui déréglemente toujours plus. Je ne participerai pas à ce « bougisme », à cette politique du coup d’éclat permanent.

Tout est-il à jeter dans le bilan de la présidence française ?
Il y a eu de beaux discours, malheureusement on est resté dans l’apparence. Rien n’a changé sur le traité de Lisbonne et Nicolas Sarkozy se gargarise de vouloir l’imposer aux Irlandais ! Rien non plus sur le carcan de l’euro et du libre échange déloyal qui sont en train d’asphyxier nos entreprises et nos emplois. C’est pourtant l’enjeu majeur du pays.

Sarkozy n’a pas pris l’ampleur de la crise ?
Pour sortir de la crise et redresser la France il faut desserrer le corset européen et changer radicalement le fonctionnement de l’Europe. La méthode Coué peut faire croire qu’on agit, mais elle ne résout pas les problèmes : comment nos concitoyens pourraient-ils croire à la relance du crédit sans obligation contraignante pour les banques ? Je suis convaincu que la politique de show-bizz va s’effondrer et que les Français ne veulent pas du retour de la gauche. L’alternative se fera avec ceux qui ne veulent pas de cette gauche démagogique et laxiste, ni de cette droite bling-bling.

Propos recueillis par Didier Micoine

18 janvier 2009

1er conseil national du parti gaulliste et républicain Debout la République

Ce 18 janvier a lieu la séance d’installation du Conseil national de Debout la République, regroupant 50 membres élus par les adhérents lors du Congrès fondateur du 23 novembre, et l’ensemble des Secrétaires départementaux du mouvement.

A cette occasion, les instances dirigeantes de DLR seront renouvelées. Le Conseil national élira les trois vice-Présidents. Par ailleurs, le Secrétaire général, le Secrétaire adjoint ainsi que deux porte-parole seront nommés par le Président. Le Bureau ainsi constitué siégera désormais en qualité de Bureau politique du nouveau rassemblement gaulliste et républicain.

ORDRE DU JOUR
Assemblée nationale, de 10h00 à 16h30
  • Point sur l’actualité politique.
  • Désignation du bureau politique : Election des trois vice-présidents - Nomination du secrétaire général - Nomination des secrétaires généraux adjoints - Nomination du trésorier.
    - Désignation de têtes de listes aux élections européennes.
  • Présentation de l’organisation de la campagne des européennes.
  • Questions diverses.

17 janvier 2009

L'euro a-t-il un avenir ?

Vous trouverez ci-dessous le texte de la tribune que Nicolas Dupont-Aignan a fait paraître dans l'hebdomadaire Marianne ce samedi.


L’euro passera-t-il la prochaine décennie ?

C’est en toute discrétion que les promoteurs de l’euro fêtent son dixième anniversaire ! Oubliés les millions d’emplois promis, oubliée la prospérité de l’Europe puissance !

En effet, la plupart des économistes reconnaissent désormais que l’euro n’a pas pu tenir ses promesses. Les peuples ont donc raison de ne pas l’aimer !

La politique de l’euro surévalué menée par une Banque centrale obnubilée par la lutte contre l’inflation essore toujours davantage le tissu industriel de la zone euro. Handicap pour l’investissement et les exportations, accélérateur de délocalisations, la monnaie unique coûte de plus en plus cher en emplois et en déficit du commerce extérieur notamment vis-à-vis de la Chine.

Si la monnaie unique n’est pas bien sûr la seule cause, elle a beaucoup contribué à la tentation des entreprises d’investir toujours plus hors zone euro pour se protéger des dévaluations compétitives menées par la Chine, les Etats-Unis ou même désormais par l’Angleterre. Symbole entre tous, Airbus va produire le fuselage de l’A350 aux Etats-Unis !

Mais pire encore, alors que la monnaie unique devait rapprocher les économies européennes, elle en a accru les divergences. La France, l’Italie, l’Espagne ou la Grèce, ne pouvant plus dévaluer leur monnaie comme auparavant pour compenser leur faiblesse de compétitivité, ont perdu des parts de marché vis-à-vis de l’Allemagne qui s’est engagée avec efficacité dans une guerre économique (en utilisant notamment sans complexe la TVA sociale à tort si décriée en France).

