27 février 2009

Les pêcheurs européens sacrifiés !, par Nicolas Dupont-Aignan

Si l’Union européenne est aussi impopulaire chez les peuples d’Europe, c’est bien car les instances européennes qui se sont emparées du pouvoir ne servent plus les intérêts des européens et que les gouvernements ont totalement démissionné.

Ma rencontre avec les pêcheurs de Boulogne sur Mer a été à cet égard édifiante. Les pêcheurs se voient imposer des quotas de pêche draconiens qui entraînent le démantèlement de la flotte.

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25 février 2009

Oui au monopole de la Poste !, par Nicolas Dupont-Aignan

L’avenir du service public de la Poste inquiète bon nombre de nos concitoyens pour qui, notamment dans les zones rurales, le facteur est devenu le seul lien avec la collectivité.

A la différence d’autres pays européens notre territoire a une densité faible qui oblige à un effort du service public pour maintenir une présence forte.

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24 février 2009

Ne laissons pas mourir notre agriculture, par Nicolas Dupont-Aignan

Le canard sans tête bruxellois, par Nicolas Dupont-Aignan

Depuis le début de la crise, j’ai fait preuve de prudence face aux déclarations des dirigeants européens qui, la main sur le cœur, n’ont eu de cesse d’affirmer qu’ils feraient tout ce qu’il faut pour juguler crise, au besoin en remettant en cause les sacro-saints dogmes du Pacte de Stabilité.

Prudence car, à y regarder de plus près, on voyait bien que la Commission de Bruxelles, qui se montrait plus discrète que résignée, lançait un autre son de cloche, acceptant provisoirement, à la manière d’un célèbre personnage de Molière, de fermer les yeux sur « ces déficits qu’elle ne saurait voir… »

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20 février 2009

Non à la réintégration dans le commandement intégré de l'OTAN !

Pour la première fois depuis longtemps, le quotidien Le Monde a publié une tribune de Nicolas Dupont-Aignan contre la réintégration de la France dans le commandement intégré de l'OTAN. Vous trouverez ci-dessous le texte de cette tribune.


Non à la France du renoncement !, par Nicolas Dupont-Aignan LE MONDE 20.02.09 14h10 • Mis à jour le 20.02.09 15h20

Sans en avoir dit le moindre mot durant la campagne présidentielle, Nicolas Sarkozy a solitairement décidé le retour de la France dans le commandement militaire intégré de l'OTAN, dont l'avait sortie le général de Gaulle en 1966.

Il avance trois arguments, mais aucun ne résiste à un examen sérieux. En premier lieu, la disparition de la menace soviétique justifierait ce retour dans l'OTAN. Argument bien étrange : la fin du pacte de Varsovie aurait dû, au contraire et depuis longtemps, permettre la redéfinition de l'Alliance atlantique dans le sens d'une émancipation de la défense européenne, certes partenaire des Etats-Unis, mais non plus sous tutelle. Devant la commission de la défense à l'Assemblée nationale, mardi 17 février, MM. Morin et Kouchner eux-mêmes ont d'ailleurs reconnu "qu'il faut réfléchir à l'avenir de l'OTAN". N'est-il pas plus sage et plus logique de le faire avant le retour complet dans l'OTAN qu'après ?

Les circonstances ont bel et bien changé. Mais cela souligne l'audace visionnaire du général de Gaulle : l'émergence d'un monde multipolaire. Il serait donc complètement contre-productif pour la France, qui a vu juste avant tout le monde, de se renier, notamment face aux pays émergents trop souvent qualifiés d'adversaires par la doctrine américaine du "choc des civilisations". Notre pays verrait sa position internationale diminuée, il se priverait d'une carte maîtresse vis-à-vis du monde comme de ses partenaires européens.

Deuxième argument : il vaut mieux être à l'intérieur qu'en dehors pour peser sur les décisions. Mais le départ de la France de l'OTAN, en 1966, fut motivé par le refus répété des Etats-Unis de partager le pouvoir en son sein. Aujourd'hui, les choses ont-elles vraiment changé ? Exception faite de deux petits commandements secondaires promis par Barack Obama, rien ne permet de le croire, au contraire. Et lorsque Nicolas Sarkozy a décidé d'envoyer des renforts français en Afghanistan, il a voulu faire croire que cela permettrait d'infléchir la stratégie américaine dans ce pays : il n'en est rien et on s'enfonce chaque jour davantage dans un bourbier.

