Debout la République 76

Bienvenue sur le blog DLR76, le blog de la fédération de Seine-Maritime de Debout la République ! Lire l'appel "Pour une vigilance républicaine" et signer la pétition le soutenant

25 mai 2008

Michel Barnier : "Je ne peux rien faire", par Nicolas Dupont-Aignan

Le désespoir des pêcheurs s’explique par leur prise de conscience que le Gouvernement n’a plus le pouvoir d’agir !

Michel BARNIER, Ministre de la Pêche et de l’Agriculture, ne fait même plus semblant.

Il a avoué sur RTL, le 20 mai dernier, son impuissance : « les mesures d’aide que je compte mettre en place sont suspendues à la décision de la Commission Européenne. J’attends la réponse de Bruxelles d’une semaine à l’autre, d’un jour à l’autre, et même, d’une heure à l’autre. Je ne peux rien faire sans cela ». (Voir la vidéo sur le site dailymotion)

On est bien loin des promesses volontaristes de Nicolas SARKOZY au Guilvinec !

Les pêcheurs ont bien compris qu’un monstre bureaucratique, sans légitimité politique, avait décidé de leur mort progressive tolérant juste des aides sociales temporaires.

Mais les pêcheurs ont aussi compris que cette Union Européenne, qui prétend servir l’intérêt général européen, mène une politique injuste car, au moment où l’on impose des quotas de pêche aux flottes des pays membres, les pêcheurs norvégiens et russes pêchent sans limite, et revendent dans l’Union Européenne, qui importe toujours plus de poissons tout en laissant disparaître ses pêcheurs !

Une fois de plus, l’Europe impose des contraintes aux siens mais se révèle incapable de négocier avec le reste du monde pour défendre ses intérêts.

Ce qui est vrai avec les pêcheurs l’est aussi pour tous les secteurs économiques. L’union Européenne (et surtout la zone euro) est devenue la variable d’ajustement de la mondialisation.

Contresens total de la construction européenne qui devrait, à l’inverse, laisser vivre ses nations et devenir par des coopérations renforcées à la carte, un multiplicateur de puissance vis-à-vis de l’extérieur.

Dans ce contexte, on comprend pourquoi le débat institutionnel n’intéresse pas les Français. Il apparaît dérisoire car il n’aborde en rien les questions essentielles.

  • Comment rétablir un peu de pluralisme à l’Assemblée Nationale dominée par un parti unique ?
  • Comment garantir la diversité des médias ?
  • Comment contrôler réellement la décision des Ministres qui engagent la France, en signant des directives européennes, que le Parlement est ensuite sommé de transcrire.
Je développerai lundi, dans mon prochain blog, la question de la réforme des institutions.

21 mai 2008

"Moi tu sais, je vis au jour le jour", par Nicolas Dupont-Aignan

Cet après-midi j’étais dans l’hémicycle pour la discussion ultime du projet de loi sur les OGM.

J’expliquais à un de mes collègues UMP, que je ne citerai pas par pudeur, pourquoi je voterais contre ce projet. Je lui indiquais qu’en l’absence de connaissances scientifiques suffisantes, il était irresponsable d’introduire des cultures OGM résistantes aux pesticides et aux antibiotiques qui pourraient se disséminer dans les champs.

Je lui expliquais aussi que la quasi-totalité des recherches sont payées par les semenciers et enfin que les tests n’étaient effectués que sur une durée de trois mois ce qui est insuffisant.
Il m’écoutait mais je sentais que son esprit était ailleurs. Il me répondit tout simplement : « oui, mais comment feras-tu pour rendre compétitif nos agriculteurs face à la concurrence des maïs OGM ? » Je lui ai répondu : protection des terroirs, agriculture biologique, diversité des territoires.

Un peu agacé, il partit en me disant : « de toutes façons moi je vis au jour le jour » !

Les quelques collègues qui nous écoutaient ont été estomaqués. Mais en vérité sa remarque fut très révélatrice de la manière dont se prennent aujourd’hui les décisions dans notre pays. Les Députés vivent au jour le jour, le gouvernement vit au jour le jour, le Président de la République vit au jour le jour !