Le résultat est là : comme le taux de change ne peut plus bouger à l’intérieur de la zone euro, ce sont les emplois qui trinquent dans les pays moins compétitifs et la richesse qui se déplace vers le pays vainqueur. Les déficits commerciaux se creusent d’un côté, les excédents s’accumulent de l’autre.

L’euro qui était censé unir l’Europe menace gravement dans les faits sa cohésion en poussant chaque pays à mener sa propre stratégie.

L’Allemagne ne veut pas relancer son économie et jouer la carte de la solidarité européenne car elle ne craint plus aucune dévaluation compétitive de ses voisins. Elle préfère donc accentuer son avantage. Elle mène d’ailleurs une politique de rentiers qui correspond à sa démographie en déclin. Quand la France gagne 300 000 habitants par an, elle en perd 150 000 (hors solde migratoire).

La France de son côté à cause de l’euro peut se dispenser à court terme de toute rigueur et laisser filer ses déficits budgétaires et commerciaux. Seule une révolte sociale liée à l’explosion du chômage de masse et à la baisse du pouvoir d’achat l’obligera le jour venu à voir la réalité de l’effondrement de son tissu économique accéléré par une monnaie surévaluée. L’euro est donc le plus dangereux des anesthésiants.

Toute la question est de savoir s’il est possible de corriger ces déséquilibres croissants en conservant l’euro. En un mot, est-ce la politique menée par la Banque centrale européenne qui discrédite l’euro ou est-ce au contraire le principe même de la monnaie unique qui condamne nos économies ?

Les plus pessimistes reconnaîtront qu’aucune union monétaire n’a jamais survécu à des politiques économiques différentes. Les optimistes estimeront que l’euro a quand même l’avantage au niveau mondial de protéger les pays membres de l’instabilité monétaire qui ne peut que s’accroître avec la remise en cause du dollar et qu’il faut seulement changer radicalement la politique de la Banque centrale.

Ce qui est sûr aujourd’hui c’est que si l’on veut voir l’euro fêter son vingtième anniversaire, il faut d’urgence revoir le statut de la Banque centrale européenne pour l’obliger à pratiquer une politique de taux d’intérêt favorable à l’investissement et à mener une politique de change évitant la surévaluation de l’euro vis-à-vis du dollar et du yuan. Mais cela ne suffira pas sans un rééquilibrage franco-allemand : une relance massive Outre-Rhin, un effort de compétitivité du côté français. Mission impossible ? Oui si la France continue à subir une politique monétaire si contraire à ses intérêts comme à ceux de l’Europe tout entière. Non peut-être si, enfin, la France jette le pavé dans la marre. Et si pour sauver l’euro, le meilleur moyen ne serait pas de menacer d’en sortir !

Veut-on construire l’Europe grâce à un euro qui profite vraiment à tous, ou alors prendre le risque de l’abimer un peu plus en s’accrochant à un euro qui ne profite qu’à une minorité ? Chaque pays serait alors placé devant sa responsabilité historique…

Nicolas DUPONT-AIGNAN
Député de l’Essonne
Président de Debout la République

Banques: le double discours, par Nicolas Dupont-Aignan

16 janvier 2009

Deux poids, deux mesures..., par Nicolas Dupont-Aignan

Quand les spéculateurs ou les banques qui les soutiennent ont la moindre difficulté, les gouvernements montent immédiatement au créneau pour, avec de l’argent public, éteindre l’incendie.

Quand soudain l’inflation se réduit, on n’attend pas une semaine pour réduire le taux de rémunération du livret A détenu par 46 millions de Français.

Bercy se mobilise et ressort la fameuse formule automatique censée tenir compte des taux d’intérêt de la zone euro.

Le taux du livret A devrait donc être ramené à 2% privant les Français modestes d’un minimum de sécurité pour leur épargne. Une épargne que la Caisse des Dépôts et les banques étaient bien contentes d’avoir pour relancer l’économie.