"JEU DE DUPES"

Enfin, ce serait le seul moyen de faire "l'Europe de la défense". Mais à quoi bon, si celle-ci doit être une simple succursale de l'OTAN en Europe, et non un instrument autonome de sécurité au service de sa propre vision du monde ? Et comment convaincre nos voisins, dont l'appartenance à l'OTAN est le prétexte à négliger leur propre effort de défense, de s'investir dans une ambitieuse coopération militaire dès lors que le principal pays moteur, le nôtre, renoncerait à son tour ?

Ainsi, le "jeu de dupes" diplomatique que dénonçait récemment Alain Juppé n'est-il qu'un des aspects de la normalisation atlantiste de notre pays qui, dans les faits, renonce. "La volonté qu'a la France de disposer d'elle-même est incompatible avec une organisation de défense où elle se trouve subordonnée", disait de Gaulle. Appliquez cette phrase, toujours pertinente, à l'actuelle politique présidentielle vis-à-vis de l'OTAN, et vous déduirez que l'acharnement de Nicolas Sarkozy à subordonner notre pays aux Etats-Unis signifie son renoncement à une France ayant la volonté et la capacité à disposer d'elle-même sur la scène internationale.

Preuve indiscutable, le chef de l'Etat aborde ce retour dans l'OTAN après avoir, en 2008, imposé un Livre blanc qui prévoit, en cinq ans, une diminution drastique de notre effort de défense à 1,2 % du PIB (hors pensions et budget de la gendarmerie), soit très loin derrière la Grande-Bretagne et à peine au niveau de l'Allemagne qui, pourtant, assume des obligations opérationnelles bien moindres que les nôtres.

Cessons de tourner autour du pot : le débat n'est pas technique, mais idéologique. En réalité, Nicolas Sarkozy fait partie de cette droite férocement atlantiste, en complet décalage avec le sentiment profond du peuple français auquel Charles de Gaulle avait rendu sa dignité. "Mon pays ce n'est pas la France, c'est la France libre", disait Romain Gary. Pour moi, c'est clair : la France soumise n'est pas et ne sera jamais la France.

Outre-mer : le pouvoir doit se ressaisir, par Nicolas Dupont-Aignan

On ne gagne jamais à laisser pourrir un conflit. Avec la mort d’un homme en Guadeloupe cette nuit, la crise de l’Outre-mer rentre dans une passe extrêmement dangereuse.

La légèreté du gouvernement, car c’est bien de cela qu’il s’agit, est stupéfiante.

Comment en désavouant le ministre de l’Outre-mer, Yves Jégo, en le renvoyant comme s’il s’agissait d’une lointaine colonie, encadré de deux nouveaux médiateurs, le Premier Ministre pouvait-il croire calmer les esprits ?

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18 février 2009

Jacques Séguéla met les pendules à l’heure de l’indécence, par Nicolas Dupont-Aignan

« Si à 50 ans on a pas une Rolex ®, c’est qu’on a raté sa vie ». Je serais tenté de lui répondre : « Désolé M. Séguéla, à 47 ans je n’ai toujours pas de Rolex ® et… je n’en suis pas malheureux pour autant ! »

Les Français auront sans doute goûté à sa juste valeur les déclarations de cet ancien conseiller de François Mitterrand, Jacques Chirac et maintenant de Nicolas Sarkozy.

Voilà un propos qui sent toute l’adoration de ce proche des puissants pour la frime et le fric, tel un relent des années 80 où Bernard Tapie nous chantait déjà que « Réussir sa vie, c’est gagner en Bourse ».

Cela pourrait rappeler aussi Marie-Antoinette et son « s’ils n’ont pas de pain, qu’ils mangent de la brioche », époque où les élites françaises se poudraient déjà abondamment. Plus sérieusement, à mon sens, on assiste très clairement à une double radicalisation :

Celle des Français qui voient ce qui se passe et dont la colère est sur le point d’exploser.

Celle des élites, jalouses de leurs privilèges, qui, malgré leurs erreurs, s’octroient bonus, augmentations et plans de sauvetage sur mesure.

Et si on ne change pas radicalement de cap comme je l’avais suggéré dans un billet précédent, il faudra en assumer toutes les conséquences.

Jacques Séguéla, conseiller et entremetteur des princes, vient de montrer le vrai visage du mépris, alors que ce sont ceux dont il a contribué à l’ascension qui ont raté l’essentiel : servir la France, en priorité tout au moins.

17 février 2009

Une nouvelle preuve de sectarisme de la majorité présidentielle

Le premier scandale de la campagne européenne est arrivé par l'UMP, sans surprise. Michèle Vianès, n°2 de la liste européenne du Sud-Est pour Debout la République, était adjointe au maire de Caluire. Celui-ci vient de retirer sa délégation suite à l'annonce des têtes de listes de DLR le 10 février dernier par Nicolas Dupont-Aignan. Nous ne pouvons dénoncer une nouvelle fois le sectarisme et le mélange des genres entre le débat national et le travail local. Voici l'article paru sur le site Lyoncapitale.fr.