D’ailleurs Madame Kosciusko-Morizet, que j’apprécie beaucoup par ailleurs, a eu le mot de la fin dans son discours. Elle a clairement dit : « le gouvernement vous demande d’adopter ce projet de loi pour transposer cette directive européenne sous peine d’amende mais le Ministre d’Etat Monsieur Borloo n’approuve pas cette directive et il a demandé à ses partenaires européens de la changer ».

Comprenne qui pourra, cette politique au jour le jour !

14 mai 2008

OGM : du principe de précaution au principe de cohérence, par Nicolas Dupont-Aignan

Hier après-midi, je m’apprêtais à aller à l’Assemblée Nationale pour voter dans la nuit contre le projet de loi sur les OGM quand j’ai appris par la radio que les Députés présents dès le début de la séance avaient, par un vote historique, adopté la question préalable repoussant le débat prévu.

Quelle joie de voir peu à peu notre combat contre les intérêts de certaines multinationales soutenu par des Députés de la majorité comme de l’opposition ! Mais ne soyons pas dupes pour autant : il ne faut pas oublier, en effet, que ce sont les mêmes éternels partis politiques dominants, UMP, PS et centristes, collectivement responsables d’avoir laissé passé à Bruxelles la directive OGM en 2001, qui s’écharpent aujourd’hui devant les Français, trop souvent pour donner le change…

Quant à mon opposition à ce texte, il ne s’agit pas d’un refus de ma part des progrès de la science mais tout simplement d’une exigence minimum de prudence : le fameux principe de précaution.

Le gouvernement ferait bien d’entendre ce vote et de retravailler son dossier. L’enjeu est colossal.

Un enjeu scientifique car il faut poursuivre les recherches sur les OGM mais justement sans laisser cultiver en plein champs n’importe quoi.

Un enjeu de civilisation aussi. Quelle agriculture, quelle alimentation voulons-nous pour nos enfants ? Comment d’un côté prôner 20% de bio dans nos cantines et autoriser la culture en plein champs d’OGM pouvant présenter des résistances insoupçonnées aux antibiotiques ?

Un enjeu de pouvoir aussi. Qui décide quoi ? Allons-nous obéir à Bruxelles qui a pris la mauvaise habitude de se coucher devant semenciers américains allons-nous exercer notre libre arbitre dans la définition de notre politique de santé publique ?

La question des OGM est un test majeur de la sincérité gouvernementale sur le dossier du Grenelle de l’environnement : soit la majorité passe en force et s’en sera fini de l’espoir placé par des millions de Français dans ce Grenelle, soit le Président de la République et le Premier Ministre se rendent enfin à la raison, comprennent qu’il se passe quelque chose dans le pays, et prennent enfin leurs responsabilités.

Une fois encore, au-delà des grandes déclarations symboliques et des trémolos, le principe de cohérence sera le juge ultime de la politique gouvernementale.

10 mai 2008

Libre échange et destruction économique et sociale, par Nicolas Dupont-Aignan

Retour sur le déplacement de Nicolas Dupont-Aignan à Rouen en 2007

Nicolas Dupont-Aignan, en déplacement à Rouen durant sa pré-campagne pour l'élection présidentielle de 2007, est interviewé par France 3 Normandie dans la cour de l'UPR. Dans cette vidéo que nous publions pour la première fois, NDA parle de son projet pour l'éducation, ses convictions gaullistes et le sens de sa candidature. Preuve en est que ces propos restent d'actualité.




09 mai 2008

La fête de l'Europe en 2008, ce n'est pas vraiment la fête

En ce 9 mai, c’est la fête de l’Europe. Pourtant, les dernières nouvelles européennes depuisl’élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République ne conduisent pas à fêter l’Europemais plutôt à toujours plus se méfier de l’actuelle construction européenne.

Loin de respecter ses engagements de campagnes, Nicolas Sarkozy a fait adopté une Constitutioneuropéenne-bis alors qu’il avait affirmé que la Constitution européenne était « morte » et que 53% des Français ont voté « non ». Il en est de même pour les négociations d’adhésion de la Turquie ou ses diatribes justifiées au sujet de la gestion de l’euro.