Cette réduction de moitié est inacceptable en ce moment de crise, il est certes normal de réduire, compte tenu de la baisse de l’inflation, ce taux de rémunération, mais de grâce évitons une telle provocation.

C’est pourquoi je propose que l’on stabilise le taux à 3% ce qui serait tout à fait honorable.

14 janvier 2009

Bouffée d'oxygène, par Nicolas Dupont-Aignan

Hier je me suis rendu dans le Var et les Alpes-Maritimes pour préparer les élections européennes. Ces déplacements sont toujours une bouffée d’oxygène.

C’est un moment privilégié pour rencontrer les militants mais aussi des personnes non engagées qui s’interrogent et viennent faire connaissance. Bien évidemment tout cela n’a pas valeur de sondage mais on perçoit bien, au travers des divers contacts, l’humeur générale.

Une chose est sûre, beaucoup d’adhérents de l’UMP, lassés de l’agitation présidentielle désordonnée, nous rejoignent.

Mais ces déplacements sont aussi l’occasion de découvrir et de partager des initiatives intéressantes. Je pense ainsi à la visite, à Nice, de l’usine de l’inventeur du moteur à air comprimé.

Depuis 1996, Monsieur NEGRE se bat pour faire connaître et développer son invention de génie, un moteur propre au rendement énergétique supérieur même à celui de la voiture électrique. Il a aussi mis au point une organisation révolutionnaire de la production, reposant sur des mini-usines décentralisées et autonomes.

L’objectif est de réduire le coût de la logistique en supprimant bon nombre d’intermédiaires entre le fabricant et l’acheteur. Renault et tous les constructeurs européens, peut-être effrayés par ce modèle alternatif d’industrie automobile, l’ont mis à l’écart et refusé de saisir la chance que représentait son invention pour les petites voitures urbaines.

C’est le groupe indien d’automobiles TATA qui après 31 mois d’études a reconnu la fiabilité de ces prototypes et a acheté pour l’Inde son brevet. Le coût de ces petits véhicules sommaires mais très économes - et n’émettant pas de CO2 - sera inférieur à 5 000 euros. La commercialisation commencera en septembre, en dehors donc de toute implication de l’industrie automobile française…

Une fois de plus on ne peut que s’interroger sur cette incapacité française à repérer les talents, à aider la créativité et surtout à la diffuser. En vérité, la voiture à air comprimé remet en cause trop fondamentalement une chaîne économique colossale aux intérêts puissants. L’industrie automobile française n’a pas compris malheureusement suffisamment tôt que la voiture propre était l’enjeu de ce début de siècle. Elle n’a su que délocaliser à outrance et maintenant vient pleurer pour réclamer des subventions publiques.

Allons-nous laisser à la Chine, à l’Inde ou au Japon les innovations majeures du XXIème siècle ?

Il serait temps que l’aide publique que prévoit le gouvernement soit assortie de conditions draconiennes pour être sûr qu’elle serve le passage aux différentes nouvelles technologies (air comprimé, électricité, hydrogène). N’oublions pas que 10% du PIB français sont concernés…

On ne voit que trop le résultat de la politique acharnée des libéraux de gouvernement qui, plus royalistes que le roi, au nom d’une fausse modernité vouant aux gémonies l’Etat et la Nation, ont laissé tomber depuis une vingtaine d’années toute ambition industrielle nationale. Une ambition sans laquelle, ne l’oublions pas, la France n’aurait aujourd’hui ni TGV, ni Airbus, ni Ariane, ni centrale nucléaires, etc.

Au lieu de mimer le retour de l’Etat dans l’économie française, à coup de distribution généreuse d’argent public sans contrepartie réelle, il serait grand temps que le président renoue avec un vrai colbertisme, rendu plus que jamais nécessaire par la frilosité à courte vue d’un certain capitalisme tricolore. La France ne pourra attendre éternellement, sauf à voir ses Airbus de demain financés et exploités par la Chine et l’Inde qui, elles, n’en sont pas à un colbertisme près…

13 janvier 2009

NDA dans "France-Soir"

Vœux - Dupont-Aignan vise les européennes
Maud Guillaumin, le mardi 13 janvier 2009 à 04:00

« Nous sommes beaucoup plus forts que vous ne croyez. J’ai le sentiment que nous pouvons nous-mêmes mener une campagne. »
Lors de ses vœux à la presse, Nicolas Dupont-Aignan a annoncé qu’aux européennes de juin Debout la République (DLR) devrait présenter sept listes, composées de membres de la société civile et d’élus, certains issus de l’UMP, du Modem ou du Mouvement républicain et citoyen de Jean-Pierre Chevènement.