"Un engagement est total, ou ce n'est pas un engagement." (17/02/2009 )

Le très libéral et européen maire de Caluire, Philippe Cochet n'a pas apprécié qu'une de ses adjointes rallie les rangs du parti de l'eurosceptique Nicolas Dupont-Aignan. C'est en effet sous les couleurs de "Debout la République" que Michèle Vianès, adjointe à Caluire, a annoncé sa candidature aux élections européennes comme tête de liste pour la région Sud-Est. Retour sur ces frictions politiques.

Début février, Nicolas Dupont-Aignan, président du nouveau parti de droite "Debout la République", créé en novembre 2005, lance ses deux têtes de liste dans le Sud pour les élections européennes de juin: Thierry Giorgio et Michèle Vianès. Elue à la mairie de Caluire, cette dernière est, suite à cette annonce, désavouée par Philippe Cochet, son maire et président de la fédération UMP du Rhône, qui lui retire sa délégation d'adjointe. La décision de Michèle Vianès de s'engager sur le front des élections européennes est "une prise de position incompatible avec ses responsabilités", affirme Philippe Cochet.

Militante féministe, Michèle Vianès était déléguée à l'égalité homme/femme. Elle ne comprend pas pourquoi Philippe Cochet lui enlève cette responsabilité qui lui tient tant à coeur. Elle souligne qu'elle a été élue sur une liste UMP, mais n'a jamais adhéré au groupe politique. "Je fais mon travail pour faire avancer la cohésion sociale, j'ai même été primée par la Fondation de France pour mon projet "allez les filles!" à Caluire. J'ai des convictions et ce qui m'importe c'est de faire avancer politiquement les combats que je mène de manière associative," insiste-t-elle.

Pour elle, son travail au niveau local n'est pas remis en cause par sa candidature. Le maire est d'un autre avis. "Si on veut une crédibilité du politique, une réhabilitation du politique, il faut avoir un discours cohérent, une cohérence entre le niveau local et national. Si on change de crémerie en cours de route, on va au bout d'une logique et on démissionne,"déclare-t-il.

Un débat entre europhiles et eurosceptiques

Mais Michèle Vianès refuse la logique du maire et reprend à son compte les propos du parti de Nicolas Dupont-Aignan dénonçant le sectarisme de l'UMP. "Monsieur Cochet aurait dû se réjouir d'avoir quelqu'un qui peut porter les intérêts de la commune au niveau européen. Je l'avais prévenu depuis un mois de ma décision. Il savait à quoi s'en tenir. On nous parle d'ouverture mais c'est bien loin de la réalité." Lundi, dans un communiqué, le porte-parole du parti "Debout la République", Laurent Pinsolle, s'indignait du geste du maire: "Depuis quand les membres d'une majorité municipale doivent soutenir la même liste lors d'élections européennes qui n'ont rien à voir avec la gestion d'une ville ?"

Philippe Cochet estime au contraire qu'"on ne peut pas se faire élire au niveau local sur une liste UMP et ensuite s'engager auprès d'un autre parti pour des élections à un échelon national. Un engagement est total, ou ce n'est pas un engagement." En tant que libéral et président de la fédération UMP du Rhône, il avoue ne pas partager les valeurs du parti "Debout la République".

Le programme politique de Nicolas Dupont-Aignan, digne héritier du gaullisme, affirme la nécessité de conserver une Europe des Nations et d'empêcher le retour de la France dans l'OTAN. Philippe Cochet rétorque : "pour moi, la présidence française de l'Europe l'a prouvé, l'Europe a toute son acuité, tout son intérêt. On ne peut pas continuer à avoir une vision repliée sur soi, il faut qu'on se tourne vers l'avenir." La campagne pour les européennes est déjà sur les rails. Et le combat promet d'être acharné.

Marine Badoux

16 février 2009

OTAN : Un engagement dangereux, par Nicolas Dupont-Aignan

Dans une lettre adressée aux parlementaires de la majorité, NDA dénonce "un sacrifice pur et simple de l'intérêt supérieur du pays" et en appelle à "l'âme et conscience" des élus de la Nation pour qu'ils "empêchent l'irréparable".


14 février 2009

Borloo : le courage de dire non, par Nicolas Dupont-Aignan

Debout la République a pour principe de dire avec franchise sa vérité. Hélas, cela nous conduit souvent à critiquer une action présidentielle et gouvernementale que nous jugeons tout simplement insuffisante, voire mauvaise. Mais c’est avec la même franchise, la même sincérité, que j’ai aujourd’hui envie de donner un coup de chapeau à Jean-Louis Borloo, dont le courage, décidément, tranche avec l’obséquiosité habituelle de nos ministres (de droite comme de gauche, d’ailleurs) envers Bruxelles.