Mais cette date devrait être aussi un moment pour un débat aussi nécessaire qu’utile sur les succès et les échecs de l’Europe depuis sa création. L’Europe que nous défendons c’est l’Europe qui marche, celle des coopérations entre Etats, symbolisée par les fameux projets Airbus et Ariane qui datent d’il y a plus de 30 ans. Des réussites toujours mises en avant par les fédéralistes qui voudraient se les attribuer, mais qui se gardent bien de dire que la Commission européenne interdirait aujourd’hui aux Etats de lancer de tels projets volontaristes.

Cette journée devrait être aussi l’occasion de mettre tout sur la table : Savoir comment onbâtit l’Europe? Voulons-nous une Europe confédérale qui s’appuie sur les nations démocratiquesqui la composent et s’enrichissent de ses différences ? Ou voulons-nous une Europe fédéraledotée d’un super-Etat qui les fusionnent contre leur gré ?

Loin d’être les antieuropéens que l’on décrit de manière caricaturale, les gaullistes et lesrépublicains de convictions rassemblés autour de Nicolas Dupont-Aignan à Debout la Républiquedéfendent une autre Europe.

A l’heure où la France va aborder la présidence de l’Union Européenne, ce débat contradictoiredevient de plus en urgent après avoir contourné notre vote du 29 mai 2005, sauf à vouloirtoujours plus éloigner nos concitoyens de la belle idée européenne.

06 mai 2008

Un an de gâchis… et maintenant ?, par Nicolas Dupont-Aignan

Au terme de cette 1ère année de présidence Sarkozy, un seul mot peut tout résumer : gâchis.

Oui, un immense gâchis quand on se souvient de l’espoir qu’avait suscité Nicolas Sarkozy dans sa volonté de rompre avec la pensée unique. La déception et la colère des Français s’expliquent tout naturellement par leur sentiment, justifié, d’avoir été trompés.

Le Président n’a pas respecté ses promesses (lutte contre l’euro cher, nouveau traité européen substantiellement différent de la Constitution, politique industrielle audacieuse, relance du pouvoir d’achat) et pire, s’est engagé parfois dans des politiques à contrecourant de ses discours de campagne (renforts en Afghanistan, retour dans l’OTAN, critique de la laïcité, ouverture à la gauche caviar, etc.). Quant au style, il a davantage donné l’impression de jouer avec la fonction que de l’incarner avec la sobriété et la hauteur de vue qui conviennent.

Personne ne peut se réjouir de ce fiasco car c’est de la France qu’il s’agit.

Désormais l’enjeu est double. Eviter le pire jusqu’en 2012 et préparer l’après-Sarkozy. Dans les deux cas, il faut inlassablement présenter une offre politique alternative qui s’emploie à traiter à la racine les problèmes du pays.

  • une autre politique économique pour renforcer la compétitivité de nos entreprises, seul moyen d’éviter les délocalisations et de mieux partager les fruits de la croissance, (TVA sociale, baisse des charges sur les PME, investissement massif dans les nouvelles technologies, renforcement du pouvoir des consommateurs, développement de la participation)
  • une autre politique européenne pour desserrer le carcan qui asphyxie notre Nation (réforme de la Banque centrale européenne, nouveau libre échange plus loyal, refus clair de l’adhésion de la Turquie, multiplication des coopérations à la carte)
  • une autre politique étrangère pour restaurer l’indépendance de la France (retrait progressif d’Afghanistan, maintien de notre autonomie au sein de l’OTAN, relance d’une vraie politique de la francophonie,…)

Mais au-delà, les Français ont autant besoin d’être respectés. C’est pourquoi seul l’usage du référendum sur les sujets clés pourrait permettre de les réconcilier avec des élites qui, aujourd’hui, veulent imposer de force un modèle de société qui n’est pas le nôtre.

En cette période de doute, plus que jamais, nous devons forger un rassemblement des républicains de bonne volonté, attaché à la Nation comme à l’Etat fort et impartial qui l’incarne, conscient de la réalité de la guerre économique mondiale et résolu à réconcilier l’efficacité du marché avec la justice sociale, porteur enfin d’une autre vision de l’Europe et du Monde.

Ce rassemblement républicain doit, dès les prochaines élections européennes de juin 2009, convaincre les Français qu’une autre politique est possible.