Les têtes de liste de DLR seront connues le 5 février. Son mot d’ordre pour ces européennes : s’opposer aux « euroronchons et aux eurobéats », avec une volonté de remettre l’Europe à flot. Il propose le retour d’une dose raisonnable de protectionnisme, une Europe de coopération et de défense pour être indépendant de « nos amis Américains » et une réforme de la BCE.

Sur le plan national, Nicolas Dupont-Aignan a accusé Nicolas Sarkozy de « bougisme », en multipliant des réformes anxiogènes comme celle sur les juges d’instruction, qui sont pour lui comme autant de « contre-feux » face à l’incapacité du gouvernement de résoudre la crise.
Edition France Soir du mardi 13 janvier 2009 page 5

12 janvier 2009

Voeux de Debout la République à la presse

Nicolas Dupont-Aignan a exprimé les voeux de DLR à la presse ce jour à l'Assemblée Nationale. Vous trouverez ci-dessous la dépêche AFP qui rapporte les propos du président de Debout la République.

"Sarkozy a inventé le bougisme" (DLR)
AFP 12/01/2009 Mise à jour : 13:30

Le président du parti gaulliste Debout la République (DLR), Nicolas Dupont-Aignan, a accusé aujourd'hui Nicolas Sarkozy de "bougisme", multipliant les réformes comme autant de "contre-feux" face à l'incapacité du gouvernement de résoudre la crise selon lui.

"Plus le gouvernement se montre incapable de traiter les conséquences de la crise économique, plus Nicolas Sarkozy s'agite dans tous les sens pour allumer des contre-feux", a déclaré le député lors de ses voeux à la presse dans un salon de l'Assemblée nationale.

"Il a inventé le bougisme : je bouge donc je suis", a-t-il poursuivi.

Or "les réformes annoncées sont anxiogènes. Je parle du travail dominical, de la loi sur l'audiovisuel, des projets favorisant la discrimination positive, sans parler de la disparition du juge d'instruction", a ajouté l'élu de l'Essonne.

Sur le plan économique, Nicolas Dupont-Aignan a jugé "beaucoup trop faibles" les réponses apportées par le pouvoir à la crise.

"Le gouvernement propose un mini-plan de relance et en même temps qu'il appuie sur l'accélérateur, il appuie sur le frein en faisant adopter un budget 2009 d'une extrême rigueur (...) On est un peu comme à l'annonce d'un tsunami sur une plage : on sait que la vague arriver et on est immobile", a-t-il dit.

Evoquant la perspective des élections européennes, Nicolas Dupont-Aignan a assuré que son parti aurait sept listes au scrutin de juin prochain. Il les présentera à la presse le 5 février.

Il affirme ne compter que sur les forces de son mouvement (10.000 militants revendiqués) : "Je sais que vous nous prenez pour un bébé", a-t-il lancé aux journalistes. "Mais nous sommes beaucoup plus fort que vous ne croyez. J'ai le sentiment que nous pouvons nous-mêmes mener une campagne".

Justice: disparition du juge d'instruction, par Nicolas Dupont-Aignan

Réforme de l'hôpital public: la santé au rabais, par Nicolas Dupont-Aignan

08 janvier 2009

5 mesures pour doper le plan de relance gouvernemental, par Nicolas Dupont-Aignan

Aujourd’hui l’Assemblée Nationale débat du plan de relance. Les mesures présentées par le gouvernement ont le mérite de soutenir l’investissement, mais compte tenu de leur délai de mise en œuvre et de leur faible ampleur, il est à craindre qu’elles n’auront guère d’impact sur la récession et ses conséquences sociales.