En estimant que l’avis rendu par l’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments (AFSSA), lequel affirme qu’en l’état des connaissances scientifiques le maïs transgénique Mon 810 ne présente pas de danger pour la santé humaine, ne remet pas en cause le danger écologique que représente cet OGM et ne justifie donc pas la levée de la clause de sauvegarde, Jean-Louis Borloo a eu le courage de dire la vérité et de braver les foudres bruxelloises.

Il bénéficiera de tout notre appui, tant au Parlement que dans le pays, même si sa politique devait être mise à l’index et traînée devant la Cour de Luxembourg…

Pourquoi cette politique de bon sens et de dignité est-elle l’exception et non pas la règle !

Le bon sens, car la France connaîtrait bien moins de difficultés si elle osait lever le ton aussi souvent que nécessaire face aux oukases et autres politiques absurdes (pour reprendre le fameux mot de l’ancien président de la Commission européenne, Romano Prodi, à propos du Pacte de Stabilité), et s’en épargnerait ainsi les effets néfastes accumulés. A tout le moins, serait-elle en mesure d’assumer ses propres décisions, de reconduire ou congédier en toute connaissance de cause ses propres dirigeants, qui ne pourraient pas dire « c’est la faute à Bruxelles, il faut bien faire l’Europe, etc. » !

La dignité, car - on l’oublie trop souvent - la politique au sens noble du terme consiste moins en l’art de trouver de mauvaises excuses pour justifier d’injustifiables compromis, que de savoir dire « non » aux éternelles dérives et compromissions qui s’habillent toujours des meilleurs prétextes du monde.

A cet égard, espérons que cette position de fermeté de la part du gouvernement n’est pas une simple mise en scène pour, une fois passée les élections européennes, s’empresser de céder aux pressions de Bruxelles.

Faire cesser le scandale du dumping agricole en Europe, par Nicolas Dupont-Aignan

Hier nous avons amorcé la campagne dans la grande région Sud Est avec le tandem Michèle Vianes et Thierry Giorgio. Marseille, Avignon, Lyon, trois étapes pour les présenter aux militants et à la presse. Nous sommes les premiers sur le terrain et je peux constater à chaque réunion l’écho que recueillent nos propositions concrètes pour changer l’Europe. En pleine crise les Français ont bien compris l’écrasante responsabilité des grands partis dans le fiasco européen. Pour autant, ils ne veulent pas de lamentations mais des solutions.

A côté d’Avignon, nous avons visité à l’aube le marché d’intérêt national des fruits et des légumes de Chateaurenard. J’ai rencontré des producteurs qui vivent tous les jours les aberrations de l’Union européenne d’aujourd’hui.

La problématique est simple. On la retrouve dans la plupart des secteurs d’activités français. Ils affrontent une libre concurrence toujours plus sauvage voulue et imposée par la Commission mais subissent les charges et les réglementations les plus lourdes auxquelles leurs concurrents échappent largement. Le résultat ne s’est pas fait attendre dans ce secteur géographique, autrefois verger de la France, les exploitations familiales ferment les unes après les autres. Les producteurs ne rejettent pas le libre échange mais ils refusent son caractère déloyal qui les asphyxie.

Un exemple : les normes sanitaires (résidus de pesticides autorisés) ne sont pas respectés ni en Espagne ni en Italie. Personne ne contrôle vraiment les produits importés à leur arrivée sur le marché français, alors que les producteurs français sont contrôlés par une administration des fraudes très rigoureuse et c’est tant mieux.

Pire, à mesure que l’Union européenne s’élargit, la Commission de Bruxelles réduit le niveau des normes pour que les nouveaux pays entrants puissent écouler leur production. Cette déréglementation totale s’applique même désormais à des pays extérieurs à l’Union européenne comme l’Egypte, qui traite encore ses champs avec des produits cancérigènes dangereux et depuis longtemps interdits en France.

Si l’on ajoute les coûts de main d’œuvre supérieurs en France par rapport à l’Espagne et l’Italie (12,5 euros de l’heure environ pour un ouvrier agricole français contre 8,90 euros en Espagne sans parler du travail au noir généralisé dans le sud de l’Italie), on comprend pourquoi, dès que la belle saison arrive, les cours s’effondrent et nos producteurs nationaux sont obligés de vendre à perte leurs produits.

