24 août 2008

Un président incompétent … ou pire ?, par Dominique Farcis

Le drame déplorable qui vient de frapper l'armée et la nation en Afghanistan ne peut rester sans réactions.

Au-delà des gestes forts d'unité nationale devant les cercueils des soldats morts pour la France en accomplissant leur devoir, il faut s'interroger sur les responsabilités.

Un président incompétent ?

Après avoir promis le retrait des troupes françaises d' Afghanistan – promesse mensongère faite pour être élu, parmi tant d'autres – ne citons ici que le pouvoir d'achat - M. Sarkozy décide le renforcement du contingent français en Afghanistan : on se demande dans quel but ? A part celui de complaire à son homologue américain rejeté par son peuple, qui pourrait finir son mandat en catastrophe, une intervention en Iran risquant de s'ajouter au bourbier afghan et à la catastrophe irakienne…

M. Sarkozy aurait à l'époque été mieux inspiré d'écouter les réticences du haut état-major. Hélas, comme chacun sait, notre omniprésident est aussi omniscient ; il sait tout, mieux que les responsables, tous les responsables qu'il déresponsabilise ! – en matière de défense comme dans tous les domaines. Sa décision personnelle nous enferme dans une impasse.

10 morts ! un chef d'état major , n'écoutant que son sens de l'honneur, a récemment démissionné pour moins . Mais là , la responsabilité est politique : l'armée française a été fourvoyée dans un combat dirigé -et mal dirigé- par l'OTAN , c'est-à-dire par l'état- major américain, combat qui n'est pas celui de la nation; vu l'inexistence du ministre de la défense, le président est bien seul responsable.


Incompétent … ou pire ?

L'incompétence peut être involontaire, pas l'aveuglement. M. Sarkozy s'est engagé – et par malheur, a engagé notre pays en Afghanistan derrière l'OTAN, dont la stratégie n'est que celle du complexe militaro-industriel américain, et dont M. Bush n'est que le pauvre jouet ; stratégie qui s'était déjà illustrée par les mensonges de l'administration Bush pour monter de toutes pièces son intervention en Irak.

Il ne s'agit pas d'être pro ou anti américain. Le peuple américain, dans ses profondeurs, commence à ouvrir les yeux, et reviendra tôt ou tard à son combat initial pour les libertés et le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes.

Quand à M. Sarkozy, qui s'est entiché du pire de l'ultralibéralisme américain, inutile d'attendre de lui un quelconque mea culpa. Son allégeance à la droite la plus friquée et la plus réactionnaire du monde est hélas indéfectible.

Dominique Farcis*

* Dominique Farcis est Secrétaire Général Adjoint de Debout la République et Secrétaire départemental des Hauts-de-Seine (92)

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