Avant même d’avoir été adopté, le « plan de relance français » est dépassé… de l’aveu même de ses propres artisans ! Autant on pouvait excuser la myopie de Bercy il y a quelques mois, autant elle est aujourd’hui impardonnable.

C’est pourquoi Debout la République propose cinq mesures fortes pour relancer vraiment notre économie, tout de suite et maintenant :

  • lancer un grand emprunt public pour mobiliser l’épargne des Français qui est l’une des plus importantes d’Europe. Cet emprunt serait affecté à la relance du logement social et financerait les multiples projets des offices HLM ou des communes qui sont aujourd’hui en attente de crédits.
  • prendre une participation au capital des banques pour s’assurer enfin qu’elles accordent les crédits nécessaires aux particuliers et aux entreprises.
  • supprimer le dispositif des heures supplémentaires qui pouvait être utile en période de croissance mais qui aujourd’hui dissuade les entreprises de recruter et coûte cher au budget de l’Etat. Le remplacer par une exonération des charges sociales pour tout nouvel emploi créé dans toute PME de moins de 10 salariés et ce pour 5 ans - le dispositif gouvernemental ne le prévoit que pour un an, ce qui n’est pas incitatif.
  • créer une dotation exceptionnelle d’investissement pour inciter les collectivités locales à maintenir leur investissement en 2009 (elles représentent 75% de l’investissement public en France et pour la première fois l’augmentation des dotations de l’Etat sera inférieure à l’inflation !)
  • lancer un nouveau dispositif emplois jeunes pour inciter les entreprises, les associations et les collectivités locales à recruter les jeunes qui sont les premières victimes de la récession. A la différence du plan emplois jeunes de la gauche, celui-ci disposerait d’un volet formation. Ces contrats seraient de 2 ans au lieu de 5.

Bien sûr ces mesures purement nationales doivent s’accompagner d’un changement radical de la politique européenne : baisse massive des taux d’intérêt de l’euro, politique de taux de change qui évite la surévaluation face au dollar, à la livre et au yuan, protectionnisme raisonnable face aux pays qui se livrent au dumping social, instauration de mécanismes compensatoires intra-européens pour limiter les trop fortes distorsions sociales et salariales entre pays membres.

06 janvier 2009

Contre le travail le dimanche !

Debout la République s'est très tôt exprimé contre l'extension du travail le dimanche. Nous continuons le combat dans ce sens. Nous vous convions à signer la pétition à ce sujet. Par ailleurs, nous vous livrons un récent article démontrant le recul de la présidence de la République sur ce sujet. Ce sujet est non partisan. Cette opposition rassemble des parlementaires de gauche et de droite car cette mesure se montrera inefficace et dangereuse pour la cohésion de la société française.

L’étrange défaite du dimanche
Libération 22 décembre 2008
Par Daniel Schneidermann

Etrange défaite, que celle de Sarkozy dans l’étrange « bataille du dimanche ». Les journaux télévisés n’y auront rien vu. La plupart des journaux non plus. Mais loin des caméras, c’est bien d’une déroute qu’il s’agit. Il faut dire que le sarkozysme a été défait par un ennemi invisible, incernable, tirant parti de manière scandaleuse des accidents du terrain. L’affaire, comme toutes les campagnes, avait pourtant débuté en fanfare. Sondage triomphant sur les attentes des Français dans l’irremplaçable journal(du dimanche) de l’ami Lagardère, succession d’interviews de vendeurs « qui ne demanderaient pas mieux que de travailler le dimanche mais en sont empêchés par les syndicats », de réunions de coordination de la majorité, etc.

Pourtant, au bout de quelque temps, il fut clair que le dimanche résistait. Le front patinait. Et puis, il n’y eut plus de doute : le dimanche serait le Stalingrad de ce conquérant. Il y était enlisé. Le dimanche résistait plus efficacement que les cheminots, les enseignants, les parents d’élèves, les chercheurs, les magistrats, les étudiants, les chômeurs, les assurés sociaux, et les salariés de France Télévisions.