Les centrales d’achat des grandes surfaces achètent en effet les produits les moins chers sans trop se soucier de la qualité. Pire, les salades de Provence, par exemple, sont mises en tête de gondole pour appâter le client et celles importées à bas prix sont placées quasiment au même prix de vente derrière trompant ainsi le consommateur. Là non plus, aucun vrai contrôle.

Le ministère de l’Agriculture, de son côté, est aux abonnés absents, estimant qu’il faut accepter la loi de la concurrence, plutôt la loi de la jungle !

Des solutions existent pourtant pour rendre loyaux les échanges : - contrôle des produits par sondage dans les différents magasins, - regroupement des producteurs face aux centrales d’achat, - interdiction à la consommation des produits dangereux.

Le comble d’ailleurs c’est que certains producteurs que j’ai rencontrés ce matin survivent grâce à des contrats avec des acheteurs suisses ou norvégiens, pays extérieurs à l’Union européenne, qui, pour cette raison, ont pu organiser leur marché et effectuer des contrôles sanitaires. Dans ces deux pays, la libre concurrence ne l’emporte pas sur la santé du consommateur.

On le voit bien avec cet exemple concret du marché de la salade, l’Union européenne marche sur la tête. L’idéologie ultralibérale a tout emporté. Notre pays perd sa substance, la preuve : les enfants des exploitants que j’ai rencontrés ne veulent surtout pas reprendre l’exploitation familiale, car ils ont compris qu’ils ne peuvent même pas, dans ce système fou, faire valoir les atouts de la qualité française, le haut de gamme, la sûreté sanitaire…

Nous en reparlerons sans doute demain, cette fois-ci avec les pêcheurs du Pas de Calais.

12 février 2009

Un groupe d'experts américains se penche sur la vie privée des européens, par Nicolas Dupont-Aignan

Nouveau rebondissement dans le feuilleton du détricotage du droit à la vie privée par l'Union Européenne. Une fois de plus, sous prétexte de «moderniser» le droit pour l'adapter aux technologies informatiques, la commission de Monsieur Barosso prend des initiatives pour le moins inédites.

Dans l'épisode précèdent, le parlement européen votait un amendement lors de la révision du paquet télécom en septembre dernier.

L'amendement en question vidait de sa substance le projet de la commission visant à surveiller les internautes pour mettre en œuvre la fameuse riposte graduée en soulignant que ce projet était notamment incompatible avec le droit existant.

Mais la commission Barosso, a de la suite dans les idées, et la réponse ne s'est pas fait attendre: Elle a désigné un groupe d'experts soit-disant indépendants pour se pencher sur la question. A bien y regarder on voit que sur ce groupe de cinq, quatre des experts sont en lien ou directement appointés par des sociétés américaines.

Ce n'est pas moi qui le dit c'est le président de la CNIL, le sénateur Axel Türk dans une proposition de résolution au sénat.

Tout se met donc insidieusement en place afin de satisfaire les lobbys à l'initiative de ce branle-bas de combat juridique qui dure depuis plus de 6 mois dans un silence médiatique total (sauf dans la presse internet).

Un peu à l'image de la directive Bolkentein mise au congélateur pendant la campagne référendaire de 2005 et votée presque en l'état après le référendum, on peu parier que ce projet sera mis entre parenthèses jusqu'en juin.

Une fois de plus la commission avance à pattes de velours et Monsieur Barosso, candidat à sa propre succession, passera sans nul doutes à l'attaque après les élections européennes (si les élections se passent bien pour lui et les Eurobéats UMP-PS-Modem-Verts).

Cela prouve bien que nous avons raison de proposer dans notre projet la suppression de la commission qui ne défend en rien l'intérêt des peuples européens.

11 février 2009

Antilles : un avant-goût de l'explosion sociale en Métropole ?, par Nicolas Dupont-Aignan

Ce matin, j’ai présenté à la presse les têtes de listes de Debout la République pour les élections européennes. Une équipe rassemblant des femmes et des hommes d’origines politiques différentes, mais tous unis par le même amour de la France et la volonté de bâtir une Europe qui s’appuie sur les Nations pour peser dans la mondialisation.

La campagne est lancée, la tâche sera rude car, évidemment, le système est bien verrouillé.

Jamais les Français n’ont eu tant besoin d’un peu d’espoir pour changer une construction européenne qui a trahi la belle idée de réconciliation entre les peuples. Les internautes pourront retrouver sur le site de Debout la République mon propos introductif ainsi que les biographies des tandems qui conduiront chaque liste.

Mais l’actualité aujourd’hui c’est aussi la situation dans nos départements d’Outre-Mer. Yves Jégo, au retour de la Guadeloupe, s’est trouvé pris à revers par le Premier Ministre qui ne comprend manifestement pas la désespérance sociale qui règne là-bas. Certes, les soutiens financiers de l’Etat aux DOM-TOM sont déjà considérables. Pour autant, il faut trouver une solution en exonérant de charges sociales les entreprises des départements d’Outre-Mer qui sont confrontées à des contraintes beaucoup plus élevées qu’en Métropole.

