29 mai 2008

Nicolas Dupont-Aignan évoque la préparation des listes aux élections européennes de 2009

Suite à la récente conférence de presse de Nicolas Dupont-Aignan à l'Assemblée nationale, les médias ont publié quelques articles sur la présence des gaullistes et des républicains de gauche comme de droite aux futures élections européennes. Veuillez trouver ci-dessous, notamment, un article du Figaro.fr et du Point sur cette annonce.



Villiers et Dupont-Aignan font souverainisme à part
G. P.

28/05/2008 Mise à jour : 23:08
Trois ans après le non au référendum européen, les deux élus de la droite souverainiste préparent les européennes de 2009 en ordre dispersé.


Nicolas Dupont-Aignan : «Villiers n'est pas propriétaire des voix du non de droite au référendum de 2005.» Crédits photo : Le Figaro

Qui va incarner l'électorat protestataire de droite aux européennes de juin 2009 ? Philippe de Villiers et Nicolas Dupont-Aignan, tous deux candidats déclarés, célèbrent aujourd'hui en ordre dispersé le troisième anniversaire de la victoire du non (54,68 %) au référendum sur le traité constitutionnel européen, le 29 mai 2005.

Ébranlé par son échec à la présidentielle (2,23 % des voix), Villiers n'a pas mené campagne contre le traité de Lisbonne pour éviter des représailles de l'UMP lors des cantonales de mars dernier. Réélu à la tête de son conseil général de la Vendée, l'élu souverainiste espère encore jouer un rôle au plan national. «Je représente une autre offre politique à droite sur la question européenne», argumente Villiers. Mais il prend soin de se situer à l'intérieur de la majorité présidentielle. Nicolas Sarkozy devrait d'ailleurs se rendre au spectacle célébrant le 30e anniversaire du Puy-du-Fou le 12 juin .

«Villiers n'est pas propriétaire des voix du non de droite au référendum de 2005, avertit de son côté Nicolas Dupont-Aignan. Le droit d'aînesse a été aboli.» De douze ans le cadet de Villiers, le président de Debout la République s'apprête lui aussi à descendre dans l'arène.

Pour ce faire, le député de l'Essonne a lancé une souscription afin de financer sa campagne «pour une autre Europe». Et Dupont-Aignan a obtenu le ralliement de certains villiéristes séduits par ses critiques virulentes contre Sarkozy, comme Jérôme Rivière, ancien député UMP des Alpes-Maritimes.

Le Vendéen ne s'émeut pourtant pas de cette concurrence. Il refuse pour le moment l'accord électoral léonin que lui propose le président de Debout la République : la circonscription ouest pour Villiers, les sept autres pour lui. «En dépit de ses qualités, Dupont-Aignan est loin d'avoir ma notoriété», assure Villiers.

Le député européen veut croire que son bagout, qui en fait un «bon client» pour les médias, lui permettra de marginaliser son nouveau rival, moins charismatique.

Cette querelle consterne leurs amis communs, qui craignent que les deux hommes se neutralisent l'un l'autre. Et, en dépit de la crise profonde qu'il traverse, le duel Villiers-Dupont-Aignan donne quelque espoir au Front national d'obtenir un score honorable aux européennes.


Profil - Nicolas Dupont-Aignan - Le député gaulliste fait de la résistance
Par Saïd Mahrane

En haut et à l'extrême droite de l'Hémicycle. C'est désormais là, à l'Assemblée nationale, que siège le député gaulliste Nicolas Dupont-Aignan. Dans la même travée que l'européen Bayrou...

Seul et sans étiquette, « NDA » n'a rien abdiqué de ses convictions.

Mieux : l'UMP, qu'il a quittée pour incompatibilité de projet, est en train, malgré elle, de lui redonner un semblant de souffle. Son parti, Debout la République, compte 10 000 militants et beaucoup viendraient, selon lui, de l'UMP. « Le retour de la France dans l'Otan, l'envoi de troupes en Afghanistan et l'atonie de l'UMP ont motivé leur adhésion », explique-t-il. Sur son blog, il fustige Sarkozy et lance chaque semaine des appels à la résistance.

Sans le sou ou presque, il s'active à récolter des fonds. Les européennes-une magnifique tribune pour lui-approchent et son parti a besoin de 1 million d'euros pour y faire bonne figure. A moins de privilégier une alliance. Avec Villiers ? Il grimace. Avec Chevènement ? Il sourit...

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