D’où venait cette résistance ? Il y avait des réfractaires apparents : les commerçants des centres-villes, inquiets de perdre leur clientèle au bénéfice des centres commerciaux des périphéries, dès lors qu’ils auraient l’autorisation d’ouvrir le dimanche. On donna la parole à ceux-là.

Il devint pourtant évident que ces braves commerçants n’étaient que la vitrine légale du mouvement. Horreur : ils bénéficiaient du soutien de la population. Derrière eux, on devinait une résistance clandestine réelle, considérable, invisible. On la devinait partout et nulle part : dans les parcs, les jardins d’enfants, sur les terrains de sport, dans les cinémas, les théâtres, les guinguettes, les garrigues, les sentiers de grande randonnée, sur les bords du Cher ou de la Loire, sur les parcours de santé des bois de la région parisienne et des rives des ruisseaux de montagne. Cette résistance sautillait, gambadait, flânait, s’assoupissait parfois, s’ennuyait même éventuellement, mais - double horreur ! - n’en concevait nulle culpabilité. Elle ne répliquait rien aux objurgations du conquérant : elle regardait ailleurs, et gambadait de plus belle.

Et encore, cette résistance dominicale-là, s’exprimant dans des lieux publics, pouvait être facilement localisée et circonscrite. Mais il y avait pire. Une partie se terrait aussi derrière les murs des habitations privées. Murs de meulière, de brique ou de tuffeau, sous toits d’ardoise ou de lauzes : l’ennemi était partout chez lui. Pour le vaincre, il faudrait emporter comme autant de fortins toutes les maisons du pays. Il faudrait pénétrer dans les cités de banlieue et les demeures de notaires, le débusquer au coin des âtres fumant, enjamber précautionneusement les parties de Monopoly non terminées, les puzzles à mille pièces répandus à même la moquette, en prenant garde à ne pas mélanger les pièces. Il faudrait faire irruption dans les cuisines où mijote le gigot de sept heures, où dorent les tartes, où s’élaborent les recettes les plus audacieuses des cuisiniers… du dimanche. Parfois, au risque d’attenter à la pudeur des troupes, il faudrait même pénétrer dans les chambres à coucher, où Dieu sait quel spectacle les attendrait.

Les députés le sentirent. A commencer par les députés UMP. Sur les marchés, ils sentirent les mains plus molles, les regards fuyants, des électeurs et des militants. Pas ceux d’en face, non, les leurs, les commerçants, les médecins, les notaires, leurs forces vives (six jours sur sept). Leur moral descendit de quelques degrés. Ils s’en ouvrirent à Copé, lequel sentit qu’il pourrait donner dans l’affaire toute sa mesure de prometteur général félon. Jean-François Copé se déploya donc sur les plateaux, en apôtre du « débat de société », le bon, le fructueux, l’indispensable débat de société. Il regretta ostensiblement que la droite soit « trop inhibée » sur le sujet. « Moi, j’adore les vacances », trouva-t-il même le moyen de glisser - suivez mon regard. Sans avoir l’air d’y toucher, il dessina en creux le portrait (assez crédible somme toute) du patron en esclave du travail, animé de pulsions dominicides pour des raisons personnelles. Et ce qui devait arriver arriva : la troupe parlementaire déserta en masse. Harassée par le « Vietnam parlementaire » sur l’audiovisuel, elle regagna ses provinces sans prévenir personne. Un jour, le patron ordonna pour la millième fois l’offensive : mais l’appel résonna dans le vide. Pris au dépourvu, il poussa une grande colère contre les socialistes, colère que montra la télévision. Il ne faut pas s’étonner que la télévision n’ait pas raconté la véritable histoire. Toutes les histoires de résistance, heureusement pour les conteurs, ne se racontent pas à la télévision.

NDA sur la suppression de la publicité dans la presse

Le dernier message de Nicolas Dupont-Aignan publié ci-dessous et sur le blog de NDA a fait l'objet d'une dépêche AFP. Certes, le sujet est d'importance. On ne tire pas un trait sur 450 millions d'euros alors que le service public est de plus en plus mal-mené. Vous trouverez ci-dessous cette dépêche.