Cette question du pouvoir d’achat en Guadeloupe, comme dans les autres départements d’Outre-Mer, peut devenir l’étincelle de l’incendie social qui menace notre pays. On se heurte toujours un jour ou l’autre au mur de la réalité. Ce que vivent les Guadeloupéens, malheureusement les Métropolitains risquent de le vivre si nous ne sommes pas capables de renforcer notre outil productif national.

Mais pour ce faire, il faut au préalable changer d’Europe, celle d’aujourd’hui aggravant nos faiblesses au lieu de nous permettre d’être plus forts. Chacun aujourd’hui en est convaincu, et l'impopularité de Bruxelles, dans les urnes comme dans toutes les enquêtes d’opinion, est une réalité indiscutable. Mais une réalité que nos concitoyens doivent avoir le courage de surmonter, en sortant de l’impasse dans laquelle les enferment aussi bien les immobilistes au pouvoir depuis 25 ans (UMPS, Verts, MoDem) que les critiques stériles, autre facette de la même médaille.

Oser le changement sera le vrai et le seul enjeu des élections européennes. C’est pourquoi notre responsabilité est immense : notre projet alternatif devra être global et sérieux. C’est ce à quoi vont s’employer ces prochaines semaines les candidats de Debout la République.

06 février 2009

Le Roi est nu, par Nicolas Dupont-Aignan

Au moment où la France affronte l’une des pires crises économiques de son histoire récente, l’intervention télévisée du président de la République, annoncée à grands renforts de tambour et trompette, a mis à nu son absence de crédibilité.

Comment en effet le président de la République a-t-il pu oser reconnaître la brutalité de la crise (avec tout de même six mois de retard) et dans le même temps ne proposer aux Français que des pansements plus ou moins virtuels ?

Cela fait peur de voir la plus haute autorité de l’Etat manquer à ce point de cohérence intellectuelle comme si le sentiment de toute-puissance lié à l’exercice de sa fonction et à la docilité - pour ne pas dire l’obséquiosité - de certains de ses intervieweurs, le conduisaient à ne plus réfléchir, à s’affranchir de la réalité au risque de l’aveuglement.

Car, qu’a proposé le Président ? - une vague concertation sociale, dont le résultat pourrait tarder plusieurs mois, et qui semble n’être là que pour gagner du temps et éviter la coalition des mécontentements ; - la suppression de la taxe professionnelle qui ne peut aboutir qu’à imposer davantage les classes moyennes en compensation des 8 milliards d’euros désormais épargnés aux entreprises, ce qui est colossal alors même que le Président a larmoyé durant toute l’émission sur la souffrance et le ras le bol (ô combien réels !) de ces mêmes classes moyennes.

En bon libéral, Nicolas Sarkozy n’aurait donc pas lu Alexis de Tocqueville, qui a souligné combien le discours compassionnel des classes dirigeantes de l’Ancien régime, en l’absence de réformes pour corriger les criantes injustices, avait pesé dans le déclenchement de la Révolution ?

En revanche, aucune décision de la France pour s’attaquer, au-delà des bonnes intentions d’usage en prévision du G20, aux vraies causes de la crise : le déséquilibre commercial qui impose un protectionnisme européen à tout le moins, la surévaluation de l’euro qui asphyxie nos entreprises à l’extérieur et les dissuade encore plus d’investir à l’intérieur, une ambition insuffisante dans la mobilisation du pays autour de vrais grands projets novateurs.

Alors, certes, les observateurs complaisants pourront toujours dire que l’artiste a fait un sacré numéro, mais ce n’est pas ce numéro qui va nourrir les Français, protéger leur emploi, ni guérir le pays.

En définitive, le seul accent de sincérité de cette émission aura été son apitoiement sur lui-même… A y réfléchir, il est fatal que l’on s’aperçoive rapidement, avec tristesse et inquiétude, que le Roi est nu.

05 février 2009

"Une histoire extraordinaire", par Nicolas Dupont-Aignan

J’ai reçu par Internet cette histoire. Elle mérite, je le crois, d’être lue. Cela vous changera de la politique au quotidien !

« En 2009, prenons le temps vraiment de nous arrêter....

Le musicien de rue était debout dans l'entrée de la station L'Enfant Plaza du métro de Washington DC. Il a commencé à jouer du violon. C'était un matin froid, en janvier dernier. Il a joué durant quarante-cinq minutes. Pour commencer, la chaconne de la 2ème partita de Bach, puis l'Ave Maria de Schubert, du Manuel Ponce, du Massenet et de nouveau Bach. A cette heure de pointe, vers 8h du matin, quelque mille personnes ont traversé ce couloir, pour la plupart en route vers leur boulot.

Après trois minutes, un homme d'âge mûr a remarqué qu'un musicien jouait. Il a ralenti son pas, s'est arrêté quelques secondes puis a démarré en accélérant. Une minute plus tard, le violoniste a reçu son premier dollar : en continuant droit devant, une femme lui a jeté l'argent dans son petit pot. Quelques minutes ensuite, un quidam s'est appuyé sur le mur d'en face pour l'écouter mais il a regardé sa montre et a recommencé à marcher. Il était clairement en retard.

Celui qui a marqué le plus d'attention fut un petit garçon qui devait avoir trois ans. Sa mère l'a tiré, pressé mais l'enfant s'est arrêté pour regarder le violoniste. Finalement sa mère l'a secoué et agrippé brutalement afin que l'enfant reprenne le pas. Toutefois, en marchant, il a gardé sa tête tournée vers le musicien. Cette scène s'est répétée plusieurs fois avec d'autres enfants. Et les parents, sans exception, les ont forcés à bouger.

Durant les trois quarts d'heure de jeu du musicien, seules sept personnes se sont vraiment arrêtées pour l'écouter un temps. Une vingtaine environ lui a donné de l'argent tout en en continuant leur marche. Il a récolté 32 dollars. Quand il a eu fini de jouer, personne ne l'a remarqué. Personne n'a applaudi. Seule une personne l'a reconnu sur plus de mille personnes.
Personne ne savait que ce violoniste était Joshua Bell, un des meilleurs musiciens sur terre. Il a joué dans ce hall les partitions les plus difficiles jamais écrites avec un Stradivarius de 1713 valant 3,5 millions de dollars. Deux jours avant de jouer dans le métro, sa prestation au théâtre de Boston était « sold out » avec des prix avoisinant les 100 dollars la place.

C'est une histoire vraie. Joshua Bell jouant incognito dans une station de métro a été organisé par le « Washington Post » dans le cadre d'une enquête sur la perception, les goûts et les priorités d'action des gens. Les questions étaient : dans un environnement commun, à une heure inappropriée, pouvons-nous percevoir la beauté ? Nous arrêtons-nous pour l'apprécier ? Reconnaissons-nous le talent dans un contexte inattendu ?

Une des possibles conclusions de cette expérience pourrait être : si nous n'avons pas le temps pour nous arrêter et écouter un des meilleurs musiciens au monde jouant quelques-unes des plus belles partitions jamais composées, à côté de combien d'autres choses passons-nous ?

A méditer…Cette histoire est vraie à 100 %...c'est fou, non ?? »

Kouchner … "j’ai foiré", par Nicolas Dupont-Aignan

Lors de la formation du « gouvernement d’ouverture » en 2007 j’avais dénoncé ces personnalités politiques en mal d’un dernier ministère et de ce qui va avec. Le cas de notre Ministre des affaires étrangères est assez significatif de ce que je souhaitais exprimer à l’époque. Alignement sur l’Otan et la politique étrangère bushiste, escalade en Afghanistan, gesticulations en Géorgie, le bilan de ce ministre d’ouverture est, du point de vue strictement politique, certainement l’un des plus pitoyable. Mais ce ne sera pas la raison de sa chute.

En ce moment la polémique enfle sur les onéreuses facturations des conseils divers et variés que Monsieur Kouchner a pu prodiguer au dictateur Bongo à en croire le livre de Pierre Péan. On ressort à cette occasion l’histoire du rapport commandé à notre Ministre par Total sur la pratique du travail esclave dans la dictature Birmane, rapport concluant que Total mène une œuvre sociale salvatrice en Birmanie. Rien d'illégal peut-être, mais cela fait tout de même désordre pour un titulaire du ministère des Affaires étrangères qui doit incarner la liberté de la France. L’UMP et la direction du PS lui ont évidemment apporté leur soutien, Martine Aubry a même employé le qualificatif « honnête ».

Alors … Alors que penser de tout cela à la veille de l’apparition médiatique du Président Sarkozy sur le thème de la crise ? Hier le Président Obama, en évoquant le cas de son secrétaire à la santé qui avait oublié de payer ses impôts, a fait un mea culpa qui restera certainement dans les annales à la fois pour le vocabulaire utilisé « j’ai foiré » mais aussi pour le bon sens employé : il a très justement dit que les citoyens ne supporteraient pas le « deux poids deux mesures ».