Fin de la pub: "l'Etat tire un trait sur 450 M EUR" (Dupont-Aignan, DLR)
Le 05/01/2009 à 19:20 © AFP

Le député Nicolas Dupont-Aignan, responsable du parti souverainiste de droite Debout la République (DLR), a déploré lundi que l'Etat ait choisi de "tirer un trait sur 450 millions de recettes publicitaires" en supprimant la publicité sur les chaînes publiques.

"Je ne savais pas notre pays aussi riche pour se permettre une telle perte de recettes. 450 millions d'euros, ce n'est pas rien", écrit le député dans un billet publié sur son blog.

"Avec cette somme on aurait pu par exemple accorder une rallonge aux hôpitaux publics qui sont aux abois, ou alors construire des structures d'accueil décentes pour les sans-abris, pour lesquels Nicolas Sarkozy avait promis il y a deux ans, qu'aucun d'entre eux ne dormirait dehors cet hiver", poursuit-il.

"Je croyais que la majorité avait été élue sur la réduction des taxes ou impôts divers. Or, pour compenser le manque à gagner des chaînes publiques, on va créer bien évidemment deux taxes nouvelles (...) On est bien loin des engagements de la campagne présidentielle", écrit-il encore.

La suppression de la publicité sur France Télévisions, voulue par le président Nicolas Sarkozy, entre en vigueur à partir de ce lundi, après 20H00.

05 janvier 2009

Suppression de la publicité à France Télévisions : une bien étrange précipitation, par Nicolas Dupont-Aignan

Aujourd’hui, la soirée télévisée va commencer plus tôt sur France Télévisions. Un véritable évènement aux yeux de tous les observateurs.

Il y a en effet de quoi s’étonner. Le Président de la République a décidé seul de changer le financement de la télévision publique. On n’aura donc pas attendu le vote de la loi pour imposer au Président de France Télévisions la suppression de la publicité après 20h00. Curieuse conception du travail parlementaire, l’Assemblée et le Sénat étant ramenées au rang peu glorieux de chambres d’enregistrement !

Mais pire encore, cette mesure intervient au moment où la France connaît une crise sans précédent. L’Etat tire un trait sur 450 millions de recettes publicitaires qui bénéficiait au service public ? Je ne savais pas notre pays aussi riche pour se permettre une telle perte de recettes.

450 millions d’euros, ce n’est pas rien. Avec cette somme on aurait pu par exemple accorder une rallonge aux hôpitaux publics qui sont aux abois, ou alors construire des structures d’accueil décentes pour les sans-abris pour lesquels Nicolas Sarkozy avait promis il y a deux ans, qu’aucun d’entre eux ne dormirait dehors cet hiver !

Je croyais que la majorité avait été élue sur la réduction des taxes ou impôts divers. Or, pour compenser le manque à gagner des chaînes publiques, on va créer bien évidemment deux taxes nouvelles. Deux taxes nouvelles dont ses contributeurs ne manqueront pas, bien évidemment, de trouver le moyen de répercuter sur les consommateurs… On est bien loin des engagements de la campagne présidentielle.

En vérité, une fois de plus, c’est la politique du coup d’éclat qui a primé sur toute raison. Bien évidemment, je ne suis pas totalement hostile à une réduction du nombre d’écrans publicitaires sur les chaînes publiques, mais pourquoi ne pas, une fois de plus, avoir réfléchi avant d’agir, lancé une véritable concertation tant sur la réforme que sur ses modalités, bref pourquoi ne pas avoir pris le temps d’organiser les choses ? Ou alors faut-il comprendre que la suppression de la publicité sur les chaînes publiques n’est qu’une manœuvre de diversion, le faux-nez du cœur de cette réforme, la nomination directe et personnelle du président de France Télévisions par le locataire de l’Elysée ou un coup de pouce aux amis propriétaires des chaînes privées ?

Il est vrai qu’il est plus facile de supprimer la publicité aux frais du contribuable ou de l’usager que de mettre en œuvre un plan cohérent de lutte contre le chômage et de relance de l’économie…