Notre président s’inspirera-t-il de cet exemple ? "J'ai foiré" en parlant de son Ministre et dire que l'exemplarité ça commence par le haut, ce serait un bon programme de relance ... de son quinquennat.

03 février 2009

Réunion départementale reportée

En raison des mauvaises conditions de circulation suite à la neige et au verglas, la réunion départementale prévue ce jour à Sassetot-le-Mauconduit est reportée au :

Mardi 17 février à 20 heures
Salle des fêtes - Sassetot-le-Mauconduit

Plan Fillon : trop peu, trop tard, par Nicolas Dupont-Aignan

Dans les périodes de crise on reconnaît la valeur des dirigeants à leur capacité à prendre en compte la nouvelle donne et donc à ne pas hésiter, autant que nécessaire, à changer à la fois de rythme et de cap.

L’interview dans le Monde d’hier soir du Premier ministre m’a paru édifiant, puisqu’il s’intitule justement, complètement à tort hélas : « Rien ne serait pire qu’un changement de cap ». Je regrette profondément de voir François Fillon, dont je reconnais la grande valeur personnelle, s’enfermer à ce point dans de fausses certitudes.

A la lecture de ses déclarations, on comprend aisément pourquoi la France met en œuvre un plan de relance aussi insuffisant qui sera de toute évidence incapable d’empêcher le désastre économique puis social.

Le Premier Ministre manie la langue de bois sur la plupart des sujets :

Sur l’aide aux banques, François Fillon est trop intelligent pour croire un instant ce qu’il ose affirmer - « il n’y a pas d’aide sans contrepartie » - alors qu’aujourd’hui on s’aperçoit que les 20 milliards d’aides de l’Etat et donc du contribuable servent moins à aider les PME en difficultés mais à offrir des bonus aux traders et des dividendes aux actionnaires. Les nouveaux chômeurs des milliers de PME qui ferment leurs portes apprécieront cette myopie délibérée du Premier ministre.

Encore une fois, seule une participation directe de l’Etat au capital des banques, permettant un vrai contrôle de leur gestion et de leur mobilisation vers les PME et les particuliers, constituerait un moyen efficace de lutter contre la crise du crédit et de veiller à ce que l’argent des Français sert bel et bien à sauver l’économie, plutôt que des dirigeants et des traders qui ne semblent guère avoir changé leurs habitudes. Mais les libéraux au pouvoir s’y refusent, ne voulant pas appliquer à leurs amis ce qu’ils imposent au commun des mortels : la loi d’airain du « qui paie décide ».

Sur la relance par la consommation, là aussi le Premier ministre s’enferme dans un déni de réalité. Certes, il a raison de dire que le plan du PS ne serait pas efficace. En revanche, il a tort de ne pas imaginer d’autres solutions capables d’éviter une récession cumulative. Rien sur une indemnisation supplémentaire pour le chômage technique, rien non plus sur une baisse des charges et d’impôt sur les sociétés pour les entreprises qui réinvestissent leurs profits. Rien pour les collectivités locales qui, dans le budget 2009, sont étranglées financièrement alors qu’elles concourent normalement à 75 % de l’investissement public. Rien enfin sur la mobilisation d’un patriotisme économique en France, afin que nos concitoyens consomment en priorité des produits nationaux et européens, alors que d’autres membres de l’UE (et pas n’importe lesquels !) ne s’en privent pas…

Ce ne sont pas, bien entendu, les 1 000 projets, certes intéressants pour la plupart, annoncés aujourd’hui qui vont éviter la récession ! Et le gouvernement commet une faute tout aussi grave en essayant de « vendre » un plan de 26 milliards d’euros, alors que les Français ont très bien compris qu’il ne s’élevait pas, une fois défalquées les avances sur trésorerie, à plus d’un petit milliard et demi d’euros pour 2009. Une véritable misère (sans doute inspirée par l’absurde discipline budgétaire européenne, tout juste mise au congélateur) lorsque l’on regarde l’ampleur du défi !

Enfin, rien non plus sur le nouvel ordre mondial qui se dessine et notamment la naïveté européenne face à l’utilisation par la Chine, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne de l’arme monétaire comme nouvelle barrière protectionniste.

Réforme de l’euro qui nous étouffe, mise en œuvre d’un protectionnisme européen raisonnable, relance d’investissements scientifiques à grande échelle, baisse de charges massive pour nos entreprises, voilà les urgences. Mais manifestement ces chantiers indispensables de l’avenir sont trop grands pour le Gouvernement de la France qui, décidément, voit petit, joue petit et, comme son tuteur bruxellois, affectionne désespérément le trop peu trop tard. On ne voit pas comment le talent communicationnel de Nicolas Sarkozy pourra inverser la vapeur jeudi soir prochain…